
«Les vacanciers, pour la plupart, ne se rendent absolument pas compte du danger. La montagne, il faut la vivre pour prendre moins de risques.» Il y a un mois, Nicolas Renevier faisait découvrir aux lecteurs de 24 heures les secrets du hors-piste.
Aujourd’hui, ce freerider semi-professionnel de 25 ans ne jette pas la pierre à Cédric Genoud. «Il a eu du bol, tant mieux pour lui.» Mais en évoquant l’histoire miraculeuse d’Evolène, le jeune Valaisan ne peut s’empêcher de penser aux nombreux touristes qu’il croise, tous les jours ou presque, sur des pentes dangereuses.
«Ils suivent nos traces et pensent être en sécurité, raconte-t-il. Mais le plus souvent, ils ne sont pas du tout équipés pour faire du hors-piste. Ou alors, ils ont du matériel qu’ils ne savent pas utiliser!» Nicolas Renevier, lui, ne s’aventure nulle part sans son airbag, sa sonde, sa pelle et son détecteur de victime d’avalanche. En accumulant plus de 100 jours de ski par hiver hors des secteurs balisés, il estime avoir acquis suffisamment d’expérience pour prendre des risques calculés.
Savoir renoncer
Sa recette personnelle? Observer les conditions de neige, «y aller au feeling» et savoir renoncer quand il le faut. «Mais personne n’arrivera jamais à éliminer les risques, s’empresse-t-il d’ajouter. Le ski libre, c’est un sport. Un job. Ma copine aimerait bien m’accompagner. Je lui réponds qu’il ne vaut mieux pas.»
Ces jours-ci, le freerider de Morgins aligne les compétitions sur des faces vertigineuses, entre Saint-Moritz et l’Autriche. De là-bas, il tient à répéter un message préventif: «Sur toutes les pentes exposées de plus de 30 degrés, il y a danger. On peut passer à un endroit 50 fois sans problème. La 51e, l’avalanche peut descendre. La montagne est ainsi.»

En vacances deux semaines, nous vous proposons de (re)découvrir une partie des rencontres mises en ligne durant ce premier trimestre 2010:
Les petites communes abandonnées par la Nation?
La justice est-elle trop clémente avec les mineurs?
«Ces enfants blessés seraient condamnés si l'on ne faisait rien!»
«Oui, on peut être tuteur et heureux!»
Etes-vous favorable au renvoi systématique des criminels étrangers?
Dans une initiative, l'UDC préconise le renvoi des auteurs étrangers de délits y compris ceux relevant de la perception abusive de prestations sociales. Cette mesure vous semble-t-elle opportune?
Participez au sondage et au débat sur www.lesquotidiennes.com