Rudolf Merz est un gaffeur incorrigible. Mercredi dernier, il avait fait hurler les banquiers en entrouvrant la porte à l’échange automatique d’informations entre administrations fiscales au sujet des titulaires de comptes en Suisse – ce qui reviendrait de fait à achever le secret bancaire. Hier, le ministre des Finances a aggravé son cas bientôt désespéré en précisant qu’il pourrait se résoudre à cette importante concession s’il obtenait en contrepartie,
pour les banques et les compagnies d’assurances helvétiques, un accès élargi au marché européen des services.
Avant même que les négociations commencent, Hans-Rudolf Merz dévoile ainsi son jeu. Etrange tactique. Certes, rien ne dit que l’Appenzellois a déjà abattu tous ses atouts et qu’il n’a pas gardé une carte maîtresse dans sa manche. Malheureusement, les derniers jours l’ont plutôt montré aux abois, sans stratégie claire pour assurer l’avenir de la place financière suisse. Ce dont même ses collègues du gouvernement se plaignent.
Déboussolé, le radical semble d’ailleurs adresser sa proposition autant aux banquiers d’ici qu’aux Etats étrangers. En leur offrant un gros sucre, il tente de les rendre complices de sa capitulation annoncée.
Ce faisant, il lézarde le front opposé aux attaques étrangères et sape les positions helvétiques. Angela Merkel et Nicolas Sarkozy n’auraient pu rêver meilleur allié!
Pour sa défense, Hans-Rudolf Merz invoquera sans doute les pressions incroyables qui s’exercent sur lui. Il a le pistolet sur la tempe, soit. Mais comment fait-il pour se tirer en plus une balle dans le pied? Que le maladroit ministre tienne à rester au front, c’est son choix. Mais au moins, qu’il se taise.
"la baie de Balbec ... c’était le golfe d’opale de Whistler dans ses harmonies bleu argent...
Etes-vous favorable au renvoi systématique des criminels étrangers?
Dans une initiative, l'UDC préconise le renvoi des auteurs étrangers de délits y compris ceux relevant de la perception abusive de prestations sociales. Cette mesure vous semble-t-elle opportune?
Participez au sondage et au débat sur www.lesquotidiennes.com