
En tant que citoyen. En tant qu’ami. Parce qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort. Il est 3 h 40 du matin, et Fernand Melgar tente d’expliquer pourquoi il se retrouve au volant de sa voiture au milieu de la nuit, fonçant vers l’aéroport de Zurich, au secours de Fahad K., requérant d’asile irakien et héros de son film, La forteresse. Celui-ci doit être expulsé vers la Suède avec le vol Swiss de 6 h 50. De la Suède, qui a également refusé sa demande d’asile, le jeune homme sera vraisemblablement renvoyé vers Bagdad.
Des expulsions par avion, la Confédération en effectue des milliers chaque année. L’an passé, un peu plus de 3500 personnes (en effraction à la loi sur l’asile ou celle sur les étrangers) ont été renvoyées chez elles, la plupart par vol de ligne, et un peu plus de 200 via des «vols spéciaux» dont ils sont les uniques passagers. Ces retours forcés se font généralement dans une extrême discrétion. Ce lundi 2 mars, grâce à la médiatisation du cinéaste Melgar et de ses «acteurs», 24 heures a pu assister heure par heure à la tentative d’expulsion de l’un de ces requérants malheureux. Et aux efforts de ses défenseurs pour empêcher son exécution.
«En danger de mort»
«S’il rentre à Bagdad, Fahad est un homme mort», dénonce Fernand Melgar. Considéré comme un traître pour avoir collaboré en tant qu’interprète pour les forces américaines, le jeune homme risque sa vie en cas de retour. Il avait fui son pays en été 2007, sous les menaces de milices islamistes. Depuis, d’un bout à l’autre de l’Europe, il rebondit contre les frontières en vertu de l’application de l’Accord de Dublin (lire 24 heures du 11 février) .
Il est 5 h 55. A l’aéroport de Zurich, avant même le lever du jour, Fernand Melgar et Elise Shubs, conseillère juridique du requérant, distribuent des messages de sensibilisation avec la photo de Fahad aux passagers pour le vol de Stockholm. Un porte-parole d’Amnesty International est là, en signe de soutien. Pressés, les voyageurs filent à l’embarquement, n’accordant qu’une oreille polie aux Lausannois. Fahad K., transféré vendredi de Vallorbe à Zurich, sera-t-il à bord? Comment le savoir? Les défenseurs du requérant ont passé leur week-end à tenter de le localiser, «et lorsqu’on a su, grâce à une indiscrétion, qu’il était enfermé à Zurich, on a dû insister pour lui parler au téléphone, explique Elise Shubs. Ces lieux de détention sont des zones de non-droit.»
L’heure tourne. Les requêtes auprès du personnel de la compagnie Swiss ne donnent rien. Une chose est sûre, l’accompagnement de l’expulsé par les forces de l’ordre zurichoises se fait par des accès réservés. Suspicieux, deux policiers observent de loin l’aréopage d’activistes pacifistes. 6 h 50, c’est l’heure du vol et l’on ignore si Fahad est du voyage.
Il se débat dans l’avion
Déjà, les téléphones des deux défenseurs de l’Irakien crépitent. Amnesty International tente de rameuter ses militants en Suède. Puis, tout s’accélère. La conseillère de l’Irakien apprend par un contact informel que son client est sur sol helvétique, dans un bâtiment de l’aéroport, qu’elle pourra le rencontrer. Après 20 minutes d’entretien en présence d’un policier, elle raconte, affectée: «Les agents l’ont réveillé à 4 heures du matin et l’ont menotté. Dans le couloir le menant à l’avion, il a dit calmement aux policiers qu’il ne voulait pas prendre ce vol. Ces derniers l’ont alors porté dans l’avion. Là, il a commencé à crier et à se débattre, et le capitaine de l’avion a exigé qu’il descende de l’appareil.» Les policiers auraient essayé de lui fermer la bouche à l’aide d’un tissu, et Fahad K. aurait subi des pressions dans la région des reins. «Il a très mal au dos, il est pâle. Je lui ai dit de garder espoir, qu’on était là», poursuit sa mandataire.
Le duo est sonné. Il attend dans l’espoir de voir le jeune homme avant son transfert pour la prison de l’aéroport. A 10 h 43, contre toute attente, un ascenseur s'ouvre, éjectant Fahad K., poings liés, et son gardien. Face à face avec Melgar, quelques mots d’encouragement en anglais, des larmes, et rapidement le jeune homme, hagard, est poussé dans une fourgonnette blindée, direction la prison de l’aéroport.
