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Abusée par son père, elle choisit de mourir

SECRET | Une mère de famille genevoise de 40 ans s’est suicidée, le 4 mars dernier, après avoir appris que les abus sexuels que son père lui avait fait subir quand elle était adolescente resteraient impunis. Parce que l’initiative sur l’imprescriptibilité des crimes sexuels contre les mineurs, acceptée par le peuple le 28 novembre 2008, n’a pas d’effet rétroactif.

femme
© DR | Son épouse portait en elle «une immense souffrance cachée sous une carapace», raconte aujourd’hui son mari.

Patrick Chuard | 11.05.2009 | 00:05

Elle tenait dans sa main une lettre destinée à son mari. «Mon amour, pardonne-moi.» Quand la police retrouve Valérie* dans la voiture parquée près du canal de Confignon, ce matin du 5 mars, il est trop tard. Désespérée, cette mère de famille de 40 ans a décidé de quitter ce monde, d’abandonner son homme et ses deux enfants de 14 et 11 ans. La veille, elle a absorbé un cocktail de médicaments fatal. Sur le siège avant, un autre mot est griffonné: «Dis à mon père qu’il a gagné.»

A côté du corps, les policiers trouvent aussi un message de l’Office fédéral de la justice (OFJ) envoyé à Valérie quelques jours avant. Un e-mail lui signifiant qu’elle ne pourra jamais mener son père devant un tribunal et lui faire payer tout ce qu’il lui faisait endurer autrefois. Et cela malgré l’initiative de Marche blanche, acceptée par le peuple, qui rend imprescriptible les crimes sexuels contre les mineurs. «Nous devons malheureusement vous informer que cette nouvelle disposition ne s’applique pas aux actes qui étaient déjà prescrits en novembre 2008», dit le message.

«Quand elle a reçu cet e-mail, elle ne pouvait pas y croire, elle était abattue, triste», sanglote Laurent*, le mari de Valérie, encore brisé par ce drame. Quand il s’est épris de cette belle blonde au caractère joyeux, en 1990, Laurent était loin de soupçonner ce qu’elle portait avec elle: une «immense souffrance cachée sous une carapace». Il raconte que tout a surgi brutalement il y a six ans: Valérie est rattrapée par le mal qui lui a été fait vingt ans plus tôt.

Elle avait 13 ans. Tous les soirs son père lui faisait subir des attouchements, racontera-t-elle plus tard. Pendant des mois, des années, elle dira avoir enduré des frottements, des rapports buccaux, des pénétrations manuelles, des jeux sexuels de plus en plus pervers. Parfois dans le lit conjugal. «Tous les jours de la semaine, il voulait le vagin tout frais d’une jeune fille terrorisée de ce qui lui arrivait», écrira-t-elle en 2006, lors d’un séjour en clinique après sa dépression.

«Notre petit secret»
L’adolescente n’osait rien dire, retenait ses larmes en présence du bourreau à l’appétit sexuel insatiable, qu’elle décrit comme autoritaire et colérique. «Je ne pouvais pas m’enfuir, je m’exécutais en silence.» Et tous les soirs, ces mots distillés comme du venin: «Tu es ma fille préférée. Ne dis rien à maman, c’est notre petit secret.» A 15 ans, Valérie multiplie les fugues, sans jamais avouer la cause. Puis elle trouve refuge dans un foyer.

Vingt ans plus tard, elle a enfin le courage de confronter son père à ses actes. Il paraît, qu’en sa présence, il reconnaît les faits et admet: «Je suis un bourreau.» Mais devant les autres membres de la famille, il minimise tout, évoquant de vagues gestes sous la douche. «Sa mère n’a presque pas voulu en entendre parler, explique Laurent. Elle disait: «A quoi ça sert de le dire vingt ans plus tard? Tu vas détruire notre famille.» Son frère parlait de «mauvais scénario». Bref, ils étaient tous dans le déni.» Les ponts sont vite coupés avec la famille. Atteinte d’une maladie paralysante de la colonne vertébrale, Valérie doit bientôt vivre en chaise roulante.

