Pollution
Les nettoyages à la Javel, ce fléau des rivières
Par Manon Germond. Mis à jour le 13.04.2012 6 Commentaires
Les bons gestes à avoir:
- Utiliser de l’eau pour les travaux extérieurs
- Bien lire les étiquettes et les notices des emballages afin de respecter les dosages: «Le problème est le même qu’avec les herbicides, les engrais ou d’autres produits chimiques pour les ménages. L’application (dosage et temps d’application) doit se faire selon les consignes pour que le principe actif se dégrade correctement. Si le dosage n’est pas correct ou que le temps de traitement est trop court, des problèmes de pollution peuvent survenir» explique Steve Steiger, inspecteur des produits chimiques
- Récupérez les excédents de produits nocifs
Un seau à la main, Philippe Tavel arpente le ruisseau du Curbit, dans la région morgienne, à la recherche des zones de courant calme pour y déposer de jeunes poissons. But de l’opération: rempoissonner le ruisseau dévasté il y a une année par une pollution liée au nettoyage d’un toit à la javel. Bilan: 240 truites mortes et une faune et une flore totalement détruite sur 300?mètres. Il y a une année, l’odeur de la Javel dans le Curbit a permis au garde-pêche de remonter les deux kilomètres de canalisation du ruisseau jusqu’à la maison concernée.
On signalait un cas similaire dans Le Longeron à Puidoux, il y a une dizaine de jours. Cette fois, l’auteur de la pollution, un gitan de 57?ans et domicilié en France a pu être interpellé. Il a reconnu les faits. «Depuis la découverte du premier cas de pollution dans le canton, en 2008, nous avons interpellé huit fois des gens du voyage», relate Philippe Tavel.
Les services proposés par ces amateurs sont illégaux, car leur entreprise n’est pas homologuée. Ils ont des conséquences désastreuses pour la nature. «Tous les produits utilisés pour les travaux extérieurs de la maison terminent dans la rivière. L’eau qui passe par les grilles extérieures destinées à récupérer l’eau de pluie n’est pas traitée du tout», rappelle le garde-pêche.
Dans le canton, en moyenne soixante cas de pollution de cours d’eau sont recensés annuellement. La proportion exacte des dommages liés à ces services proposés au porte-à-porte n’est pas bien connue. Car le phénomène est trop récent et l’origine de la pollution ne peut pas toujours être détectée.
La police cantonale met en garde: il faut absolument refuser ces services. Et l’Association suisse des gardes-pêche souhaite relancer, l’année prochaine, sa campagne de sensibilisation intitulée «Sous chaque grille se cache une rivière». Celle-ci présente les bons gestes à avoir et rappelle que bon nombre de pollutions de cours d’eau proviennent des grilles d’eau claire. (24 heures)
Créé: 13.04.2012, 13h32
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6 Commentaires
TRES BIEN D INTERPELLER les auteurs de négligence, Mais combien coûte tout cela, ET SURTOUT QUELLE PEINE INFLIGE T ON A CES GENS, AMENDE ECT.. peut être qu un travail d utilité à la nature en plus de l'amende ferait réflechir des NEGLIGEANT. non........ Répondre
ces pauvres ''indépendants'' venants de France.., pour gagner leur pain ici..., sous couvert de la loi sur la libre circulation des travailleurs.., et qu'il serait immoral et raciste de notre part de leurs demander , a la frontière, ce qu'ils viennent faire chez nous.... Répondre





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