La police rejette les accusations de violence
Dans l’après-midi, la police cantonale zurichoise rejettera en bloc les accusations de violence contre le requérant. Denise Graf, coordinatrice réfugiés de la section suisse d’Amnesty International (AI), explique: «Nous demandons qu’une enquête soit faite pour déterminer si la police a agi de manière disproportionnée.» Amnesty demande aujourd’hui à la Confédération de réexaminer la demande d’asile de Fahad K., et d’exiger des garanties de la Suède en cas de renvoi.
Alors que l’Irakien passe encore une nuit en prison, ses défenseurs ont déjà obtenu plus qu’un sursis: le Tribunal administratif fédéral a décidé, hier après midi, de mesures superprovisonnelles qui suspendent l’exécution du renvoi. Le temps d’examiner le recours reposant entre les mains des juges.
Le Conseil national s’apprête une nouvelle fois à débattre, au cours de la session de printemps...
Comme écrit dans un précédent billet, « Femina », à diffusé un témoignage...
Faut-il tester les conducteurs au-dessus de 50 ans?
Berne veut limiter la durée de validité du "bleu". Les quinquas devront passer un examen pour vérifier leur aptitude à conduire.
Participez au sondage et au débat sur www.lesquotidiennes.com
Toutes les photos des événements avec 24heures

Vince,
Je peut croire qu'un jour celà vas s'arranger pour vous, vous êtes pathétique, c'est la preuve que vous n'êtes pas sur la bonne voie,toute les contradictions dû à un manque de discernement de votre déconnecratie,Si cette personne doit retourner en Suède c'est sûrement pour rendre des comptes. donc une démocratie n'est pas fait pour être baffouer la loi c'est la loi.C'est pas un abus de pouvoir c'est la logique même d'une procédure que nous hélvètes avons mis en place. point barre.Et je souhaite que votre malhonnêteté à critiquer les autres partis, vous êtes sans aucun doute plus déspotique que gauchiste,l'humilité ne vous éttouffe pas.vous habité la commune de Renens, 82 hetnies et 80 % d'étrangés. je suppose que vous vous sentez un peu à l'étroit.
héloïse
Vous ne trouvez pas curieux que grace au "cinéma" qu'à fait ce personnage, il ait pu rester sur sol suisse alors que je me souviens d'une mère ukrainienne qui avaient traversé le continent avec ces enfants (3 ou 5 , je ne me souviens plus)et n'avait pas eu cette chance.Elle aurait dû aussi faire son "cinéma" pour pouvoir reter.
Il n'empêche, nous sommes dans l'Espace Shengen , avec notre entrée dans cet espace , nous en avons accepté les lois et règlements. Ce type devait être expulsé vers la Suède. La Suède est-elle un pays si anti-démocratique? Respecterait-il moins les Droits d el'Homme que la Suisse ? Tiens donc! pour que l'expulsé refuse de s'y rendre? Pourquoi tiend-il à rester chez nous, si l'on y est si mal?
Vous avez honte de ce pays et de ces expulsions? Mais cherchez bien un autre pays où vous réfugier et vous verrez que tous les pays d'Europe font de même et même pire. Ne trouvez-vous pas curieux que des gens puissent ainsi se comporter d'une manière violente pour pouvoir rester dans ce pays dont vous avez honte ? Mais si ce pays est si horrible, pourquoi faire autant de cinéma pour pouvoir y rester..Expliquez moi...On décrit notre pays comme le pire d ela planète et l'on se bat pour y venir ou y rester..cherchez l'erreur...
@ Vince 12:58, avec de tels comptes...si l'on tombe à 12 % pour l'UDC..il ne reste plus grand chose pour les autres partis qui ne se partagent donc plus que des miettes et tombent donc bien bas..!!!!
André Marcel... Respectueux des droits de l'homme dites-vous? Et les vols de la CIA ?
C'est fou ces diatribes contre la "méchante UDC" ou autre "fascisation" de la société... Je pensais naïvement que les nouvelles lois sur les étrangers et l'asile avaient été acceptées - massivement - par le Peuple et que l'accord de Dublin nous liait avec des pays démocratique, et surtout avec une Europe que d'aucuns à gauche voudraient nous voir rejoindre séance tenante.... La Suède est-elle donc une dictature infréquentable destructrice des dropits fondamentaux ?????? C'est vrai que le Zimabwe cher à Jean Ziegler ou l'Afrique du Sud post-Mandela et ses dérives et exactions de tous ordre sot des modèles à suivre !
