La vallée de Joux est convoitée par cinq partis

Elections cantonalesLa députation de deux sièges de la Vallée est visée par huit candidats. Ils devront convaincre une région qui cherche à se développer tout en conservant son cadre naturel.

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Les élections cantonales du 30 avril prochain seront cruciales pour la vallée de Joux. Pour ces trois communes qui soignent leurs particularismes mais disent souffrir de leur positionnement à la périphérie du canton, le choix des députés est une occasion unique de lancer un message à la capitale. Ce d’autant plus que ce sous-arrondissement ne dispose plus depuis 2007 que de deux sièges au Grand Conseil.

Lesquels sont occupés depuis lors par un socialiste et un libéral-radical, qui ont su mettre en avant un bilan souvent commun: lobbying pour l’amélioration des transports, promotion économique, soutien à l’éolien, appel à une application souple de la fermeture au trafic des routes forestières, oreille attentive aux horlogers et aux écoles…

Un des membres du duo se représente d’ailleurs cette année, en la personne du socialiste Nicolas Rochat Fernandez. Tandis que la place laissée libre par l’emblématique PLR Dominique Bonny semble attendre Carole Dubois. Cette municipale du Chenit, horlogère et PLR, était arrivée en tête lors des dernières élections communales. Dans ces conditions, profiler un autre candidat pour remporter un siège de ce qui ressemble à une formule magique toute combière sera un sacré défi.

Plusieurs partis vont toutefois essayer de le relever. Pour récolter les voix destinées à l’arrondissement entier, mais surtout pour exposer leurs vues sur la Vallée. «C’est un endroit unique, glisse un observateur de la politique combière. Toute la région est protégée et cataloguée comme une campagne, alors que les problématiques sont urbaines: écoles, économie, transports, tissu industriel… Et ça reste un bastion traditionnellement populaire dans une monoculture horlogère.» A voir. Au Chenit, commune ouvrière autrefois tenue pour l’une des plus rouges du canton, le Parti socialiste a perdu en 2011 la majorité à l’Exécutif. Ils ne sont aujourd’hui plus que deux, face à cinq UDI, le rassemblement de la droite bourgeoise. Le rapport des forces de ces deux partis au Conseil est cependant relativement stable depuis dix ans et la région répond toujours présent aux grands scrutins de la gauche.

L’UDC profile cette année deux candidats de Vallorbe. Le parti avait cartonné lors des élections nationales de 2015, avec une sérieuse 3e place dans chaque commune de la Vallée. Le parti de Jacques Nicolet trouvera sans doute une oreille attentive sur les thématiques frontalières, mais aussi anti-éoliennes puisque l’un des candidats est un farouche adversaire des hélices. On cherche toutefois encore un signe de vie de la section locale.

Les Verts présentent deux candidats. En 2012, le parti avait obtenu 6% des suffrages aux élections cantonales. Ils peuvent miser sur la question éolienne, avec le joli score local de l’initiative «Sortir du nucléaire» (58,1% au Lieu). Leurs candidats devront toutefois réussir à trouver un discours efficace dans une Vallée que les communes ont tendance à qualifier de «trop protégée» par les différents inventaires fédéraux. Reste le Parti évangélique vaudois, qui propose un candidat issu de L’Abbaye. Il se rattache à l’Alliance du Centre (PDC, Vaud Libre, PBD, PEV et UDF) qui avait fait 6,6% des bulletins en 2012.

Outre le parti, c’est souvent encore et surtout la personne qui détermine l’élection à la Vallée. Chez un candidat, les Combiers sont sensibles aux capacités de lobbying en coulisse et à son habilité à dénicher les astuces qui permettent de faire avancer les dossiers locaux, de plus en plus souvent tributaires d’enjeux cantonaux, voire nationaux. (24 heures)

Créé: 17.03.2017, 10h22

Notre débat: les candidats à la question

24 heures sera au plus près des électeurs durant la campagne. Notre premier débat avec les candidats au Grand Conseil, c’est ce lundi 20 mars à 20 h, au Cinéma La Bobine, au Sentier. Entrée libre et apéritif à la sortie. Nous sommes également sur les réseaux sociaux, autour de #VD2017. Les thèmes suivants seront abordés: protection de l’environnement, transition énergétique, fusion des communes combières et avenir économique de la Vallée.

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