«Aidez-moi»
Elle fait une tentative de suicide. Ses deux enfants lui diront: «On préfère une maman malade que pas de maman du tout.» Avec sa dépression, ses maux physiques, Valérie ne se sent pas à sa place, elle a peur d’être une mauvaise mère, de faire souffrir les siens à cause de ses problèmes. Elle écrit: «S’il vous plaît, aidez-moi pour que je ne tombe pas dans cette folie de vouloir me tuer.» En 2007, elle décide de mener son père devant un tribunal. Mais les faits qu’elle lui reproche sont prescrits, la justice classe le dossier.

L’espoir enfin
L’an dernier, l’initiative Marche blanche redonne de l’espoir à Valérie: elle porte ce combat, certaine qu’il permettra de rouvrir son dossier. Grâce à un nouveau traitement médical, elle recommence à marcher et à mener une vie normale. «Quand l’initiative a passé en novembre 2008, c'était la joie à la maison, on a débouché le champagne», dit Laurent. Mais la sentence tombe le 23 février dernier: confirmant ce qu’elle avait dit au soir de la votation, Eveline Widmer-Schlumpf réaffirme qu’il «n’est pas envisageable» d’appliquer l’imprescriptibilité des crimes pédophiles avec un effet rétroactif.

Valérie n’arrive pas à y croire. Elle cherche des confirmations à l’OFJ, auprès de Marche blanche, consulte des juristes. Une dernière fois encore le 4 mars, le jour où elle décide d’en finir sans prévenir personne. D’une main tremblante, elle termine sa lettre d’adieu aux siens par ces mots: «Je vous aime, je ne veux plus vous faire souffrir.»

* Noms connus de la rédaction.
 

 


 

Espoirs déçus: à qui la faute?

Le suicide de Valérie fait fuser les accusations. Marche blanche s’en prend directement à Eveline Widmer-Schlumpf et à l’Office fédéral de la justice (OFJ). «Je considère cette affaire comme une conséquence directe du non-respect de la volonté populaire», lance Christine Bussat, leader de Marche blanche. Selon elle, l’effet rétroactif de l’imprescriptibilité pour les crimes pédophiles «allait de soi». L’élan populaire a été cassé net par Eveline Widmer-Schlumpf après le vote du 30 novembre 2008. «Elle ne nous a jamais opposé cet argument pendant toute la campagne, rappelle-t-elle. Pourtant, signaler que les personnes aujourd’hui adultes ne seraient pas concernées par ce texte de loi lui aurait permis de renverser la vapeur en sa faveur. Mais cela ne figurait même pas sur l’argumentaire officiel. Elle n’en a parlé que le lendemain.»

Berne n’aurait vraiment rien dit sur la question? L’OFJ conteste ce point et précise que «la question de la rétroactivité a été posée par les médias avant le vote, et nous avons toujours expliqué ce qu’il en était.» Le porte-parole Folco Galli précise que «le principe de non-rétroactivité est un principe fondamental du droit pénal, qui sous-tend chaque révision. Le Conseil fédéral a donc estimé qu’il n’était pas nécessaire de la souligner dans ce contexte.»

Au jeu des responsabilités, Carlo Sommaruga (PS/GE), qui a combattu l’imprescriptibilité, retourne le miroir: «En lançant cette initiative, Marche blanche a laissé croire qu’on ouvrirait les portes de la justice à tout le monde. C’est elle qui a suscité des attentes auxquelles elle ne pouvait pas répondre, dit le Genevois. Je considère que c’est le premier échec de Marche blanche. Et il y en aura d’autres: tous les procès à venir où les victimes ne pourront pas prouver des actes trop anciens et qui se sentiront victimes une deuxième fois.» Le parlementaire propose de revenir à l’essentiel: «Le seul responsable de cette mort, c’est l’agresseur sexuel, et personne d’autre, dit-il. C’est lui qui a détruit cette femme.»
 

