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Rock français

Une biographie révèle la fin de Noir Désir

Mis à jour le 18.10.2012 2 Commentaires

Ancien journaliste des Inrockuptibles, Marc Besse lève le voile sur les derniers moments de Noir Désir, qui s’est séparé brutalement fin 2010 sept ans après la mort de Marie Trintignant.

L’auteur rappelle qu’après Vilnius, Noir Désir est resté soudé, se mettant en suspens pendant que Cantat purgeait sa peine jusqu’à sa libération conditionnelle en 2007.

L’auteur rappelle qu’après Vilnius, Noir Désir est resté soudé, se mettant en suspens pendant que Cantat purgeait sa peine jusqu’à sa libération conditionnelle en 2007.
Image: Keystone

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"A l’envers, à l’endroit" (éd. Ring) retrace le parcours du groupe depuis ses débuts à Bordeaux dans les années 80 jusqu’à sa séparation.

Il revient longuement sur les événements qui ont conduit à la mort, en 2003 à Vilnius, de Marie Trintignant, pour laquelle son compagnon Bertrand Cantat a été condamné à huit ans de prison.

Pour la partie la plus sensible du livre, celle allant de 2003 à aujourd’hui, le journaliste n’a pas recueilli les confidences du chanteur.

Il s’appuie sur des entretiens réalisés avec des proches (la soeur de Cantat, Ann, le chanteur d’Eiffel, Romain Humeau...) sans toutefois préciser à quelle époque ils ont eu lieu.

Racket en prison

Marc Besse a également interrogé l’attaché à la sécurité intérieure dans les Pays Baltes de l’Ambassade de France, à Vilnius, qui parle sous un nom d’emprunt.

Celui-ci ne jette pas une nouvelle lumière sur les faits qui se sont déroulés dans la nuit du 27 juillet 2003, mais raconte une enquête "bâclée", la police lituanienne ne se rendant pas compte de la notoriété des personnes impliquées.

Il évoque aussi le racket en prison, la barrière de la langue, la logistique mise en place par ses proches pour rester à ses côtés à Vilnius.

Après le retour en France de Cantat en 2004 à la prison de Seysses/Muret, le livre insiste sur le sentiment de culpabilité exprimé par le chanteur, les menaces de mort dont il est l’objet et son attitude exemplaire pendant son incarcération, puis à sa sortie. L’auteur rappelle qu’après Vilnius, Noir Désir est resté soudé, se mettant en suspens pendant que Cantat purgeait sa peine jusqu’à sa libération conditionnelle en 2007. En 2010, les signes d’un retour s’accumulent. Bertrand Cantat est remonté pour la première fois sur scène avec ses amis d’Eiffel. Le groupe est en studio, les musiques sont prêtes, même si Cantat n’arrive pas à écrire.

«Il s’est positionné comme une victime»

Pourtant le 29 novembre, le guitariste Serge Teyssot-Gay annonce son départ en raison de "désaccords émotionnels, humains et musicaux" avec Bertrand Cantat et d’un "sentiment d’indécence". Le lendemain, Denis Barthe confirme la fin du groupe. Le divorce a été consommé deux jours plut tôt, lors d’un dîner entre les quatre musiciens. Le récit de cette soirée s’appuie sur un unique témoignage, celui du batteur Denis Barthe.

"D’un coup, dans la discussion, Bertrand a complètement changé et s’est comporté comme une ordure. Il nous a dit de tout. Il s’est positionné comme une victime", raconte le batteur.

"D’un coup, il était victime de tout. Vilnius, ce n’était pas de sa faute... Comme si Marie avait glissé sur une savonnette. Kristina (Rady, sa femme qui s’est suicidée début 2010) ce n’était pas de sa faute, elle était malheureuse, etc. Il nous a tous accusés d’avoir besoin de sa notoriété", poursuit-il. Ce soir-là, Denis Barthe estime que le chanteur a tenté de se "défiler".

"Quand il a envie de rompre parce que la situation ne lui convient plus, il pousse les gens au bout de leurs limites pour que ce soient eux qui mettent fin à l’histoire et lui évitent de prendre ses responsabilités", dit-il.

"Il est dans une drôle de période. Depuis qu’il est sorti, il a beaucoup d’amis et de nouveaux amis", ajoute Denis Barthe.

Depuis la séparation de Noir Désir, le chanteur a multiplié les collaborations et prépare un album pour 2013.

A l'envers, à l'endroit (2005) : (afp/Newsnet)

Créé: 18.10.2012, 18h38

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2 Commentaires

François Henri Jolivet

19.10.2012, 08:50 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation 2

En dépit des allégations du clan Trintignant Bertrand Cantat a payé très chèrement sa liaison avec cette femme au passé plus que mouvementé.J'aime Bertrand et ne suis point surpris de l'abandon de ses anciens compagnons plus soucieux de plaire à une certaine clique bien-pensante en vue d'assurer leur avenir.Bertrand poursuit sa carrière et n'a rien à cirer de ses détracteurs. Répondre


porchet jakeline

18.10.2012, 22:20 Heures
Signaler un abus 4 Recommandation 8

Y a t il encore un public pour de tel individus ? Répondre



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