Et on continue dans le n'importe quoi. Des chiffres à l'emporte-pièce... la stratégie éculée du parti anti-suisse udc. Bref pour reprendre : 30 % des votants ... ça nous fait disons 50 % de participation (suisse) donc on tombe à 15 % de la population avec un passeport à croix blanche. En assumant un bon 20 % d'habitants sans passeport, cela fait finalement plus que 12 % de la population du pays qui vote à l'extrême-droite. Cela montre une chose évidente : les partis démocratiques (tous sauf "action nationale", "parti des automobilistes", "NPS" ou "udc") ont quelque difficulté dans leur discours et leur action. J'en prends une part de responsabilité.
Vince, si tu ne sais pas pourquoi tu me réponds, je ne peux pas t'aider. Moi je vais te dire pourquoi je te réponds. La Suisse, ce pays démocratique, respectueux des droits de l'homme nous permet d'avoir un débat franc. Il semblerait que tu n'aies pas compris les règles. Insulter en permanence 30% de la population suisse, attachée à certaines valeurs qui sont la base de notre existence, souveraineté, démocratie directe, ce sont des mots simples, même toi tu devrais les comprendre. Merci de t'inquiéter de ma santé. je n'ai pas encore eu besoin de consulter un psy, je te laisse cet avantage. Pour les gens simples, en bons suisses instruits, comme tu dis, le bon sens , qui semble t'avoir quitté, nous suffit.
André Marcel je ne sais pourquoi je vous réponds encore, mais pouvez-vous arrêter de balancer des lieux-communs complètement faux, erronés et surtout faisant le lit de la lie de la politique de ce pays (l'extrême-droite donc). Concernant les migrations, la Suisse apparaissait en 1990 au 20ème rang mondial des pays accueillant le plus de migrants, elle a disparu du classement des 20 en 2005 (page 35 du rapport de l'ONU A60/871 http://www.un.org/Docs/journal/asp/ws.asp?m=A/60/871). Concernant les personnes déplacées au statut de réfugié, je vous conseille la lecture du rapport statistique du HCR (http://www.unhcr.fr/cgi-bin/texis/vtx/statistics/opendoc.pdf?tbl=STATIST...), c'est en français, il y a plein de chiffres, vous devriiez comprendre. Votre cas psy est relatif de l'électeur xénophobe : il prend comme argent comptant les statistiques falsifiées des freysinger et autre blocher qui veulent peindre le diable sur la muraille. Informez-vous ! Cela fera un suisse instruit de plus.
Les milieux artistiques sont les garde-fous des Etats totalitaires dites-vous. Vou pensez que c'est vraiment leur rôles de dépenser les subvention que l'Etat leur octroye, pour prendre des positions très souvent contre l'autorité. Je commence à comprendre pourquoi la culture suisse est aussi nulle. Personnellement je n'ai jamais eu peur des uniformes, comme tout un chacun qui n'a rien à se reprocher. Je ne m'abrite pas derriére les lois, mais je les respecte. Un état sans lois est voué à la disparition. Je crois que la différence fondamentale entre nous est que on ne peut pas toujours faire de l'angélisme et partir en guerre contre toutes les injustices du monde. La Suisse est parmi les pays qui ont le plus fort taux de réfugiés. Il semble que pour certains celà ne suffise pas, et que l'on doive encore une fois culpabiliser ce pauvre Suisse, responsable de tous les maux de la planète.
@Nol : ne perd pas ton temps. Les commentaires de 24 Heures respectent une règle d'or : pour peu qu'un article ne traite d'une problématique impliquant un "non-suisse" (par là j'entends un suisse qui n'a pas son passeport depuis 25 générations), tu auras toujours les mêmes pseudos qui viendront déverser leur fiel raciste et xénophobe, qui encensant l'udc, qui traitant un conseiller radical vaudois de gauchiste. Cela fait tellement de peine que la meilleure stratégie consiste à ignorer ces ignorants. Cela dit, concernant les expulsions forcées de notre pays : une raison supplémentaire d'avoir carrément honte de nos institutions. Dans 50 ans on viendra pleurnicher parce que des descendants viendront demander des comptes à la Suisse pour avoir expulsé des requérants d'asile en danger de mort. Ceux qui dirigent ce pays (la Suisse) me font vomir de plus en plus.
