Pour Eveline Widmer-Schlumpf, la Suisse n’est pas comparable au Royaume-Uni, confronté à l’extrémisme islamique. Mais elle mentionne des rares cas de prédicateurs de haine. A Sion, un permis de travail a été refusé à un imam issu de l’islam radical. En 2004, un prédicateur de passage à Bâle a été contraint de quitter le territoire.
L’exemple du collaborateur de l’EPFL interpellé en France, soupçonné de préparer un attentat, montre que le danger se trouve aussi hors des lieux de culte. Pour Eveline Widmer-Schlumpf, cela démontre effectivement que le risque existe, mais que la Suisse peut, souvent grâce à la coopération internationale, repérer des personnes et leurs réseaux. Le Code pénal et les lois migratoires permettent d’expulser des indésirables, et de les interdire de territoire. Qu’apporterait un oui à l’initiative antiminarets? «Rien. Il n’y a pas de lien entre l’interdiction des minarets et la lutte contre le terrorisme islamique. Les initiants jouent avec les peurs et les fantasmes des gens», assène la Grisonne.

En vacances deux semaines, nous vous proposons de (re)découvrir une partie des rencontres mises en ligne durant ce premier trimestre 2010:
Les petites communes abandonnées par la Nation?
La justice est-elle trop clémente avec les mineurs?
«Ces enfants blessés seraient condamnés si l'on ne faisait rien!»
«Oui, on peut être tuteur et heureux!»
C'est le médecin et psychanalyste anglais Michael Balint qui a commis voici quelques décennies...
Etes-vous favorable au renvoi systématique des criminels étrangers?
Dans une initiative, l'UDC préconise le renvoi des auteurs étrangers de délits y compris ceux relevant de la perception abusive de prestations sociales. Cette mesure vous semble-t-elle opportune?
Participez au sondage et au débat sur www.lesquotidiennes.com