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Chasse

Un cerf trop bien coiffé mène un chasseur devant le juge

Par Philippe Maspoli / Jo. B.. Mis à jour le 20.08.2012 15 Commentaires

Quand un juge doit compter les pointes des bois d’un cerf, la gestion de la faune apparaît dans toute sa subtilité.

Jacques Cauderay, avec son chien Gizmo, conteste la sanction dont il est l’objet.

Jacques Cauderay, avec son chien Gizmo, conteste la sanction dont il est l’objet.
Image: VANESSA CARDOSO

C’est la tête de cet animal qui a poussé le chasseur à saisir la justice. (Image: DR)

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La Cour de droit administratif du Tribunal cantonal vient ainsi de rendre un très sérieux arrêt de dix pages sur un conflit lié à la chasse au grand gibier. Jacques Cauderay, un vigneron-encaveur d’Allaman qui consacre ses loisirs au tir du cerf, se trouve à l’origine de cette procédure. Il est accusé d’avoir tué un animal trop «bien coiffé»: les bois de ce mâle comportaient dix pointes, ou cors, alors que le maximum autorisé est fixé à huit.

L’affaire remonte au 19 janvier 2011, dans la région de Montricher. Jacques Cauderay raconte: «J’ai entendu le cerf arriver, il sortait d’un buisson. Je voyais son flanc droit. J’ai compté quatre pointes. Ce chiffre multiplié par deux, ça fait huit. J’ai pris la décision de tirer.» Mais l’examen de l’animal mort a révélé qu’il portait six pointes sur le côté gauche de sa tête, ce qui fait dix au total. Le chasseur sanctionné affirme qu’il lui était impossible de faire un décompte exact en quelques secondes: «On doit demander le curriculum vitae du cerf avant de lever la carabine», résume-t-il.

Il a décidé de porter son cas devant la justice, qui lui a donné tort. «La différence de taille des bois et des cors est flagrante et facile à observer, surtout pour un chasseur expérimenté», estime la Cour. Jacques Cauderay a renoncé à recourir au Tribunal fédéral.

La règle des huit pointes vise à protéger les animaux «bien coiffés», qui sont en général des mâles reproducteurs âgés d’au moins cinq ans. Pour Sébastien Sachot, conservateur cantonal de la faune, «Le chasseur n’est pas censé tirer sur le premier animal observé.» Une réforme n’est donc pas à l’ordre du jour. (24 heures)

Créé: 20.08.2012, 21h22

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15 Commentaires

Françoise Legrange

20.08.2012, 23:00 Heures
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il faut quand même être un sacré barbare (et le mot est faible) pour s'en prendre à un animal aussi majestueux. Qu'est-ce qui pousse cet homme à s'en prendre à eux, à vouloir les tuer ?Décidemment, les animaux sont bien souvent supérieurs aux hommes. Ils ne connaissent pas la cupidité ni la malveillance gratuite. Répondre


Benjamin Pichonnaz

20.08.2012, 22:55 Heures
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Chasser pour jouer c'est bas, très bas. J'espère que l'amende sera très salée ! La chasse est un moyen pour se nourrir, vivre ou réguler la faune, ce n'est pas simplement "pour le plaisir". On doit surtout savoir chasser avant de lever la carabine ! Répondre