Scène musicale romande
La restructuration de la Fnac fait peur
Mis à jour le 21.02.2012 2 Commentaires
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La restructuration de la Fnac fait redouter le pire aux acteurs de la vie musicale en Suisse romande. Une centralisation des achats à Paris entraînerait un appauvrissement dramatique. La Fnac conteste de son côté toute volonté de supprimer l’antenne suisse.
Si les informations sont encore «officieuses», elles n’en soulèvent pas moins de vives craintes, explique mardi le distributeur Renaud Meichtry. Le communiqué diffusé à la presse est signé par plus de 80 labels, distributeurs et organisateurs de concerts ainsi par plus de 200 artistes.
A la mi-janvier, le groupe français PPR a annoncé un plan d’économies de 80 millions d’euros à la Fnac, avec la suppression de 500 postes dont 310 en France. Dans «Le Temps», Christophe Deshayes, directeur de la Fnac pour le sud de l’Europe, a alors précisé que les quatre magasins implantés en Suisse seraient désormais «pilotés» depuis la France, le «back-office» en Suisse étant «réorganisé».
Jusqu’à présent, les contacts avec les responsables de la division achats en Suisse étaient nombreux et réguliers. Ils permettaient aux acteurs locaux de trouver leur place à la Fnac, même si l’assortiment de disques s’est réduit dans les magasins, souligne Renaud Meichtry. Si les achats sont délocalisés à Paris, comment imaginer que l’intérêt puisse se maintenir pour une réalité distante de 500 kilomètres, s’interroge le distributeur. Accusations sans fondements
«Nous demandons à la Fnac France de conserver en Suisse une partie significative des antennes actuelles avec les responsabilités régionales», écrivent les auteurs du communiqué. Visiblement fâchée, la Fnac a répondu dans la journée par communiqué pour affirmer que «la suppression de l’antenne suisse n’est pas à l’ordre du jour».
La restructuration ne s’inscrit «en aucun cas dans une dynamique de déconnexion avec la culture locale propre au marché suisse romand», souligne la Fnac. «Le rôle d’acteur culturel» de la Fnac «continuera dans cette direction à l’avenir» poursuit l’entreprise qui «condamne l’ensemble des propos» du communiqué, basés sur «aucune information valable et vérifiée». (ats/Newsnet)
Créé: 21.02.2012, 19h54
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2 Commentaires
En lançant un appel au boycott, vous leur donnez encore plus une bonne raison de licencier. Les employés n'y peuvent rien. J'espère que les syndicats arriveront à faire pression pour que la FNAC Suisse ne licencie aucun membre de son personnel. Répondre
Qu'en adviendra t'il des personnes qui travaillent en "back office" de la Fnac ? Doit-on comprendre par "réorganisation" : licenciement collectif ? Encore une entreprise de plus qui supprime des emplois pour le bonheur de ses actionnaires .... Pour ma part, il n'est plus question que je fasse mes achats dans ce magasin, et c'est même le message que communiquerai autour de moi, un appel au boycott Répondre


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