Crise de la dette
La Grèce mise sur une décision positive de la zone euro
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Les responsables des trois partis de la coalition gouvernementale grecque ne sont pas parvenus jeudi à s’entendre sur l’ensemble des réformes exigées par les créanciers du pays. La Grèce espère néanmoins trouver un accord avec l’UE pour l’octroi d’un nouveau plan de sauvetage. Après une nuit de tractations avec des négociateurs de l’UE et du Fonds monétaire international (FMI) et les chefs de file des trois partis grecs de la coallition, le ministre grec des Finances Evangelos Venizelos a déclaré qu’il existait toujours un point de désaccord, sans préciser lequel. Malgré cette dissension, il doit rencontrer jeudi à Bruxelles ses homologues de l’Union européenne.
Ces derniers espèrent que le ministre grec pourra leur présenter un engagement sur des mesures d’économie de l’ordre de 3,3 milliards d’euros cette année. «Je pars avec l’espoir que le sommet de l’Eurogroupe aura lieu, et qu’une décision positive sur le nouveau programme sera prise», a-t-il indiqué à des journalistes.
La nouvelle aide porte sur un montant de 130 milliards d’euros. Sans elle, la Grèce s’expose à un défaut de paiement le 20 mars, délai d’expiration pour le remboursement de 14,5 milliards d’euros d’obligations.
Le programme d’aide est lié à des conditions drastiques d’assainissement des finances publiques et des mesures de relance économique passant par une sévère dérégulation du marché de travail et un abaissement du coût de la main d’oeuvre.
Accord attendu
L’assentiment des chefs de parti à cette nouvelle cure de rigueur est attendu fiévreusement par les partenaires de la Grèce, exaspérés par plusieurs jours d’atermoiements politiques autour des mesures en jeu. Le premier ministre grec Lucas Papadémos a indiqué qu’il espère qu’un accord soit conclu avant la réunion des ministres des Finances de la zone euro.
Selon des fuites dans la presse, le train de mesures prévoit une baisse de 22% du salaire minimum ainsi ramené autour de 586 euros bruts sur 14 mois, des coupes dans les retraites complémentaires, et 15’000 suppressions d’emplois dans l’année dans le secteur public. Les conséquences sociales seront douloureuses dans un pays qui entame sa cinquième année de récession.
Le syndicat communiste Pame a appelé à des manifestations à Athènes jeudi soir, deux jours après une grève générale de 24 heures qui a fait battre le pavé à quelque 20’000 manifestants. Le prix politique s’annonce aussi élevé pour des partis qui se préparent à des élections législatives anticipées en mars ou avril.
Le temps presse pour la Grèce qui a promis d’aborder la semaine prochaine l’autre volet de cette négociation internationale à plusieurs niveaux : l’opération d’effacement par les créanciers privés de 100 milliards de dettes grecques, quasi-finalisée fin janvier à l’issue de tractations entre Athènes et les créanciers privés de la Grèce, représentés par l’Institut de la finance internationale (IFF). (afp/Newsnet)
Créé: 09.02.2012, 06h18
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