Cinéma
L'univers du Suisse HR Giger renaît dans «Prometheus»
Par Marc-Henri Jobin. Mis à jour le 09.08.2012
Hans-Ruedi Giger vit aujourd’hui «comme un retraité» à Oerlikon, dans le canton de Zurich. Cet ancien élève de la «Zürcher Hochschule der Künste» (Haute école d'art zurichoise) était déjà mondialement connu pour ses «biomécanoïdes», mi-humains mi-machines, lorsqu'hollywood lui a proposé, en 1977, de créer un monstre extra-terrestre pour ce qui va devenir un film culte: «Alien, le huitième passager».
«La mission était d'effrayer les gens», se souvient l'artiste grison dans une interview publiée dans le dernier numéro du Züri Tip, l'agenda culturel du Tages-Anzeiger. «Visiblement, ça a marché», ajoute-t-il en riant.
La mission a même doublement réussi: non seulement, jamais le public n'avait vu créature aussi terrifiante, mais celle-ci et son univers ont valu à l'artiste suisse de recevoir, un an plus tard à Hollywood, l'Oscar des meilleurs effets visuels.
Le «space jockey» repris d'«Alien»
Pour cette consécration, H.R. Giger ne s'était pas contenté uniquement de dessiner. Non satisfait des modèles réalisés par les studios anglais de Shepperton, il s'était rendu sur place pour façonner lui-même les montres et maquettes de paysages qui ont fait le succès du film alors déjà dirigé par Ridley Scott.
Tel n'est pas le cas, cette fois, pour «Prometheus». Pourtant le nom de H.R. Giger apparaît en toutes lettres dans le générique final du dernier film du cinéaste américain. Dans sa dernière oeuvre, Ridley Scott réserve en effet une place importante au «space jockey», une autre créature née de l'imagination de H.R. Giger et déjà apparue dans «Alien».
Pour H.R. Giger, ce retour 30 ans en arrière dans le monde d'«Alien» est «fascinant». «Je suis un grand fan de Ridley Scott», explique-t-il. «Celui-ci jugeait les suites données à «Alien» plutôt faibles. Avec «Prometheus», il a voulu retrouver le mystère» de sa propre version, notamment par le biais du «space jockey»
«Je l'ai peint en 1978 à l'aérographe», note H.R. Giger. «L'original se trouve aujourd'hui dans mon musée de Gruyère», ajoute l'artiste qui apprécie particulièrement les salles qui abritent aujourd'hui ses oeuvres, sur trois étages, au Château St-Germain.
Je m'occupe de mon musée
Au début, il a pensé que cette aventure cinématographique pouvait nuire à sa réputation d'artiste. «Ensuite, ça n'a plus été un problème», confie-t-il. H.R. Giger s'était déjà essayé à d'autres supports, comme les posters, les livres et les pochettes de disques, telles celles réalisées pour Emerson, Lake & Palmer ou pour Debbie Harry.
H.R. Giger, qui est plutôt fan de jazz, aurait d'ailleurs «préféré être musicien» ou alors peindre quelque chose pour Miles Davis. Mais le trompettiste est mort et l'artiste ne peint plus depuis plusieurs années
«Cela ne me pose aucun problème», précise-t-il. «Au lieu de cela, je m'occupe de mon musée, ouvert en 1998». (Newsnet)
Créé: 09.08.2012, 15h31
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
ABONNEMENTS MOBILE
Grâce à notre outil comparatif indépendant, nous vous aidons à trouver l’abonnement optimal pour votre téléphone portable.
ASSURANCES AUTO
Est-ce que votre assurance auto répond à vos attentes ? En seulement cinq petites étapes, trouvez l’offre qui vous convient.





Veuilliez attendre s'il vous plaît 