 


 

Initiative parlementaire en vue

Touché par ce drame, Oskar Freysinger (UDC/VS) annonce qu’il prépare une initiative parlementaire sur le sujet. «Je vais demander des comptes directement à Eveline Widmer-Schlumpf et je trouverai des soutiens au parlement pour une initiative.» Si celle-ci échoue, il menace de lancer une nouvelle initiative populaire. Eveline Widmer-Schlumpf ne répond pas directement. Mais ses services font savoir qu’elle «n’est nullement insensible» à la question. Quant à l’Office fédéral de la justice (OFJ), il se dit «profondément attristé par ce drame», mais se déclare impuissant à modifier la loi. Pour que le principe de la rétroactivité puisse s’appliquer, il aurait fallu que Marche blanche le précise dans son texte. «C’est du juridisme étroit, fulmine Oskar Freysinger. Marche blanche, ce sont des miliciens qui ne connaissent pas les subtilités du droit. Là, on a l’impression que ce sont les juristes qui commandent et qui se permettent d’ignorer la volonté populaire! Je n’accepte pas cela.»




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Par Kata le 12.05.2009 - 00:10

Je ne me souvient pas d'avoir jamais vu un article aussi scélérat dans le 24 heures. Il y a deux grands reproches que je fais à cet papier. Le premier a trait à la forme et au devoir de tout journaliste lorsqu'il décide d'aller plus loin que d'établir des faits non controversé, et qu'il décide par exemple de faire une analyse voire de prendre parti. Dans ce cas là la moindre des choses (surtout sur un sujet comme celui-là où l'émotion est aussi grande que la méconnaissance du public) c'est de donner une vision complète du problème. Notamment ce que c'est que la rétroactivité et pourquoi elle est interdite dans tous les pays démocratiques du monde. Enfin d'aller au fond du problème et de se demander pourquoi Marche Blanche n'a pas vu cette règle fondamentale et de retrouver quand les médias en ont parlé (cette affirmation étant dépourvue de référence dans l'article). Et de prendre l'avis de spécialistes (par exemple des parlementaires juristes ou des juges au TC voire au TF). Quand on se considère comme un journaliste on en a les droits mais aussi les devoirs. Or cet article me semble tellement biaisé et tellement fondamentalement contraire au coeur même de la noble tâche de journaliste qu'il n'aurait même pas sa place dans la feuille de choux la plus grossière. Pardonnez-moi la grossièreté mais pour moi cet article est un pur déchet qui fait honte à la notion même d'esprit critique et à l'intelligence du métier. Absolument lamentable. Si vous voulez faire du show sur la souffrance des gens, il faut aller travailler à Fox News, ici on a de vrais débats (du moins je l'espère).

