Fraude fiscale
UBS pratique la «tolérance zéro» selon son président
Mis à jour le 16.08.2012 1 Commentaire
«Nous n'aidons pas à contourner l'accord fiscal», a déclaré Axel Weber dans une interview à paraître vendredi dans le Handelsblatt. Celui-ci a été signé récemment par Berlin et Berne, mais n'a pas encore ratifié. Il doit mettre fin à l'évasion fiscale massive des Allemands vers la Suisse.
Le président d'UBS (UBSN 16.62 0.06%) a aussi démenti que sa banque aidait des clients allemands à transférer en toute hâte leurs fonds vers des places financières asiatiques pour ne pas être rattrapés par le fisc allemand. Cette accusation émane notamment des autorités du Land allemand de Rhénanie du Nord-Westphalie.
Mais «dans une banque aussi grande, on ne peut exclure de manière catégorique des manquements individuels», selon Axel Weber. Le nom d'UBS revient régulièrement en Allemagne dans le cadre des affaires autour d'achats de CD volés auprès de banques suisses censés contenir les noms de clients fraudeurs.
Immunité espérée
Le président de la grande banque helvétique revient aussi sur le scandale du Libor, qui concerne UBS et plusieurs autres établissements internationaux. Axel Weber espère que son établissement obtiendra l'impunité dans cette affaire.
Contrairement à la banque britannique Barclays, UBS n'est pas en pourparlers avec les autorités en vue d'un accord. En étant l'une des premières banques à s'être dénoncée, elle devrait bénéficier de l'immunité, à savoir d'un «statut de repenti», relève Axel Weber.
Axel Weber est bien connu en Allemagne. Il a dirigé la très influente banque centrale Bundesbank. Partisan d'une politique monétaire sévère qu'il jugeait bafouée par la Banque centrale européenne, il en avait claqué la porte avec fracas en février 2011. L'Allemand a été élu président du conseil d'administration d'UBS en mai, succédant à l'ancien conseiller fédéral Kaspar Villiger. (ats/afp/Newsnet)
Créé: 16.08.2012, 19h11
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1 Commentaire
Plus personne ne croit les déclarations des banquiers suisses ... ni celles de M. Patrick Odier, président de l'ASB (voir ses déclarations du 20.7.2012, édifiant). Répondre






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