La Une | Vendredi 24 octobre 2014 | Dernière mise à jour 14:59
Sommet à Bruxelles

L'Union européenne face à son budget

Mis à jour le 22.11.2012

Le marathon pour trouver un accord sur le projet de budget européen pour la période 2014-2020 a commencé dans la douleur jeudi à Bruxelles.

François Hollande et Mario Monti à Bruxelles pour l'ouverture du sommet.

François Hollande et Mario Monti à Bruxelles pour l'ouverture du sommet.
Image: AFP

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L'ouverture officielle du sommet européen, qui devait avoir lieu vers 20h, a été retardée en raison des nombreux entretiens bilatéraux organisés entre les dirigeants. Le sommet a débuté vers 23h.

Le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont tous deux insisté sur la nécessité pour chacun de faire des compromis, mais la chancelière a prévenu qu'il faudra peut-être un autre sommet pour aboutir.

Les deux principaux dirigeants de l'UE sont arrivés au sommet sans avoir arrêté une position commune. Une rencontre bilatérale a été organisée à cette fin dès leur arrivée.

Français et Allemands pourraient s'accorder sur une réduction du budget pluriannuel d'environ 100 milliards par rapport aux propositions de la commission et tenter de rallier d'autres Etats membres à cette position, dit-on à Paris.

Autre rencontre nécessaire?

«Il est possible qu'un autre sommet soit nécessaire pour trouver un accord, en janvier ou février», a déclaré le chancelier autrichien Werner Faymann.

Le chef du gouvernement italien, Mario Monti et le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy ont également évoqué la possibilité d'une autre réunion. «S'il n'y a pas d'accord ce ne sera pas dramatique», a dit Mariano Rajoy. «Nous n'accepterons pas de solutions inacceptables», a prévenu Mario Monti.

«J'ai l'impression qu'il sera très difficile de parvenir à un compromis équitable», a déploré le président du Parlement européen, le social-démocrate allemand Martin Schulz.

Cameron inflexible

Premier hôte des tête-à-tête organisés par le président du Conseil européen Herman Van Rompuy avant l'ouverture formelle du sommet, le Premier ministre britannique David Cameron s'est montré inflexible.

«Je ne suis pas content du tout (des propositions sur la table), je vais négocier durement pour obtenir un bon accord pour les contribuables britanniques et européens et je veux conserver le rabais britannique», a-t-il prévenu.

David Cameron peut compter sur le soutien du Suédois Fredrik Reinfeldt, du Néerlandais Mark Rutte et du Finlandais Jyrki Kateinen, comme lui partisans d'une réduction drastique des dépenses.

Coupes

Herman Van Rompuy propose un budget de 973 milliards d'euros en engagements sur la période 2014-2020, soit 1,01% du PIB européen. Pour parvenir à ce chiffre, il a réduit de 75 milliards d'euros la demande de 1047 milliards d'euros de la Commission en procédant à des coupes dans toutes les politiques.

Cette proposition a été jugée insuffisante par David Cameron et ses alliés. Selon les responsables européens engagés dans la négociation, «il demande des coupes supplémentaires de l'ordre de 40 à 50 milliards». «C'est infaisable», a confié un haut responsable européen.

Herman Van Rompuy estime en revanche possible de négocier des ajustements dans sa proposition en coupant dans les financements alloués pour les politiques de croissance (Grands réseaux, Recherche et Innovation) afin de rehausser les enveloppes pour la Politique agricole commune et pour les politiques de la Cohésion.

PAC

David Cameron a demandé à Herman Van Rompuy d'aller plus avant dans les coupes en taillant dans le budget alloué aux grandes interconnections transfrontalières pour les Transports, l'Energie et l'Internet et en réduisant le nombre de fonctionnaires européens.

Cameron a dans son collimateur l'enveloppe allouée à la Politique agricole commune (PAC), premier poste de dépense du budget, ardemment défendue par la France.

Les agriculteurs se mobilisent. Une trentaine sont venus des trois pays baltes pour protester contre les coupes annoncées dans leur budget et les syndicats agricoles européens se disent prêts à sortir les tracteurs. (ats/afp/reuters/Newsnet)

Créé: 22.11.2012, 20h39

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