Le deuxième reproche n'est de loin pas moins grave et concerne le fond. D'abord le plaidoyer pour la rétroactivité des sanctions pénales. Belle idée ! On voit que l'auteur a bien fait son travail en ne citant bien sur pas que l'un des plus célèbre exemple historique de cette doctrine fut le général Franco qui déclara punissable après la fin de la guerre civile espagnole tous ceux qui avaient combattu contre lui. Dans le même ordre d'idée on pourrait punir tous ceux qui roulaient à 130h sur l'autoroute quand c'était légal parce que maintenant c'est mal, ça ferait beaucoup de sousous à l'état ça. Le problème c'est que les protecteurs des droits de l'homme et les régimes démocratiques ont bien vu le problème, c'est pour cela qu'il existe un article 9 (arbitraire) dans la constitution fédérale qui interdit la rétroactivité pour un acte passé, et un article 7 dans la convention européenne des droits de l'homme, un article 15 dans le pacte sur les droits civils et politiques et un article 2 dans le code pénal suisse qui expriment le principe de la lex mitior en cas de nouvelle loi pour une situation toujours en cours. Bizarre quand même que on ne retrouve pas ça dans le papier ! Surtout que nul ne doit ignorer la loi. Il me semble que pour Mme. Bussart comme pour l'auteur de l'article, c'est faire preuve d'un minimum de respect envers les citoyens que de lire le code pénal jusqu'à l'article 2 quand on disserte sur la rétroactivité. Je ne sais pas s'il faut en rire ou en pleurer (plutôt le second). Toujours est-il que ce plaidoyer authentiquement fasciste (j'espère par bêtise) se cache derrière la souffrance pour demander d'attenter gravement aux droits fondamentaux que nos ancêtres ont mis des centaines d'années à établir et pour lesquels des millions d'hommes de bien sont morts; et cela c'est le plus immonde de tout (et je pèse mes mots). Vous pouvez toujours regarder la fin de l'épisode trois de Star Wars (quand les parlementaires échangent leur liberté et la démocratie contre l'ordre et la sécurité ndlr) si vous voulez avoir un exemple version Hollywood du problème. Pire encore, le papier ne montre pas bien qu'il se produit exactement ce que les opposants avaient dénoncé: une application catastrophique d'un texte rédigé avec les pieds (quand on propose une initiative populaire on ne la rédige pas au café du commerce), complètement flou et forcément insatisfaisant pour nombre de ceux qui l'on voté car son effet ne se fera sentir que dans minimum 15 ans. Mais heureusement l'auteur demande l'avis du plus fin connaisseur du sujet, le politicien populiste O.F. Autant demander son avis à Paris Hilton pendant qu'on y est. On aurait pu penser à questionner un des (rares) juges UDC au Tribunal Fédéral, à essayer de prendre l'avis au moins du plus sensé Yvan Perrin mais non bien sur on choisir quelqu'un qui n'hésite jamais à changer de direction avec le sens du vent et qui est certainement un expert aussi compétent en matière d'aide au victime et de prescription que je le suis en matière de gammes d'accordéon (que j'apprécie par ailleurs). Enfin pour conclure sur ce point, et c'est l'élément le plus lamentable d'entre tous, le papier ne consacre pas UNE SEULE LIGNE à la loi sur l'aide aux victimes qui a justement pour but de protéger et de soutenir les victimes de telles infractions et de les aider à "revenir à la vie". C'est tellement plus facile de jouer sur l'aspect vengeance et punition que d'essayer de comprendre et de discuter des mécanismes nécessaires à prévenir de telles horreurs et à aider les victimes. L'auteur dudit récit oublie tout simplement qu'on parle ici d'infraction contre l'intégrité sexuelle et pas de vol ou d'abus de confiance. L'avis d'un spécialiste n'aurait, une fois de plus, pas été de trop.

Je suis sincèrement très triste pour ceux qui ont perdu leur femme et leur maman. Toutefois c'est bien l'auteur de cette monstruosité qui doit aller en prison et non Mme Widmer-Schlmupf et les juges. Enfin, aussi noble que puisse être leur combat, je trouve vraiment tout minuscule le comportement de marche blanche qui par méconnaissance du sujet a entraîné nombre de citoyen dans l'erreur et qui par conséquent est partiellement responsable des désillusions futures qui vont se produire. Un comportement qui se rapproche de celui de l'UDC dont l'association ferait bien de se distancier. Pour mémoire je rappelle que c'est bien M.Blocher qui avait essayé de contourner le parlement en ne respectant ni la tradition suisse, ni le référendum. Alors que ses leçons sur le respect de la volonté populaire (qui s'exprime dans le respect des droits fondamentaux et populaires garantis par les traités accepté par le peuple lui-même, il peut se les garder. Ce n'est pas parce que qu'on est le peuple qu'on a tous les droits et surtout pas celui de violer les droits fondamentaux des êtres humains sauf à révoquer lesdits droits (j'encourage vraiment Mme Bussart et M Freisynger à être plus clair, la prochaine fois qu'ils veulent réduire les droits fondamentaux des citoyens). J'espère que les lecteurs auront la force de dépasser leurs émotions et faire agir leur esprit critique pour ne pas abolir la démocratie et la liberté en se laissant piéger. Je rappelle que Hitler a été élu en se servant d'une telle propagande, tout le monde connaît la suite.

