Jeux vidéo
Le jeu de l’été provoque des sueurs froides
Par Simon Koch. Mis à jour le 03.08.2012
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Disponible au téléchargement uniquement sur Xbox 360. PEGI 18.
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Nous sommes en 1986. Une étrange maladie a décimé l’humanité et ramené les morts à la vie. Les survivants luttent tant bien que mal contre ces ennemis coriaces qu’ils appellent «ombre».
Et hop, encore un jeu de zombies. A force, affronter des morts-vivants devient lassant. Tirer dans la tête, éviter de faire du bruit, tous les poncifs y passent. Pourtant, «Deadlight» accroche immédiatement.
Le bon mélange
L’originalité vient en premier lieu du gameplay qui combine les codes du survival horror… et jeu plate-forme. Dégommer du mort-vivant à bout portant n’est pas la meilleure solution, et le héros devra ruser pour esquiver les zombies. Il exploitera les éléments de décor pour se mettre à l’abri et éliminer ses ennemis. Le cocktail est parfaitement maîtrisé et les moments stressants alternent avec des niveaux où prime la réflexion.
Le personnage principal, un hobo hirsute à la recherche de sa femme et de sa fille, n’a rien d’un surhomme. Pas question pour lui de rester suspendu des heures au-dessus du vide ou de jouer les Tarzan. L’astuce prime sur le physique. En face, les zombies ne peuvent pas grimper. En découle une partie de chat perché flippante et bien rythmée.
«Flashback» à la sauce «The Walking Dead»
Réalisé en 2D «Deadlight» se veut un hommage aux jeux des années 90, quelque part entre «Flashback» et «Another World». Côté influence, la BD «The Walking Dead» n’est pas loin non plus. On pense évidemment à l’apocalypse zombie, mais pas uniquement. Pour dévoiler son intrigue pas de cinématiques vidéo. «Deadlight» recourt à des dessins qui ne sont pas sans évoquer le célèbre comic book.
Visuellement, dans le jeu, le premier plan où évolue le héro se découpe en ombre chinoise sur un décor très soigné et fourmillant de détails. Ce parti pris visuel confère à «Deadlight» un style à part, tout en renforçant son côté glauque. On en redemande.
En attendant la sortie de gros titres cet automne, «Deadlight» apparaît comme le jeu à ne pas rater cet été. Durée de vie, entre 3 et 4 heures. Il est disponible au téléchargement uniquement sur Xbox 360. Dommage. Il serait le bienvenu sur d'autres supports, notamment les tablettes pour des parties nomades.
(Newsnet)
Créé: 03.08.2012, 11h54
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