A Genève, la finance se mêle aux ONG lors du Social Good Summit

ONULe sommet s’ouvre aujourd’hui sous l’égide de l’agence onusienne PNUD. Des participants témoignent.

Maria Luisa Silva, directrice du PNUD à Genève

Maria Luisa Silva, directrice du PNUD à Genève Image: DR

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Le Social Good Summit se tient aujourd’hui à Genève. Objectif de la rencontre organisée par le PNUD onusien et Impact Hub – un réseau de 86 espaces de travail reliant 15 000 entrepreneurs? Réunir une centaine de financiers, représentants d’organisations internationales et ONG triés sur le volet. Afin de mieux les faire travailler ensemble dans l’accompagnement de PME à vocation sociale dans les pays pauvres. «Les investissements pour atteindre nos objectifs de développement pour 2030 signifient la mobilisation non pas de milliards mais de milliers de milliards de dollars, et ces transformations ne se concrétiseront que par le biais de partenariats public-privé», invoque, dans un communiqué, Maria Luisa Silva, directrice du PNUD à Genève. Comment attirer sur de tels projets des fonds de placement, soucieux de rendements mais aussi inquiets de voir leur mise initiale disparaître? Directeur exécutif au sein de la fondation UBS Optimus, John Fairhust connaît bien le problème. Il a été longtemps l’un des responsables de Global Alliance for Improved Nutrition (GAIN), organisation luttant contre la malnutrition. Son problème a longtemps été d’acheter des «prémix» nutritifs destinés à enrichir farines ou céréales, «en obtenant les crédits – des lignes d’une centaine de milliers de dollars – nécessaires».

Selon ce dernier, pour obtenir de tels financements, la clef reste de mettre en place «un mécanisme pour amortir la prise de risque et permettre le déblocage de l’argent en fonction du résultat obtenu». Par exemple chaque fois qu’une fillette est inscrite à l’école. C’est ce qui se fait avec l’émission d’emprunts appelés «impact bonds» – il en existe une centaine de ce type, dont le montant va de 2 à 40 millions.

Quid du rôle des organisations internationales? Celles qui ont de l’argent à distribuer – comme USAI ou la Banque mondiale – «investissent directement dans les PME à visées sociales», explique de son côté Artak Melkonyan, conseiller principal au PNUD.

Celles qui n’en ont pas – comme les agences onusiennes ou OXFAM – «peuvent faciliter la mise en place d’infrastructures, comme des «incubateurs» ou des fonds d’investissement», ajoute ce dernier. Ces organisations «aident également les investisseurs à réduire les risques encourus, grâce à leur suivi, sur le terrain, des actions engagées». L’autre avantage, selon Artak Melkonyan, reste l’influence de ces institutions sur la «mise en place des conditions juridiques et fiscales adéquates par les gouvernements concernés».

Le Social Good Summit sera également l’occasion de promouvoir cinq entreprises parmi 177 projets remontant du réseau Impact Hub. Ce sera le cas de Dasaran, un programme en ligne permettant l’accès à l’éducation pour les plus pauvres en Arménie. (24 heures)

Créé: 06.10.2016, 08h38

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