Crise de la dette
L’Allemagne sort gagnante de la débâcle grecque
Par Pierre-François Besson. Mis à jour le 02.08.2012 7 Commentaires
Un risque...
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L’Europe serait coupée en deux. Le Sud qui peine et profite des largesses allemandes et le Nord, mené par l’Allemagne justement, qui se serre la ceinture et débourse pour sauver Grèce, Portugal et autre Espagne.
La réalité est plus compliquée. Même Bild le reconnait. Cette semaine, l'eurosceptique et très critique quotidien titre: «L’Allemagne gagne aussi de l’argent grâce à la crise de l’euro!».
Principale argument avancé par le journal le plus lu d'Allemagne: les taux d’intérêt ridicules auxquels empruntent l’Etat et les particuliers mettent du beurre dans les épinards allemands.
Milliards économisés
Le rendement des obligations d’Etat à deux ans est actuellement négatif, constate le quotidien conservateur. Les investisseurs paient pour prêter à l’Allemagne. Et pour emprunter à dix ans, l’Etat paie seulement 1,25%.
Un analyste financier cité par Bild a fait le calcul. Ces trente derniers mois, l’Allemagne a économisé 60 milliards d’euros au moment de se refinancer sur les marchés.
«En y ajoutant l'augmentation des recettes fiscales et la baisse des dépenses sociales, les économies atteignent 70 à 100 milliards d'euros», constate le quotidien.
Bild ne va pas jusqu’à l’écrire en toutes lettres. Mais le journal économique français La Tribune s’en charge: «L’aide à la Grèce n’a encore rien coûté aux Allemands».
Etat et consommateurs
L’Etat allemand n’est pas le seul à profiter de cette situation favorable. Les banques peuvent se refinancer auprès de la Banque centrale européenne au taux ridiculement bas de 0,75%. Contre 4,25% il y a quatre ans.
Le bâtiment est lui aussi gagnant. Depuis 2008, les taux du crédit immobilier ont diminué de moitié. Il est possible d’emprunter les 155'000 euros d’aujourd’hui au même coût que les 100'000 euros de 2008, constate Bild.
C’est en réalité l’ensemble des preneurs de crédit et des consommateurs germaniques qui profitent de l'instabilité de la zone euro. Sans parler de la puissance exportatrice allemande. Avec la faiblesse de l’euro, elle se sent des ailes sur les marchés mondiaux. (Newsnet)
Créé: 02.08.2012, 14h06
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La rédaction
7 Commentaires
Je trouve normal que les Allemands gagnent quelques milliards avec la crise Grecs! Après en avoir dépensés des centaines de milliards pour tous ces pays où la farniente et la sieste prime sur le travail! Répondre
Comme quoi, même les plus grandes débâcles financières profitent toujours à quelqu'un! Cette fois-ci, ce sont les Allemands qui en bénéficient, mais la confédération suisse avait aussi gagné un pactole en intérêts, en prêtant à l'époque, à UBS en pleine déconfiture! C'est bon pour les fourmis, mais pas terrible pour les cigales :-) Répondre
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