
Pas de doute, cette année, la sélection a été draconienne! 236 artistes vaudois ou vivant dans le canton avaient envoyé leur candidature. Sur les 26 576 œuvres en lice, seules 34 ont passé la rampe. C’est dire si le jury de cette 8e édition d’Accrochage s’est montré rigoureux.
C’est à ce prix que le grand rendez-vous annuel de l’art vaudois peut offrir un panorama de haut vol sans effet souk. Accrochage est le rendez-vous attendu et redouté. Mais qui a le bon goût de changer de lunettes chaque année, puisque c’est à chaque fois un jury tout neuf qui scrute la scène vaudoise. La moyenne d’âge des 26 exposants est basse, avec douze candidats dans la trentaine et sept dans la tranche des 20 ans. C’est donc essentiellement la jeune scène qui est au rendez-vous, même si le doyen de la manifestation a 63 ans cette année.
Abritée tantôt à Rumine et tantôt à Arlaud, Accrochage est de retour au Palais. La cuvée 2010 y met l’accent sur le dessin et la peinture. Pas une seule photographie n’a passé la rampe. Et très peu d’œuvres en trois dimensions.
Inutile bien sûr de chercher un fil rouge ou une quelconque identité cantonale. Mais beaucoup d’artistes glissent des références, plus ou moins directes, à l’histoire de l’art. On peut aussi voir des œuvres qui entrent en résonance les unes avec les autres. D’ailleurs, le Musée des beaux-arts s’est employé à les mettre en écho.
Voici par exemple le face à face intéressant des peintures de Claudia Renna et Stéphane Zaech (deux fidèles d’Accrochage) qui tous deux, mais chacun à sa manière toute personnelle, revisitent l’art du passé avec une ironie burlesque et désenchantée, une théâtralité baroque et une touche kitsch qui signent leur appartenance au présent. Voici presque en vis-à-vis le tableau sous haute tension vibratoire de Pierre Schwerzmann et les abris antiatomiques de Sébastien Métraux.
Voici, comme des trophées de chasse, le mur d’armes phalliques de Patricia Glave. Voici les vieux timbres-poste chiliens – outils de propagande moderniste – que Cristian Valenzuela a réinterprétés en gravure pour souligner le décalage avec la réalité.
Voici les vidéos d’Anne-Julie Raccoursier (lauréate 2007) montrant face à face – et renvoyant allégoriquement à l’espèce humaine – deux chevaux en cure de remise en forme, l’un dans un solarium et l’autre marchant sur un tapis roulant. Et de Beat Lippert filmant un grimpeur à l’assaut de la façade du Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel, métaphore malicieuse de ce que l’artiste doit accomplir pour que son travail accède à une certaine reconnaissance…
En vacances deux semaines, nous vous proposons de (re)découvrir une partie des rencontres mises en ligne durant ce premier trimestre 2010:
Les petites communes abandonnées par la Nation?
La justice est-elle trop clémente avec les mineurs?
«Ces enfants blessés seraient condamnés si l'on ne faisait rien!»
«Oui, on peut être tuteur et heureux!»
C'est le médecin et psychanalyste anglais Michael Balint qui a commis voici quelques décennies...
Etes-vous favorable au renvoi systématique des criminels étrangers?
Dans une initiative, l'UDC préconise le renvoi des auteurs étrangers de délits y compris ceux relevant de la perception abusive de prestations sociales. Cette mesure vous semble-t-elle opportune?
Participez au sondage et au débat sur www.lesquotidiennes.com
Les chiffres, décidément!
...ce n'est pas 112 mais bien 1022 oeuvres par artiste!
Ils sont 26 artistes présents à Rumine ce qui fait environ 112 oeuvres par tête !!!!
Je conseille aux vaudois d'aller voir cette expo. L'entrée est gratuite. Libre à eux d'être d'accord ou pas avec ce qu'on présente à Rumine!
26576 oeuvres en 2 jours ?!! Cela fait 550 oeuvres examinées par heure et ce en travaillant 24h/24h, soit entre 6 à 7 secondes par oeuvre... Pas facile de juger en si peu de temps à mon avis. Il doit y avoir une erreur à quelque part.
Félicitations au jury qui a porté son regard sur 26576 oeuvres! dans la durée de deux jours, a-t-on entendu le soir du vernissage
j'irai voir mais si c'est pour voir des horreurs minimalistes comme les autres années, c'est déprimant. le talent où est-il ? ou est-ce l'école des beaux-arts qui n'enseigne plus la peinture ?
nous vivons une époque de minimalisme comme il n'en a jamais existé auparavant.