Monsanto pourrait changer de raison sociale

Décision à prévoirEn cas d’absorption de la firme américaine par Bayer, l’entreprise allemande préférerait profiter du crédit de sa propre marque.

Le patron du groupe allemand Bayer n'écarte pas l'hypothèse d'un changement de raison sociale pour Monsanto, en cas d'absorption du géant américain.

Le patron du groupe allemand Bayer n'écarte pas l'hypothèse d'un changement de raison sociale pour Monsanto, en cas d'absorption du géant américain. Image: KEYSTONE

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Le patron du groupe allemand Bayer a évoqué un éventuel changement de raison sociale pour Monsanto, en cas de fusion entre son entreprise et le géant américain des OGM (organismes génétiquement modifiés) et pesticides, à la réputation sulfureuse.

Interrogé par le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung sur la possibilité que le nom de Monsanto, fabricant entre autres du pesticide Roundup, disparaisse en cas de rapprochement réussi avec Bayer, Werner Baumann a répondu que l’entreprise allemande déciderait cela «le moment venu».

Tout en s’empressant de préciser: «Ce qu’on peut dire aujourd’hui, c’est que la marque Bayer jouit d’une réputation et d’un rayonnement excellents dans le monde. Il faut les mettre à profit.» Le groupe rhénan a mis sur la table quelque 55 milliards d’euros (60,8 milliards de francs) pour s’emparer de son concurrent américain et créer un mastodonte de l’agrochimie. Une offre certes rejetée dans un premier temps par Monsanto. Celui-ci s’est toutefois ravisé relativement rapidement.

«Ce qu’on peut dire aujourd’hui, c’est que la marque Bayer jouit d’une réputation et d’un rayonnement excellents dans le monde»

«Nous avons conscience de la réputation précédant la société Monsanto, à tort ou à raison», souligne Werner Baumann, tout en invitant les défenseurs de l’environnement au dialogue avec Bayer à ce propos.

Ces éléments retiennent évidemment la plus grande attention sur l’arc lémanique. Les employés du siège européen de Monsanto, à Morges, ont été informés le 19 avril que 75 postes – sur un total de 144 – seraient supprimés. Plus de la moitié des collaborateurs concernés se verraient proposer la possibilité d’un transfert vers un autre site. Même si le groupe du Missouri confirmait encore récemment sa volonté de maintenir son siège européen en Suisse.

Mais, depuis l’ouverture de discussions sur une éventuelle absorption de Monsanto par Bayer, confirmées le 19 mai, le sort du personnel «morgien» se présente probablement sous un autre jour. La firme allemande, numéro un mondial des produits phytosanitaires, dispose déjà de près de 1200 collaborateurs en Suisse. La moitié est employée à Bâle. Le solde se répartit entre Zurich (le siège helvétique s’y trouve domicilié depuis une quarantaine d’années) et Muttenz (Bâle-Campagne). (24 heures)

Créé: 30.05.2016, 07h40

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