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La crise de la dette s'impose à Davos

Mis à jour le 25.01.2012

Eveline Widmer-Schlumpf appelle à agir sans délai et Angela Merkel souhaite davantage de solidarité européenne .

La crise a été au coeur du discours de Eveline Widmer-Schlumpf et de Angela Merkel.

La crise a été au coeur du discours de Eveline Widmer-Schlumpf et de Angela Merkel.
Image: Keystone

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Top leaders présents à Davos au micro de CNN International

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FMI, Ernst & Young, Alcatel-Lucent... Patrons ou hauts responsables, ils sont présent au World Economic Forum et s'expriment sur l'état et les perspectives de l'économie mondiale.

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La présidente de la Confédération Eveline Widmer-Schlumpf appelle à agir sans délai.

Angela Merkel souhaite davantage de solidarité européenne, mais l'Allemagne ne renflouera pas les fonds de secours.

La chancelière allemande juge suffisants les montants actuels du Fonds européen de stabilité financière (FESF), de quelque 250 milliards d'euros, et du mécanisme européen de stabilité (MES), de 500 milliards d'euros environ), destiné à lui succéder, pour lutter contre la crise et éviter la contagion à d'autres pays.

«Les gens disent que ce n'est pas suffisant, certains disent qu'il faut le double, d'autres le triple, et alors seulement on croira à votre solidarité», a exposé Angela Merkel, à l’ouverture de la 42e édition du Forum économique mondial. «Mais est-ce encore crédible?» s'est-elle interrogée dans un discours empreint de discipline budgétaire.

Berlin défend l'euro. Mais l'Europe perdra sa crédibilité si l'Allemagne n'est pas en mesure de tenir ses promesses, a poursuivi Angela Merkel. Les déficits budgétaires ne vont pas être réduits d'un coup, cela va prendre du temps, mais nous sommes déterminés à y parvenir, a-t-elle assuré.

Agir immédiatement

La crise de la dette a également été au coeur du discours de la présidente de la Confédération Eveline Widmer-Schlumpf.

Le problème des finances publiques concerne de nombreux Etats, mais heureusement pas les pays émergents. Cependant la situation est telle que cette crise constitue l'un des principaux risques pour la conjoncture mondiale et menace l'euro, a relevé la conseillère fédérale, heureuse d'ouvrir le Forum dans son canton d'origine.

«L'endettement doit être ramené à un niveau supportable», a souligné la ministre des finances.

Le vieillissement de la population conduira à un surcroît des charges pour les finances publiques. La génération du baby-boom va prendre sa retraite et les générations futures vont devoir supporter un fardeau plus lourd. «Plus nous agirons avec retard, plus chères seront les mesures pour résoudre les problèmes. Nous sommes dans l'obligation d'agir maintenant», a-t-elle lancé.

Autre enjeu évoqué par Eveline Widmer-Schlumpf: la politique énergétique et environnementale. Là aussi, en cas d'inaction, ce seront les générations futures qui en supporteront les frais, a-t- elle dit.

Dans un monde de plus en plus complexe et interdépendant, des mesures doivent être coordonnées à l'échelle internationale. «Mais n'oublions pas, la responsabilité de prendre des mesures incombe aux gouvernements nationaux», a déclaré la conseillère fédérale. Et d'ajouter: «Nous ne pouvons pas fuir devant nos responsabilités et devons prendre les mesures difficiles mais nécessaires».

Accord fiscal Suisse-Allemagne abordé

Avant d'ouvrir l'événement, Angela Merkel et Eveline Widmer- Schlumpf ont eu l'occasion de s'entretenir brièvement durant une dizaine de minutes, a indiqué le porte-parole du Département fédéral des finances (DFF), Roland Meier.

Toutes deux ont abordé l'accord fiscal entre la Suisse et l'Allemagne, que Berlin souhaiterait renégocier, a précisé Roland Meier. Eveline Widmer-Schlumpf a exprimé le souhait que Angela Merkel s'engage également auprès de l'Union européenne afin que Bruxelles ne remette pas en cause la validité de cet accord.

«Si nous reculons devant ces efforts, si nous sommes seulement gentils les uns avec les autres, c'est assurément un mauvais service que nous rendons à l'Europe», a-t-elle averti dans cet entretien.

Les inquiétudes persistantes à l'égard de la zone euro sont un des nombreux thèmes abordés cette semaine à Davos. Mais au-delà, c'est tout le modèle capitaliste que certains intervenants, y compris chefs d'entreprise, remettent en cause.

«Je pense que nous avons trois ou quatre ans dans les pays occidentaux pour améliorer notre modèle économique, et si nous ne le faisons pas rapidement, je pense que nous aurons perdu la partie face au capitalisme des pays émergents ou au capitalisme d'Etat», en Chine, a résumé mercredi matin le patron du fonds d'investissement américain Carlyle, David Rubenstein. (afp/Newsnet)

Créé: 25.01.2012, 20h06

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