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Radicaux, PDC et UDC accusés d’être à la solde des banques

FINANCEMENT | Les trois partis de droite sont soutenus financièrement par UBS et Credit Suisse. Au total, ils recevraient près de 2 millions de francs par an. Des chiffres que les intéressés ne confirment pas. Pour le Parti socialiste, on flirte avec les limites de la corruption.

© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE | ​Pascal Couchepin s’est dit favorable à la restitution des bonus touchés par les responsables de la débâcle d’UBS – Marcel Ospel en tête. Pourtant, le financement de son parti serait constitué chaque année de 500 000 à 700 000 francs reçus d’UBS et de Credit Suisse. Christian Levrat crie à la corruption.

SERGE GUMY | 27.10.2008 | 00:00

«Au-delà de l’ampleur, choquante, du soutien financier accordé par UBS et Credit Suisse au PDC, au PRD et à l’UDC, son principe même flirte dangereusement avec les limites de la corruption. On comprend mieux pourquoi ces formations militent pour le plan de sauvetage d’UBS.»

Président du Parti socialiste suisse, Christian Levrat, sous sa colère, boit du petit-lait. Hier, le SonntagsBlick, repris par le Matin Dimanche, rappelait en effet que les trois partis bourgeois reçoivent depuis des années une contribution financière d’UBS et de Credit Suisse. D’année en année, près de 2 millions de francs finiraient dans les caisses de la droite, selon les calculs du SonntagsBlick, qui s’appuie sur des sources internes anonymes: entre 100 000 et 500 000 francs par an pour le PDC, plus d’un demi-million pour l’UDC, de 500 000 à 700 000 pour les radicaux.

Qu’en est-il vraiment? Via son porte-parole Andreas Kern, UBS confirme: «Nous soutenons financièrement les partis bourgeois», et ce «depuis longtemps». Alors, combien? «Nous ne commentons pas les chiffres évoqués dans la presse», réplique Andres Luther, au Credit Suisse. Tout aussi évasive, UBS précise que la grosseur de l’enveloppe dépend «de critères objectifs», comme la taille du groupe parlementaire. UBS achète-t-elle ainsi le vote d’élus, comme l’affirme Christian Levrat? «Ce soutien va à des partis, pas à des personnes.»

Le silence est d’or

Les partis bourgeois ne sont pas plus précis sur les montants reçus. «Je ne prends pas position sur le financement du parti», tranche Alain Hauert, porte-parole de l’UDC. A demi-mot, le président du PDC suisse, Christophe Darbellay, admet toutefois recevoir de l’argent des deux banques, «comme de toutes sortes d’entreprises qui vont des PME aux multinationales». Au total, l’économie contribuerait pour 1 million par an au budget du PDC suisse (2,5 mio).

«J’ai donné ma parole que je resterais discret sur les dons privés. Cette parole, je la tiens», explique enfin Fulvio Pelli. Le président du Parti radical suisse indique simplement que, sur un budget annuel de 3 millions de francs, un million vient de l’Etat, au nom du soutien aux partis politiques. Et le reste? Le PRD se défend de toute dépendance vis-à-vis de ses donateurs. «Ce soutien ne nous lie pas politiquement», ajoute en écho Alain Hauert à l’UDC. Et Christophe Darbellay d’en remettre une couche: «Prétendre que le PDC soutient le plan de sauvetage UBS en échange d’une aide financière est ridicule. Christian Levrat ferait mieux d’instaurer la transparence dans les comptes du PS avant de l’imposer à d’autres.»

Même la droite exige la restitution des bonus!

Est-ce pour corriger cette image de bras armé des banques que les partis de droite tirent à vue sur UBS? Comme la gauche, en tout cas, leurs ténors réclament désormais la restitution des bonus touchés par les responsables de la débâcle financière d’UBS. Le président de la Confédération, le radical Pascal Couchepin, y est lui-même personnellement favorable, indiquait-il hier au SonntagsBlick. Reste que l’idée lui semble difficilement praticable: la moitié des bonus versés ont fini dans les caisses de l’Etat sous la forme d’impôts et de cotisations aux assurances sociales…
Pour sa part, la ministre PDC de l’Economie, Doris Leuthard, estime sensé qu’UBS gèle le versement de bonus à ses dirigeants aussi longtemps que la Confédération sera impliquée financièrement dans la banque.

 



 UBS est en train de revoir son système de bonus

 

Sous pression, UBS est en train de revoir son système de rémunération. Mais son porte-parole Andreas Kern ne confirme pas la prochaine introduction d’un système de malus, comme l’affirme la SonntagsZeitung.

Selon l’hebdomadaire, les prochains bonus ne seraient plus versés en clôture d’exercice aux managers, mais bloqués sur un compte. Les dirigeants devraient confirmer leurs bons résultats pour pouvoir les toucher. S’ils n’atteignaient pas leurs objectifs, leur bonus serait réduit, voire supprimé.

A Berne, la ministre de la Justice, Eveline Widmer-Schlumpf, confirme qu’elle veut permettre aux actionnaires de se prononcer sur la rémunération du conseil d’administration. La conseillère fédérale rencontre aujourd’hui les présidents des commissions parlementaires compétentes pour les informer de ses intentions dans le cadre de la révision en cours du droit des sociétés.

Enfin, la presse dominicale annonce que la justice zurichoise enquête sur des soupçons de gestion déloyale envers la direction et le conseil d’administration d’UBS.




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Par DdDnews le 27.10.2008 - 14:41

Les verts sont bien corrompu par le WWF et Greenpeace et les socialistes par les assistés sociaux... A force de cracher sur l'argent, il ne faut pas s'étonner que la gauche n'a pas assez d'argent pour ses projets.

Par bouloboulo le 27.10.2008 - 10:26

Cette nouvelle renversante ne va décoiffer que les chauves !

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