Finance
Une des plus grandes entreprises familiales entre en bourse
Par Pierre-François Besson. Mis à jour le 21.03.2012
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«On n’a pas vu beaucoup d’entrées en bourse dans ce secteur ces dernières années et l’intérêt était marqué», constate Christophe Laborde, analyste financier chez Bordier.
Le titre DKSH a fait son apparition à la bourse suisse mardi et a rapidement gagné en valeur (de 48 à environ 51 francs par titre) dans un marché baissier. «Cette société de services dispose d’un bon potentiel de croissance en termes d’activités et de profits. Elle est active sur les bons marchés et profitable», justifie l’analyste.
Parmi les plus grande entreprise suisse en mains familiales, DKSH met environ 30% de ses actions à disposition des investisseurs. Objectif: engranger des liquidités (jusqu’à 900 millions de francs) pour financer son développement, diversifier ses investissements et bétonner la transition de la cinquième génération des familles à la base de société.
Dès le 19e siècle
Inconnue du grand public, DKSH est une société familiale dont l’origine remonte au 19e siècle et les missions commerciales de marchands suisses attirés vers les marchés d’Extrême-Orient.
Employant aujourd’hui 24'000 collaborateurs dans 35 pays, la société basée à Zurich vend ses services de sourcing, marketing, ventes, distribution et services après-vente.
En gros, DKSH accompagne l’expansion de ses clients vers l’Asie. Des clients qui ont pour noms Nestlé, (NESN 65.7 -0.08%) Roche (ROG 253.1 0.96%) ou GlaxoSmithKline. Ses champs d’expertise couvrent les biens de consommation, la santé, les matériaux spéciaux et les technologies.
Plus de court terme
DKSH a enregistré un chiffre d’affaires de plus de sept milliards de franc l’an dernier, dont un quart en Chine. Et un bénéfice de 152 millions de francs, en nette progression. Elle est numéro un de son domaine en Asie.
Les familles fondatrices resteront actionnaires de base de la société, avec environ 46% du capital. Mais en entrant en bourse, elles s’obligent à davantage de transparence. Elles ouvrent aussi la voie à une pression accrue des actionnaires.
«L’arrivée d’actionnaires institutionnels mettra une pression supplémentaire, explique Christophe Laborde. Jusqu’ici, l’agenda était plus délayé dans le temps, dorénavant, il faudra agir à plus court terme et obtenir des résultats plus rapidement.» (Newsnet)
Créé: 21.03.2012, 07h13
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