La Une | Mercredi 23 mai 2012 | Dernière mise à jour 23:03
Sommet à Bruxelles

Sarkozy rejette l'idée de mettre la Grèce sous tutelle

Mis à jour le 30.01.2012

Le président français a rejeté catégoriquement lundi soir l’idée d’une mise sous tutelle budgétaire de la Grèce par l’UE, comme proposé par un document du gouvernement allemand qui a provoqué une vive polémique.

Nicolas Sarkozy a affirmé que les négociations visant à réduire la dette grecque avançaient

Nicolas Sarkozy a affirmé que les négociations visant à réduire la dette grecque avançaient "dans la bonne direction".
Image: Keystone

Le chef de l’Etat français a assuré que la chancelière allemande Angela Merkel était sur la même ligne. La mise sous tutelle budgétaire de la Grèce "n’est pas une position qui a été défendue par la chancelière", a-t-il dit.

"Il ne peut être question de mettre quelque pays que ce soit sous tutelle", a-t-il déclaré à la presse à l’issue d’un sommet européen. Ce ne serait "pas raisonnable, pas démocratique et pas efficace", a-t-il ajouté.

La proposition controversée, révélée au cours du week-end, émanait du ministère allemand des Finances et a été soumise pour discussion à un forum de hauts fonctionnaires des pays de la zone euro.

Accueilli avec indignation en Grèce

Elle demande qu’un commissaire européen spécial soit désigné pour surveiller la politique du gouvernement grec, avec droit de veto sur ses décisions budgétaires si elles ne sont pas conformes aux engagements pris par le pays envers ses créanciers. Le document demande aussi que le pays consacre ses revenus "avant tout" au service de la dette, à savoir le remboursement des taux d’intérêts des emprunts.

Il a été accueilli avec indignation en Grèce et dans d’autres pays européens. Le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, l’a jugé "inacceptable". Le chancelier autrichien Werner Faymann a parlé d’une proposition "vexante". Seuls les Pays-Bas et la Suède ont soutenu l’idée allemande.

Nicolas Sarkozy a également affirmé que les négociations visant à réduire la dette grecque avançaient "dans la bonne direction". "Nous avons de bons espoirs" d’obtenir un "accord définitif dans quelques jours", a-t-il poursuivi.

Il a précisé que les négociations concernaient d’une part les banques privées créancières du pays, mais aussi "éventuellement d’autres institutions européennes".

Une manière de suggérer par exemple que la Banque centrale européenne pourrait être invitée, elle aussi, à accepter une perte sur ses créances envers Athènes. Elle détient des dizaines de milliards d’euros de dette publique grecque rachetée aux banques sur les marchés. (afp/Newsnet)

Créé: 30.01.2012, 22h33

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