Il perpétue le lieu-dit où votre ancêtre vivait (ou d’où il était venu) lorsque au moyen âge sont apparus les noms de famille. Cet endroit devait se signaler par la présence d’un cornouiller, caractéristique de la maison ou du domaine. Ce terme décrit un petit arbre dont le fruit rouge et aigrelet, mais comestible, s’appelait cornouille. A en juger par les fouilles, elle était déjà appréciée des lacustres.
En patois la cornouille s’appelle corniaula et l’arbre correspondant est un corniolâi. Un terme qui a été dûment francisé en Cornioley. La variante Cregnoley ne survit que dans des noms de lieu. Votre patronyme n’a donc aucun lien avec le corniaud, ancien chien bâtard qui a pris le sens d’homme abruti. On trouve dans le Nord et le Nord-Est de la France des patronymes Cornolle, Cornaille(r), Corneiller ou Cornolier qui ont le même sens que Cornioley.
Le cornouiller semblait se plaire dans le Chablais car un auteur d’il y a un siècle a recensé des lieux-dits Corgnoley ou Cornioley à Roche, Monthey et Evionnaz. Cornaredo, le quartier de Lugano qui abrite le stade, se réfère au même arbre.

En vacances deux semaines, nous vous proposons de (re)découvrir une partie des rencontres mises en ligne durant ce premier trimestre 2010:
Les petites communes abandonnées par la Nation?
La justice est-elle trop clémente avec les mineurs?
«Ces enfants blessés seraient condamnés si l'on ne faisait rien!»
«Oui, on peut être tuteur et heureux!»
C'est le médecin et psychanalyste anglais Michael Balint qui a commis voici quelques décennies...
Etes-vous favorable au renvoi systématique des criminels étrangers?
Dans une initiative, l'UDC préconise le renvoi des auteurs étrangers de délits y compris ceux relevant de la perception abusive de prestations sociales. Cette mesure vous semble-t-elle opportune?
Participez au sondage et au débat sur www.lesquotidiennes.com