Par St-Pierre le 11.05.2009 - 20:53

Je ne comprends pas. Comment peut-il exister une imprescriptibilité mais sans effet rétroactif ?! En clair, ce ne seront que les actes commis après novembre 2008 qui pourront être poursuivi à vie... Une fois de plus la justice se fout du monde, pardon de la décision populaire, mais c'est une bonne nouvelle pour tous les vieux pervers qui se faisaient des cheveux blancs en craignant d'être traînés devant les tribunaux pour les gamins dont ils avaient abusés il y a 40 ou 50 ans.

Par baleno le 11.05.2009 - 11:20

Sur les faits, l'émotion, le silence et le respect de la défunte et de sa famille s'impose.

Sur le fond ce sont les signes d'une nouvelle confiscation par le pouvoir d'une initiative qui gagne. Il a déjà un précédent avec "L'initiative des Alpes". Depuis des années le pouvoir bloque les effets de cette victoire du peuple pour la protection des Alpes. On est en passe de revivre exactement la même chose avec l'initiative sur l'imprescriptibilité des crimes pédophiles. Une batterie de juristes et autres "instruits" se saisit de décisions populaires, se les approprie et les noie, sans que les politiciens ne disent quoique ce soit et avec la bienveillance du CF.

Par Osezdire le 11.05.2009 - 10:58

Bonjour,

Comme dit dans l'article, le seul responsable est le père qui a commis ces actes odieux.

Il y a eu beaucoup de non dits au tour de cette initiative. La peur de passer pour des pervers, des abuseurs. Mais les non dits vont provoquer bien des drames et j'espère qu'ils ne conduiront pas tous à une fin tragique.

Il était courant d'avance que cette initiative passerait. Certaines personnes, dont M. Freysinger, Mme Bussat, ont "joué" sur les mots, ont "joué" avec l'émotivité des gens. Disant que quand on est victime, c'est à vie, on ne s'en sort jamais. Oui le chemin est long mais c'est aux victimes de choisir de vivre, alors laissez un espoir. On atteint beaucoup plus le cœur des gens avec ce genre de phrases choc.

Mais la réalité était ailleurs. Car même si ça a été très peu dit, la non-rétroactivité allait de soi. Parce que justement, c'est un principe fondamental. Oui, ça a été dit mais Marche Blanche étant persuadé qu'ils allaient pouvoir gérer ça. Là, je pense, avec tous les juristes que Marche Blanche a à disposition, c'est une grave erreur.

Et cette grave erreur, c'est les victimes elles-mêmes qui vont devoir la gérer. Combien d'entre elles ont voté oui à cette initiative dans l'espoir que la justice reconnaisse leurs drames ?

L'initiative est passé mais c'est jouer à l'autruche en pensant que tout va être réglé, jouer à l'autruche en pensant que cette même initiative va servir de prévention, jouer à l'autruche en pensant que toutes les victimes pourront désormais se faire entendre.

J'espère très sincèrement que les victimes trahies une deuxième fois n'iront pas jusqu'à cette fatalité.

Je suis une ancienne victime, d'inceste de l'âge de 4 à 12 ans. Et pour moi, le plus important est de témoigner et de dire qu'on peut s'en sortir. Oui, le chemin est long et difficile. Mais notre Vie n'est pas foutue. Le chemin s'éclaircit. Jusqu'au jour où vous ne traînerez plus votre passé comme un boulet mais une force de Vie qui vous pousse en avant.

Nathalie, www.osezdire.com

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