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Cinéma

L’acteur américain Ben Gazzara est mort à 81 ans

Par Etienne Dumont. Mis à jour le 04.02.2012

L’homme avait joué dans 133 films et téléfilms. On se souvient surtout du comédien dans ceux de John Cassavetes.

Ben Gazzara, Gena Rowlands et John Cassavetes dans «Opening Night» (1977).

Ben Gazzara, Gena Rowlands et John Cassavetes dans «Opening Night» (1977).
Image: DR

C’était l’un des dignes représentants de la première génération d’acteurs italo-américains. Souvent employé dans les films de John Cassavetes, Ben Gazzara est décédé vendredi à Manhattan d’un cancer du pancréas. Il avait 81 ans.

Ancien élève de l’Actor’s Studio dans le New York des années 1950, dont il avait su éviter les excès et les tics, Biagio Anthony Gazzara avait multiplié les rôles au cinéma, à la télévision et au théâtre. On l’aura vu dans 133 films et téléfilms! D’origine sicilienne, le comédien avait débuté à Broadway en 1956, avant de passer à Hollywood dès 1957. Son interprétation d’un homme accusé de meurtre dans «Anatomie d’un meurtre», l’un des chefs-d’œuvre d’Otto Preminger, l’avait fait accéder à la notoriété en 1959.

Réputation intellectuelle
C’est en entrant dans la «tribu» de John Cassavetes que Gazzara avait vraiment trouvé sa place. Il se retrouvait aux côtés du placide Peter Falk, récemment décédé, et de l’hystérique Gena Rowlands. On peut ainsi citer, avec ou sans eux mais toujours sous la direction de Cassavetes, «Meurtre d’un bookmaker chinois» (1976), «Husbands» (1970) et «Opening Night» (1977).

La réputation intellectuelle acquise alors lui a permis de continuer à tourner ces dernières années, notamment dans des films indépendants, dont le célèbre «Buffalo 66». Gazzara n’est pas apparu dans moins de 38 productions dans les années 1990.

Fidèle à l’Italie
Notons au passage que Ben n’a jamais renié son ascendance italienne. Il a régulièrement traversé l’Atlantique pour tourner en Europe. Les deux productions transalpines les plus mémorables où le public l’aura vu restent «Risate di Gioia» de Mario Monicelli, avec Anna Magnani (1960), et «Contes de la folie ordinaire» de Marco Ferreri (1981).

(TDG)

Créé: 04.02.2012, 12h02

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