Place financière
Ce que deviennent les banquiers sans emploi
Par Marc-Henri Jobin. Mis à jour le 13.04.2012 6 Commentaires
Les offres d'emploi chutent d'un tiers
Les banques suisses recherchent moins de personnel. A fin mars, le nombre d'emplois vacants dans les établissements ressort en baisse de 35% par rapport à la même période de l'an passé, à 1144 postes.
Dans les assurances, le nombre d'emplois offerts est en recul de 4% à 1176, selon l'indice Finews-JobDirectory, qui prend en compte les sites web de quelque 1400 sociétés. Au total, le secteur financier proposait 3430 places de travail à l'issue du premier trimestre, soit une contraction d'un cinquième par rapport à mars 2011.
UBS et Credit Suisse présentent une légère embellie par rapport à fin 2011. Ils offrent respectivement 275 et 295 emplois. Les deux établissements ne créent cependant pas de postes, mais pourvoient les places devenues vacantes suite à des départs.
Les banques cantonales et les banques privées recherchent en revanche moins d'employés. Selon l'indice, la région zurichoise représente plus de la moitié (54%) des emplois offerts. (ats)
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Les propos rassurants de Walter Kielholz sur l'avenir de la place financière suisse vendredi dans le Tages-Anzeiger sont un véritable baume pour les employés de la branche. En attendant, ceux-ci sont confrontés à une chute sévère de l'emploi dans la branche.
Même si la place financière suisse «ne va pas perdre si rapidement ses avantages», selon le président de Swiss Re et ancien président du Conseil d'administration de Credit Suisse, les offres d'emploi y ont chuté de 20% en un an. La baisse atteint même 35% à fin mars dans le seul secteur bancaire, selon les chiffres récemment publiés par Jobdirectory et le portail financier finews.ch.
Réforme et automatisation
«Les banques sont contraintes d'épargner», constate Denise Chervet, de l'Association suisse des employés de banque (ASEB). Les mesures de réduction des coûts touchent principalement deux groupes d'employés, explique en outre Claude Baumann, de finews.ch, sur tages-anzeiger.ch: les conseillers à la clientèle et les personnes employées au back-office.
Les conseillers spécialisés dans l'accompagnement de la clientèle étrangère paient les conséquences du changement en cours des modèles d'affaires. Les banques rationalisent et automatisent plus que jamais les tâches de soutien, en les remplaçant par des systèmes informatisés, explique le spécialiste zurichois.
Salaires sous pression
La baisse observée des offres d'emploi arrive au moment précis où de plus en plus de personnes sont à la recherche de nouvelles possibilités. Les suppressions d'emplois sont connues de longue date, mais elles se réalisent en ce moment compte tenu des délais de résiliation, note Claude Baumann.
Les possibilités d'entretien en vue d'une embauche sont limitées, confirme Emmanuel Kessler, spécialisé dans le reclassement. «Les conseillers qui passent la rampe sont ceux qui peuvent emporter une série de clients avec eux», résume-t-il.
Parallèlement, les conditions salariales sont en baisse: les employeurs ont actuellement le dernier mot. Et les employés deviennent réalistes au plus tard au moment de se rendre à l'Office régional de placement (ORP), relève l'expert.
Le marketing, le controlling, l'enseignement
Dans les ORP, on confirme qu'il vaut mieux accepter un salaire moins élevé que de se retrouver longuement au chômage. Les banquiers qui se présentent pour un nouveau job trouvent des possibilités dans le marketing, le controlling, dans le domaine commercial ou encore dans l'enseignement spécialisé.
Les jeunes et les employés de la classe d'âge des 50-60 ans sont ceux qui éprouvent le plus de difficultés à se reclasser, selon la porte-parole de l'ORP de Zurich. Plusieurs d'entre eux ont ainsi choisi de changer complètement d'horizon.
L'un a ouvert un salon de coiffure, un autre dirige aujourd'hui des halles de tennis, un troisième conduit des bateaux sur le lac de Bienne, se souviennent les interlocuteurs. Le chauffeur d'une banque a retrouvé le même emploi auprès d'un privé. Et «il gagne aujourd'hui nettement mieux sa vie qu'auparavant». (Newsnet)
Créé: 13.04.2012, 12h26
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6 Commentaires
Franchement Marc-Henri, t'as rien trouvé de mieux à nous pondre? On en à rien a carrer de ce que deviennent ses messieurs-dames-en-costard-jupette-bien-serrés. Est-ce tu t'es posé la question, rien qu'une seconde de ce que devienne monsieur-et-madame-tout-le-monde quand ils sont au chômage?? Pour ton professionnalisme, je t'offre un kit de journaliste: http://bit.ly/ID40Mk Répondre
Je ne vais pas les plaindre, on mérite ce que l'on sème Répondre
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