
«Le Japon et l’Amérique du Sud ont beaucoup souffert de la crise. Il y a eu la grippe A (H1N1), qui a freiné l’envie de voyager, et le niveau du dollar qui est resté très bas.» Grippe mise à part, les facteurs cités par Dominique Carrupt, directeur financier de la Clinique La Prairie, renvoient à ceux qui touchent l’industrie suisse, axée sur l’exportation. Mais avec une portée nettement moins dévastatrice pour cet établissement connu pour ses programmes antivieillissement. «Il y a eu un léger ralentissement à partir du printemps. Mais c’est déjà en train de repartir», précise Dominique Carrupt.
Pas de quoi affecter La Prairie, donc, qui vit un développement intense et continu. Avec, à la clé, des millions investis, se traduisant par un doublement des effectifs depuis 1990 (soixante emplois créés depuis 2005) et la constitution d’une infrastructure hospitalière dotée de services classiques de médecine, y compris un bloc opératoire et un service de radiologie high-tech, inauguré en 2008.
Marché local à l’abri
Les hôtes internationaux composent le 80% des 2400 clients accueillis à La Prairie. La population locale, venant pour des soins pris en charge par l’assurance de base, représente le 20% restant.
Le succès de la clinique en a inspiré plus d’un. A commencer par Laclinic et Biotonus. Des concurrents qui reconnaissent eux aussi un effet de la crise sur la fréquentation de la clientèle étrangère. «Il y a eu un petit ralentissement en première partie d’année. Mais 2007 et 2008 ont été exceptionnelles. Une petite correction n’est pas un problème», indique Fabrice Pfulg, administrateur de Laclinic.
Tout autre son de cloche du côté des établissements dont la clientèle est essentiellement suisse. Surtout lorsqu’ils se sont contentés de proposer de la médecine esthétique, nécessitant moins d’infrastructures onéreuses difficiles à rentabiliser.
Petit dernier arrivé sur le marché lémanique (2007), la Clinique Matignon, à Lausanne. On n’y propose que de la médecine esthétique, pour une clientèle à 75% locale. En plein démarrage, le centre subit – en toute logique – une explosion de sa fréquentation (de l’ordre de 150% entre 2008 et 2009). S’assurant en l’espace d’une année un vivier de 1500 clients.
Chez son aînée, Lemanic, installée au centre de Lausanne depuis douze ans, on revendique aussi un moral d’acier, sans la moindre ombre sur le chiffre d’affaires. Le directeur, Darrell Jacobs, n’indique cependant pas le nombre de clients traités annuellement.
En pleine expansion
Même le groupe Hirslanden (Bois-Cerf et Cecil) a décidé de mettre la chirurgie reconstructrice et plastique en vitrine, en ouvrant au printemps dernier une consultation uniquement à l’usage de patients suisses. «Nous n’avons ressenti aucun effet de la crise», commente Isabelle Gilliard-Dubois, responsable du marketing. Bien au contraire, elle constate une hausse de 10% des cas de chirurgie esthétique au cours des premiers mois de 2009 par rapport à la même période en 2008.
Cette consultation se veut aussi une réaction à une nouvelle concurrence, qui a démarré il y a environ deux ans. Celle de généralistes s’engouffrant dans le créneau des interventions légères, au grand dam des chirurgiens spécialisés. Même le CHUV propose depuis 2008 un «guichet» du même genre. Mais dans une optique non lucrative, explique Bernard Noël, responsable du Service de dermatologie du CHUV. «Nous sommes un hôpital universitaire. Cela permet à nos médecins de se former à ces techniques, en prévision d’une installation à leur propre compte.»
En vacances deux semaines, nous vous proposons de (re)découvrir une partie des rencontres mises en ligne durant ce premier trimestre 2010:
Les petites communes abandonnées par la Nation?
La justice est-elle trop clémente avec les mineurs?
«Ces enfants blessés seraient condamnés si l'on ne faisait rien!»
«Oui, on peut être tuteur et heureux!»
FC Ependes - FC Concordia Lausanne 0 - 5 (0 - 2) Notes : Terrain d'Ependes Franki
C'est le médecin et psychanalyste anglais Michael Balint qui a commis voici quelques décennies...
Etes-vous favorable au renvoi systématique des criminels étrangers?
Dans une initiative, l'UDC préconise le renvoi des auteurs étrangers de délits y compris ceux relevant de la perception abusive de prestations sociales. Cette mesure vous semble-t-elle opportune?
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