
Nouveau coup de grisou sur la place financière suisse! Le ministre français du Budget, Eric Woerth, affirme avoir obtenu les noms de 3000 détenteurs de comptes en banque gérés en Suisse. La valeur totale de leurs avoirs dépasserait les 4,5 milliards de francs. Les renseignements proviendraient de trois établissements. Ces éléments laissent supposer des violations de la loi suisse sur les banques.
Comment, en effet, le fisc hexagonal a-t-il pu accéder à toutes ces données protégées par le secret bancaire helvétique sans le consentement de leurs titulaires? «La majorité des noms a été obtenue par le biais du renseignement fiscal, de manière non anonyme et sans contrepartie financière. D’autres identités proviennent directement d’établissements bancaires», indique Eric Woerth.
La publication de ces informations dans le Journal du Dimanche d’hier a immédiatement suscité la stupéfaction. «Si les propos du ministre s’avèrent fondés, ils justifient immédiatement l’hypothèse de violations de la loi suisse sur les banques», indique un juriste spécialisé. L’avocat d’affaires genevois Carlo Lombardini doute lui-même que cette liste de 3000 noms ait pu être obtenue par des moyens légaux.
«Indignes et déshonorants!»
Son confrère Philippe Kenel, expert en droit fiscal, dénonce encore plus vigoureusement les procédés de l’administration française: «Ils sont indignes et déshonorants pour un Etat.»
Le juriste stigmatise en fait une forme d’intimidation. Le fisc hexagonal avertit des clients de banques qu’il détient des informations compromettantes et qu’il pénalisera très durement les intéressés ne se livrant pas spontanément. Du coup, une masse de détenteurs de comptes gérés à l’étranger renoncent à leurs droits.
Cette manière de faire paraît d’un goût d’autant plus douteux que les soupçons d’Eric Woerth portent sur des cas d’évasion fiscale. «Et la convention bilatérale de double imposition (CDI), actuellement en vigueur entre la Suisse et la France, ne permet pas de réprimer ce comportement», nous rappelle un avocat d’affaires zurichois.
Le ministre UMP ne semble pourtant pas du tout disposé à prêter la moindre attention à ce petit rappel. Surtout pas moins d’une semaine après la signature d’une nouvelle CDI, entre Berne et Paris, qui donnera plus tard la possibilité de sanctionner aussi bien la soustraction que la fraude fiscale.
«Nous allons poursuivre nos investigations. Tout le monde doit comprendre que nous avons changé d’époque. L’objectif est que 100% des résidents français détenant un compte non déclaré à l’étranger le déclarent», prévient Eric Woerth.
Haussements d’épaules
Sur la place financière genevoise, des professionnels haussent néanmoins les épaules. Le coup de semonce du ministre du Budget est parfois perçu comme du bluff, lié à l’échec du guichet fiscal de régularisation mis sur pied en avril. A ce jour, il n’a bouclé que vingt dossiers. «Mais ce n’est pas du bluff pour autant. On n’est pas au poker», fulmine le directeur de cabinet du Ministère du budget, Sébastien Proto, cité hier par la RSR.
Vives pressions
Le gouvernement français promet donc de vives pressions contre des banques suisses, sans qu’elles n’aient commis d’infraction sur le territoire hexagonal. Après le règlement de l’affaire UBS, Ivan Pictet, président de Genève Place Financière, écartait un tel cas de figure pour des établissements suisses au service de contribuables américains. Le directeur de l’IRS (Internal Revenue Service, agence du Département du Trésor chargée de la collecte de l’impôt), Douglas Shulman, et Eric Woerth annoncent pourtant tous les deux leur intention d’agir en ce sens.
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Comme écrit dans un précédent billet, « Femina », à diffusé un témoignage...
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Quand on sait que Nicolas Sarkozy et Borloo sont des avocats d'affaires optimiseurs fiscaux, habitués des voyages d'affaire dans la ville du bout du lac.... On mesure à quel point la morale politique est malade.
netrick
Je vous avais prévenu il y a quelques mois:
Eric Woerth est "un raseur de prés" (a close shaver en
anglais), un négociateur impitoyable et qui a le sens
de l'humour à froid. Pas le même genre que son collègue
Peer Steinbrück, avec qui il s'entretient directement (Eric Woerth est Alsacien et parfait bilingue), donc il n'embouchera pas le clairon pour sonner la charge des
Hussards de la République contre les grenadiers Bernois.
Il a donc reçu trés courtoisement Micheline Calmy-Rey à Paris;
Baise-main à l'ancienne, "Madame la Conseillère-Fédérale-
Ministre, etc...et votre Conseillère a entendu de sa bouche " a quelle sauce les banques Suisses allaient être mangées !!" pour paraphraser Monsieur de Calonne.
A savoir la nouvelle convention que Hans-Rudolf Merz et
Christine Lagarde viennent de cosigner, en fait un opus
d'Eric Woerth en personne.
Quelles sont les sources d'Eric Woerth ??
Combien de Français travaillent dans les banques Suisses à Genève et à Bâle (siège de l'UBS) ? Combien sont ecoeurés par les méthodes de ces banques et par les pratiques du fisc Suisse qui accorde tous ces avantages aux riches Français, qu'ils résident en Suisse ou en France. Il y a aussi ceux qui résident en Suisse, y travaillent et faisant partie de la classe moyenne, se font pressurer par le fisc Suisse, alors qu'ils voient de leurs riches concitoyens bénéficier de forfaits fiscaux indécents, accordés par votre ex-futur Conseiller Fédéral, M. Pascal Broulis.
La réponse est dans la question.
Hahahahaha...c'est fini la fête, les enfants. Mais on a bien profité, n'est-ce pas?
Et si les banques Suisses publiait le nom des acteurs politiques français détenteurs de comptes ? Le chasseur chassé, quel bonheur !
C'est du BLUFF pour encourager les détenteurs de comptes à se dénoncer. Pure PUB.
Vous savez pas qui a monté ça ?? Allons, allons, vous le savez fort bien. Ce sont des pleins aux as de votre bande. Il suffit d'aller voir sous "Qui sommes-nous ?" sur leur site, il y a même les noms. Ensuite, une simple recherche sur Google suffit.
On peut se demander pourquoi le ministre français croit bon de préciser que son gouvernement n'a pas rétribué les informateurs qui ont dénoncé les allégués 3000 fraudeurs fiscaux PRESUMES ... Iraient-ils, eux aussi, jusqu'à se rendre coupables de corruption active aux dépens de nos lois suisses ? Rien n'est clair dans les propos de Woerth.Ce chiffre rond de 3000 ne vous étonne-t-il pas ? Alors que les clients américains sacrifiés par l'UBS étaient au nombre de 4450...sans que l'on ne sache encore sur quels critères ces victimes de "purges" pour l'exemple ont été sélectionnées. Ca ressemble fort à une punition collective, pas trop conforme aux fameux "Droits de l'homme"...
L'exemple du Croquetmitaine français augure mal des négociations helveto-allemandes qui devraient s'ouvrir le 8 septembre prochain pour obtenir une nouvelle CDI (convention contre la double imposition). Pour me renseigner sur tout le secret bancaire que l'on croit connaître à fond - souvent à tort- j'ai trouvé un site pédagogique bien foutu, avec plein de news et de revues de presse qui me font gagner un temps fou. Ca s'appelle:
http://www.cartonrougeducitoyen.ch
J'sais pas qui a monté ça mais...ça "cartonne" vachement... !