
«On a fait des erreurs, c’est clair. On n’a pas su s’occuper correctement de ces enfants.» Il a fallu attendre la fin du procès pour que les deux accusés semblent prendre conscience de leurs actes. Car longtemps, hier, devant le Tribunal genevois de police, cette maman et son compagnon, toxicomanes, ont rejeté une grande part de leur faute sur les autres.
Leur faute? Avoir transformé leur appartement en dépotoir. Les enfants de madame, une fillette de 10 ans et son frère de 4 ans, vivaient au milieu des excréments de chiens, à la merci des seringues, des résidus de drogue, des bouteilles, du verre brisé traînant partout, mangeant rarement à leur faim.
Sur le banc des accusés, S. et son ami G., un couple à la dérive, aux propos souvent évasifs. Des cocaïnomanes venus sans avocat. L’acte d’accusation est terrible: violation du devoir d’assistance ou d’éducation auprès des enfants, à quoi s’ajoute la maltraitance sur les chiens. L’un des animaux en est mort lors de son transfert à l’Office vétérinaire cantonal.
La saleté de l’appartement? «Il était comme ça quand il y avait des crises, sinon c’était presque nickel», selon G. Les excréments des chiens? «Ils ont eu huit chiots, on était dépassé.» Ils étaient pourtant mal nourris, glisse la juge. «Ah non. Ils mangeaient tous les jours. Peut-être pas toujours assez…»
Pas réveillée pour l’école
Les enfants n’étaient pas mieux lotis, selon l’acte d’accusation. A entendre le couple, il y a eu «des périodes difficiles, mais je faisais tout ce que je pouvais, avec l’énergie que j’avais», explique G. La fillette qui, souvent, n’était pas réveillée à l’heure pour l’école? «C’était le lundi, elle avait une maîtresse qu’elle n’aimait pas.» La faute à l’école, donc.
Et aux services sociaux, qui, il est vrai, ont trop attendu pour réagir, malgré les signaux alarmants lancés par une voisine, par la police, par l’école et des médecins. «Mon amie était suivie depuis six ans par les réseaux sociaux, ils n’ont rien fait, lance G. On n’était pas opposé au placement des enfants, mais on voulait qu’ils restent ensemble.»
«Je ne les ai jamais laissés seuls», affirme leur mère. L’aînée faisait pourtant à manger pour le petit, avance la juge. «Ma fille aimait s’occuper de son frère, ce n’était pas une contrainte.» Etaient-ils privés de nourriture? «Ça, c’est faux. Si je n’avais pas de sous, ma mère m’aidait.» Le couple affirme encore qu’il essayait de cacher ses problèmes de drogue aux enfants, qu’il ne laissait pas traîner seringues ou résidus de drogue.
«La faute à la toxicomanie, j’en ai assez, lance Lorella Bertani, avocate des petits. Ces enfants n’ont pas demandé à venir au monde, dans ce monde de toxicomanes. Si leur mère ne réussit pas à s’en sortir, c’est parce qu’elle ne le veut pas.» Emboîtant le pas à l’avocate, le ministère public a requis une peine sévère contre la maman, coupable d’avoir laissé ses enfants «en mode de survie» dans un environnement dangereux. La substitute du procureur a demandé 3 ans de prison avec un sursis partiel (au minimum 6 mois fermes) pour la maman et 12 mois avec sursis pour son compagnon. Le jugement sera rendu ultérieurement.
En vacances deux semaines, nous vous proposons de (re)découvrir une partie des rencontres mises en ligne durant ce premier trimestre 2010:
Les petites communes abandonnées par la Nation?
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FC Ependes - FC Concordia Lausanne 0 - 5 (0 - 2) Notes : Terrain d'Ependes Franki
C'est le médecin et psychanalyste anglais Michael Balint qui a commis voici quelques décennies...
Etes-vous favorable au renvoi systématique des criminels étrangers?
Dans une initiative, l'UDC préconise le renvoi des auteurs étrangers de délits y compris ceux relevant de la perception abusive de prestations sociales. Cette mesure vous semble-t-elle opportune?
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Pour ce genre d'individu la stérilisation devrait s'imposer.
Quelle déchéance, et une fois de plus,personne ne s'est occupé de ces enfants.Que fait les Sociaux ???Et je ne parle pas des chiens.quelle tristesse
Même la voisine qui à réagit n'a même pas été entendue
!!
On préfère s'occuper de NEM que de pauvres enfants qui subissent l'inssuportable.