
Geely a nié que sa Geely GE soit une copie du modèle du britannique, sans pour autant convaincre la maison centenaire qui a annoncé envisager des poursuites judiciaires.
La longue voiture noire de forme similaire à la Phantom, en arbore aussi les signes particulièrement distinctifs comme la grille du capot ou la figure de calandre: une femme ailée qui, au lieu d’être penchée vers l’avant comme celle de Rolls Royce, arbore une posture cambrée.
Les deux modèles "sont en fait différents. A première vue les gens ont peut-être l’impression qu’ils sont pareils mais les détails sont vraiment différents", a soutenu Zhang Xiaoshu, un responsable de la communication de Geely.
L’entreprise chinoise affirme "réinventer le classique", avec sa GE - "Geely Excellence" - qui n’est pour l’heure qu’un prototype et ne devrait pas être vendue, avant au moins trois ans, selon Zhang Xiaoshu.
Elle serait alors à un prix défiant toute concurrence: un million de yuans, soit 170 000 francs, contre au moins 420 000 fr. en Europe pour une Phantom, voire beaucoup plus.
En Chine, en prenant en compte les taxes, la gamme Phantom débute en fait à six millions de yuans (plus d'un million de francs).
«Nous ne sommes pas flattés»
Rolls-Royce ne cache pas son mécontentement : "Nous ne sommes en rien flattés par ce design", a réagi Hal Serudin, directeur des communications pour l’Asie-Pacifique de Rolls-Royce Motor Cars, en n’excluant pas des poursuites. "Nous étudions toutes les options".
Mais Rolls Royce affiche aussi sa confiance dans son image et sa clientèle et mise sur "l’excellence" de son artisanat et sa mécanique. "En raison du prix de la voiture, ils ne cibleront pas le même segment de clientèle. Nos clients ne regarderaient certainement pas ce type de prix (...) vraiment beaucoup plus bas, de toutes évidences", a-t-il ajouté.
La GE est le coup d’essai de Geely dans le haut de gamme, que le constructeur cible désomais, comme Chery, un autre constructeur chinois indépendant, avec sa Riich M1.
Les soupçons de copie et contrefaçon qui pèsent désormais sur lui ne sont pas inédits en Chine dans le secteur de l’automobile.
En 2007, le constructeur Shuanghuan, basé dans le Hebei (nord) avait été accusé de plagiat par BMW, pour deux versions du tout-terrain "CEO" que le constructeur bavarois considérait comme une copie d’une ancienne version de son X5.
Un autre modèle de Shuanghuan avait aussi été dénoncé par DaimlerChrysler : la Noble, petite citadine à quatre places, rappelant fortement la Smart.

En vacances deux semaines, nous vous proposons de (re)découvrir une partie des rencontres mises en ligne durant ce premier trimestre 2010:
Les petites communes abandonnées par la Nation?
La justice est-elle trop clémente avec les mineurs?
«Ces enfants blessés seraient condamnés si l'on ne faisait rien!»
«Oui, on peut être tuteur et heureux!»
Etes-vous favorable au renvoi systématique des criminels étrangers?
Dans une initiative, l'UDC préconise le renvoi des auteurs étrangers de délits y compris ceux relevant de la perception abusive de prestations sociales. Cette mesure vous semble-t-elle opportune?
Participez au sondage et au débat sur www.lesquotidiennes.com
C'est fou qu'un peuple à l'histoire et à la culture aussi riche puisse se satisfaire de ne jamais dépasser le stade de l'imitation (voir de la copie pure et simple) dans le domaine de la production industrielle.
C'est vrai que les crash tests de toutes voitures chinoises sont catastrophique. Tant qu'elles auront ce défaut, on ne risque pas de croiser une de ces horreurs sur nos routes. :p
Faites-lui passer le crash-test et on verra la différence... Ceci étant, il faut aussi reconnaître que ni la RR ni sa contrefaçon des rizières ne sont des canons de beauté. les modèles 1960-1985 avaient une ligne bien plus élégante.
Mais que c'est moche.... Décidément ces constructeurs chinois sont prêt à tout pour écouler leur mauvaise production. Souhaitons qu'ils aient à payer une forte amende pour cet affront à la flying lady.