
Une photo de la Garde des Sceaux, ventre arrondi, à sa sortie d’un conseil des ministres, s’affichait en Une de toute la presse italienne et était partout reprise en Espagne, notamment en première page d’El Mundo (centre-droite).
Mme Dati, célibataire de 42 ans, a reconnu mercredi être enceinte tout en invoquant son droit à la vie privée pour ne pas dévoiler le nom du père. "J’ai une vie privée compliquée et c’est la limite que je me pose vis-à-vis de la presse. Je ne dirai rien là-dessus", a-t-elle expliqué, nourrissant les spéculations.
Dans l’après-midi, José Maria Aznar a démenti dans un communiqué comme "totalement et complètement fausse" une rumeur publiée par le journal internet marocain l’Observateur lui attribuant la paternité de l’enfant à naître.
Interrogations des médias
Cet épisode illustre "comment internet à modifié les règles du jeu, servant de canal à la publication de rumeurs et informations non sourcées qui verraient difficilement le jour dans la presse traditionnelle, mais qui finissent quand même par s’y retrouver quand les personnes visées par la pseudo-information se voient forcées d’intervenir", commentait El Mundo jeudi dans un éditorial intitulé "rumeurs.com".
Le Corriere della Sera, plus fort tirage de la presse italienne, a estimé dans un commentaire élogieux que la ministre française était "un exemple pour les mères célibataires". "Le choix du silence (sur le nom du père) a également un profond sens politique", selon le Corriere pour qui, "la femme qui affronte seule une maternité n’est plus une "malheureuse" qui doit se cacher mais une femme fière (...) qui ne recule devant personne". "Qui est le père de l’enfant de la ministre française?" s’interrogeaient le journal turc à gros tirage Hürriyet et le quotidien britannique Daily Telegraph (droite) dans sa version digitale.
Au Royaume-Uni, la confirmation de la grossesse de Mme Dati n’a pas fait les gros titres jeudi, pas même parmi les tabloïds, la plupart des journaux lui réservant un traitement factuel.
En vacances deux semaines, nous vous proposons de (re)découvrir une partie des rencontres mises en ligne durant ce premier trimestre 2010:
Les petites communes abandonnées par la Nation?
La justice est-elle trop clémente avec les mineurs?
«Ces enfants blessés seraient condamnés si l'on ne faisait rien!»
«Oui, on peut être tuteur et heureux!»
C'est le médecin et psychanalyste anglais Michael Balint qui a commis voici quelques décennies...
Etes-vous favorable au renvoi systématique des criminels étrangers?
Dans une initiative, l'UDC préconise le renvoi des auteurs étrangers de délits y compris ceux relevant de la perception abusive de prestations sociales. Cette mesure vous semble-t-elle opportune?
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