Lagarde aimerait davantage de transparence

«Panama Papers»La patronne du FMI veut mieux lutter contre l'évasion fiscale plus ou moins légale des grosses sociétés.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Christine Lagarde a estimé dimanche que pousser les multinationales à la «transparence» pourrait permettre de contrer leurs techniques légales d'évasion fiscale. Elle souligne que ce sont les pays pauvres qui en «souffrent le plus».

«Cela doit être un sujet d'inquiétude majeur», a déclaré la dirigeante à Washington en clôture de la réunion de printemps du FMI et de la Banque mondiale, alors que l'onde de choc du scandale des «Panama Papers» continue de se propager.

«Ce qui pourrait être fait pour s'attaquer à ces problèmes c'est la transparence, la transparence sur les failles des législations (...), sur la localisation des activités des entreprises, la transparence sur le point de savoir où elles ont leurs différentes filiales et branches et où elles localisent leurs bénéfices», a-t-elle détaillé.

Le scandale des «Panama Papers» a indirectement remis en lumière les techniques utilisées par certaines grandes entreprises pour réduire leurs impôts. Elles localisent notamment artificiellement leurs bénéfices dans des territoires à faible fiscalité.

Dynamique

Selon Mme Lagarde, il y a à l'heure actuelle une «dynamique» qu'il faut «soutenir et qui doit être suivie par des résultats». D'après la dirigeante, pousser les entreprises à la transparence pourrait être un premier pas vers de nouvelles réglementations.

«Si on commence avec ça (...), on pourrait mettre au point des propositions. Nous sommes tout à fait prêts, au FMI, à proposer des changements», a-t-elle assuré.

1400 milliards à l'abri

Selon un récent rapport d'Oxfam, les cinquante plus grandes entreprises américaines, dont Apple, Wal-Mart ou General Electric, ont mis à l'abri quelque 1400 milliards de dollars entre 2008 et 2014 dans des paradis fiscaux afin de réduire leurs impôts.

Mme Lagarde a rappelé que les pays en développement étaient les principales victimes de ces techniques légales qui les privent de ressources vitales. «Ce sont les moins bien équipés, ceux qui dépendent le plus des taxes sur les bénéfices (...) et ce sont eux qui souffrent le plus de l'incroyable créativité et inventivité des grandes multinationales» en matière de comptabilité, a-t-elle assuré. (ats/nxp)

Créé: 17.04.2016, 19h40

Articles en relation

Le frein à l'endettement suisse, un modèle au FMI?

Assemblée du FMI La Suisse est apparue comme une «élève modèle» à Washington, selon Ueli Maurer. Plus...

Levrat s'insurge que Maurer défende les activités offshore

«Panama Papers» Le président du parti socialiste juge que les propos du ministre des Finances banalisent l'évasion fiscale via les comptes offshore. Plus...

Ueli Maurer défend les placements offshore

«Panama Papers» Le ministre des finances a donné une interview au «Blick». Il revient sur le scandale «Panama Papers». Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 4

Le corps de Dali exhumé, paru le 21 juillet.
(Image: Bénédicte) Plus...