Cette Haute Ecole d’Yverdon qui tient la dragée haute à l’EPFL

CybersécuritéEn matière de création de PME innovantes, l’école d’ingénieurs et de gestion HEIG-VD n’a rien à envier à l’école polytechnique.

Stefano Ventura Professeur à la HEIG-VD, «facilitateur d’entreprenariat»

Stefano Ventura Professeur à la HEIG-VD, «facilitateur d’entreprenariat» Image: Gabriel Lado

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Longtemps éclipsée par l’EPFL, la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD) à Yverdon-les-Bains est aujourd’hui un terreau tout aussi fertile pour les jeunes pousses. Strong. codes, spin-off de la HEIG-VD, est actuellement sous les feux de l’actualité: spécialisée en cybersécurité, née en 2016, elle serait déjà convoitée par Snap – groupe propriétaire de Snapchat – qui vient de créer une antenne à Y-Parc. Snap Switzerland SARL pourrait y former une équipe d’une dizaine d’ingénieurs pour y développer ses projets.

Installé au Centre Saint-Roch, au cœur de la friche industrielle Hermès-Precisa international (HPI) – la haute technologie des machines à écrire et imprimantes des années 80 – le professeur Stefano Ventura mesure le chemin parcouru depuis l’abandon de cette production annoncée le 19 septembre 1989. Il vient d’inaugurer, en janvier, un nouvel espace de formation et de coaching au nom significatif: STarmac! Un véritable aéroport où transitent toutes les idées des ingénieurs-entrepreneurs en herbe.

Au dernier comptage sur l’année 2015, on dénombrait près de 200 projets de transfert technologique entre la HEIG-VD et les entreprises locales. Les contrats de R&D et autres mandats représentaient des recettes de 17,5 millions de francs.

Stefano Ventura rappelle que c’est la mise à disposition d’un fonds d’innovation – sur concours – qui a permis la naissance d’une première start-up made in HEIG-VD. C’était il y a dix ans. Son nom: NetGuardians. Cet éditeur de logiciels de maîtrise des risques opérationnels dans l’industrie bancaire illustre les synergies des deux écoles qui ont été regroupées à Yverdon en 2006 et qui comptent désormais 2000 étudiants: l’Ecole d’ingénieurs du canton de Vaud et la Haute Ecole de gestion. Le domaine des «fintech» et de la cybersécurité est devenu un tel pôle phare du tissu économique nord-vaudois que la conférence nationale CyberSec a migré de Genève à Y-Parc.

Fondée en 2010 par deux ingénieurs de la HEIG-VD, Sysmosoft, qui compte huit employés, est active dans la sécurité des télécommunications mobiles. Elle a développé un système qui isole l’environnement professionnel sur un terminal mobile privé, produit qui intéresse de nombreuses banques privées à Genève.

Quand bien même elle a déménagé à Lausanne, la société CashSentinel a elle aussi développé son savoir-faire dans l’ingénierie financière auprès de la Haute Ecole d’Yverdon. Son application sécurise les transactions instantanées en ligne sur les voitures d’occasion entre acheteur et vendeur.

Née en 2011, Novaccess compte dix collaborateurs. Elle conçoit des solutions d’éclairage public intelligent et de télégestion, notamment pour la Commune de Lausanne.

Créée la même année, Objectis SA est spécialiste de l’automation industrielle et travaille en particulier pour l’industrie horlogère, des machines et des infrastructures. Dénombrant dix-huit collaborateurs, elle prévoit d’en engager encore trois ou quatre cette année.

Restée deux ans dans l’incubateur, DEPsys (quatorze emplois) commercialise des systèmes de gestion du réseau électrique de distribution (SmartGrid). Elle a lancé en 2012 un produit permettant de contrôler les perturbations provoquées par la multiplication des sources de production d’énergie renouvelable. (24 heures)

Créé: 13.03.2017, 07h48

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