Photographie
Le festival «Images» aura lieu en septembre à Vevey
Par Etienne Dumont. Mis à jour le 07.07.2012
2012 constitue une année paire. Autant dire qu’elle comportera, à Vevey, une édition d’«Images». Cette manifestation dédiée à la photographie constitue en effet une biennale, tout comme Venise ou Sao Paulo. La manifestation dirigée par Stefano Stoll annonce ainsi un «musée éphémère» de 5000?mètres carrés dans un ex-grand magasin et plus de 60 projets. Le plus volumineux de ces derniers restera sans doute celui du Chinois Liu Bolin. Il comportera notamment une œuvre de 500?mètres carrés, tirée sur une bâche apposée contre le château.
Alors qu’il subsiste encore des traces de l’édition de 2010 dans la ville, notamment des pièces monumentales de JR, la ville se remet donc aux «Images». «Une ville d’images. C’est le slogan que la cité s’est donné au début des années 1990», rappelle Stefano Stoll. «Le festival en représente le volet événementiel. Il prend le mot d’ordre au pied de la lettre.» La manifestation aime le monumental. «Nous adoptons le plein air avec des manières inédites de présenter les travaux.»
Cinq étages d’expositions
Selon le directeur, cette approche permet au festival de «repousser toujours plus loin la photographie en direction des arts plastiques.» En 2012, les visiteurs retrouveront ainsi Christian Marclay, Andrés Serrano, Dieter Meier, Roman Signer ou Alain Delorme. Il y aura quelques idées folles. Alain Declercq et Jeanne Susplugas recouvriront ainsi le Théâtre municipal avec des images de châteaux français. Vu la réussite architecturale que constitue ledit théâtre, ce sera une bénédiction.
On pensait enfin, après la réussite de 1010, que l’ancienne EPA ne serait plus disponible pour la version suivante. «Elle l’est, mais de justesse», explique Stefano Stoll. Il y a en effet enfin un nouveau projet d’affectation à ce monstre de cinq étages. Au milieu d’un concept venu de l’inévitable et redoutable ECAL de Lausanne, il y aura des expositions de tailles plus réduites. Du moins pour ce qui est des tirages. Certainesidées sont des reprises d’Arles 2011. Mais tout le monde ne va pas à Arles.
Ainsi en va-t-il pour «Shoot», ou encore le photomaton géant créé par JR. Mais il y a aussi les «Objets du désir» d’Andrés Serrano ou «Révolution à vendre» d’après René Burri. Il s’agit d’illustrer ici le destin, parfois cocasse, du célèbre portrait du Che par le Suisse. Il a été mis à toutes les sauces. On l’a même vu orner un manteau pour chien…
(24 heures)
Créé: 07.07.2012, 11h43
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