Je trouve intéressante l'incapacité de nos autorités à faire respecter ne qui n'est finalement plus respectable puisqu'on peut les transgresser en toute facilité, et de nos chers politiciens qui tournent casaque. Il est vrai que les promesses n'engagent que ceux qui les croient. Ainsi, après Swissair, l'UBS, on s'efforce de ne rien faire quand il s'agit d'honorer un accord qui, sauf erreur, vient d'être signé par la Suisse, en matière de retour à la frontière. J'applaudis la chute de cette comédie de boulevard qui finit bien pour ce cher Fahad et plutôt mal pour ceux qui n'ont plus peur du ridicule. Elle me fait penser au Théâtre de marionnettes de Lyon, quand Guignol fout une sérieuse branlée à Pandore à la plus grande satisfaction des spectateurs. Bravo Fernand Melgar et Elise Shubs, vous avez bien médiatisé votre coup, avec une standing ovation pour Amnesty International qui en rajoute une couche en attaquant la police zurichoise. On est sur la bonne voie. N'est-il point?
"Il faut prendre la vérité comme seule autorité et non l'autorité comme seule vérité."
Certains auteurs de commentaires ici plaident pour appliquer la loi les yeux fermés. Doit-on leur rappeler que c'est une loi qui un jour a imposé le port de l'étoile jaune?
Le cas Melgar est intéressant: jugé trop mou par les militants du droit d'asile, il est devenu engagé le jour où notre loi sur l'asile a fait une victime parmi ses amis. Rien à voir avec une quelconque idéologie: c'est quand on prend la peine de connaître les requérants d'asile que l'on comprend l'inhumanité de nos lois.
Je vous recommande, André Marcel et les autres, la lecture du fameux poème de Martin Niemöller.
Quand ils sont venus cherchés les traducteurs irakiens, vous n'avez rien dit.
Quand ils viendront vous chercher, il n'y aura plus personne en Suisse que des égoïstes de votre espèce.
Les "milieux artistiques" sont les garde-fous des Etats totalitaires, et si vous n'aviez eu affaire qu'une fois dans votre vie à des uniformes quels qu'ils soient (à votre désavantage bien sûr) vous ne tiendriez pas ces propos.
Je pense ne pas être la seule (ou alors on est en plein dedans...)à ressentir du respect pour ces gens qui se battent contre notre indifférence et pour que nos enfants vivent dans un monde plus juste.
Cessez de vous abriter derrière les "lois" pour ne pas avoir à réfléchir par vous-même et après seulement, essayez de définir où commence et où finit le droit de l'être humain.
Bon courage :)
"Fahad K.doit être renvoyé vers la Suède, en conformité avec l’Accord de Dublin" point barre. La Suède décidera du sort de Fahad K. Ceux qui on fait croire à cette Irakien que la gauche Suisse allait faire une excéption pour lui ont un véritable problème avec lui. C'est leur problème. Je trouve même inhumain ce qu'il ont fait et ils ne sont pas des héros! Ils ont données de l'espoir à ce pauvre bougre alors qu'il avait aucune chance.
Ces pseudos expulsions avortées sont une insulte à la démocratie. Les frais doivent être facturés aux protagonistes, qui doivent aussi être poursuivis pénalement pour insoumission à une déciison de l'autorité. Il est urgenmt que la Suisse - et les Etats européens - cessent ces expulsions grotesques en avions de ligne et se dotent d'une flotte spécifique dédiée à ces rapatriements
Amnesty International se veut au-dessus des lois, mais àjuger ses actes, il se comporte comme un groupuscule incontrolé d'obédience gauchiste. Les masques tombent, et les honnêtes gens ne comprennent plus comment on peut défendre des organisations pour qui les lois et leur application n'ont aucune valeur.
Et dire que l'auteur du film la forteresse nous avait dit que son film ne jugeait ni la loi suisse sur l'asile, ni ne prenait parti pour un côté ou l'autre. Force est de constater que ce n'est pas le cas. De toute évidence, les milieux artistiques de tous bords encouragent la fronde et le non-espect des décisions de justice. Si ces médias indirects foulent aux pieds la démocratie et les lois, ne nous étonnons pas des dérives à venir. Mais qui pensait vraiment que ce filn était apolitique.