Les «petits» investiront tard et cher
Mis à jour le 05.02.2012 1 Commentaire
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Facebook, qui a enclenché sa procédure d'entrée en Bourse mercredi, dans la perspective d'une cotation publique dans quelques mois, aura attendu huit ans pour offrir ses parts aux petits porteurs.
Mais depuis 2008, tout un cercle d'investisseurs relativement fortunés inscrits sur des marchés privés comme SecondMarket et SharesPost, réservés à ceux qui ont au moins 200'000 dollars de revenus annuels depuis trois ans, et/ou un patrimoine d'un million de dollars (hors résidence principale), pouvaient déjà se servir.
«C'était une société qui se cotait sous le manteau, il y avait les happy few qui avaient les comptes, et les autres qui essayaient d'y accéder, ou de parier dessus mais à l'aveugle», résume Virginie Lazès, directrice associée à la banque d'affaires Bryan Garnier.
«C'est ceux qui ont gardé leurs titres, et qui vont les vendre une fois que la cotation sera faite, qui auront fait la meilleure affaire», ajoute-t-elle.
De 10 à 94 milliards
Durant cette période, certains investisseurs ayant pu mettre la main sur des titres cédés soit par des employés ou anciens employés du site, soit par des investisseurs des premiers jours, ont en effet déjà pu faire fortune: la valorisation de Facebook tournait à 10 milliards de dollars quand la société Digital Sky Technology y a investi au printemps 2009, alors que, de source informée, on évoquait vendredi une valorisation à 94 milliards de dollars dans les échanges les plus récents sur les marchés privés.
De nombreux analystes estiment que la valorisation tournera autour de 100 milliards de dollars au moment de l'entrée en Bourse. De quoi se demander s'il n'est pas déjà trop tard pour apporter sa mise.
«Normalement, une introduction en Bourse marque le début d'une croissance supplémentaire à venir», déclare Trip Chowdhry, analyste chez Global Equities Research, alors que dans le cas de Facebook, la croissance reflue déjà.
«Nous prévoyons que le taux de croissance du nombre de nos utilisateurs et de notre chiffre d'affaires va décliner avec le temps», a prévenu l'entreprise dans son document boursier, précisant que «le chiffre d'affaires annuel a progressé de 154% entre 2009 et 2010 et 88% entre 2010 et 2011».
Un pari pas absurde
Evoquant une «Facebook fatigue», M. Chowdhry estime que «c'est un bon investissement à 35 ou 45 milliards de dollars, mais pas à 100 milliards, et déjà à 65, ce serait pousser».
De fait, il s'agirait d'une multiplication par 27 du chiffre d'affaires réalisé en 2011 alors que Google, par exemple, a une capitalisation boursière représentant environ 5 fois son chiffre d'affaires.
Mais pour Mme Lazès, qui fait partie de ceux qui estiment que Facebook a déjà pu prouver son modèle d'entreprise tout en gardant «le potentiel éventuel de détrôner Google dans 2-3 ans», les petits porteurs qui se laisseront séduire par la notoriété de Facebook feront «un pari qui n'est pas absurde» sur la hausse du titre.
«C'est ce qui se disait quand Google est entré en Bourse», note aussi l'analyste Lou Kerner, de SecondShares.com. Google a offert ses premières actions au public à 85 dollars. Elles cotaient à plus de 596 dollars vendredi. (afp/Newsnet)
Créé: 05.02.2012, 09h16
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1 Commentaire
Faut être tapé d'y mettre un seul $ (même si il ne vaut pas grand chose) C'est comme quand Blocher et Ebner voulait nous faire croire que tous le monde devrait avoir des actions. Répondre



Veuilliez attendre s'il vous plaît 



