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Les jeunes Suisses désertent Facebook
Par Simon Koch. Mis à jour le 06.07.2012
Le bouton «Want»
Facebook planche sur un cousin du bouton «J’aime»: le bouton «Je veux». C’est ce qu’a découvert Tom Waddington, un développeur web, en fouillant dans les lignes de code du réseau social. Le bouton «Want» ne sera compatible qu’avec les objets, et devrait fournir un outil commercial de premier plan pour les publicitaires et les vendeurs. L’achat d’un objet pourra lui aussi être répercuté sur le réseau social. Gageons que la publication sera automatique, à moins que l’utilisateur ne spécifie le contraire dans ses paramètres de confidentialité.
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En Suisse, 10'000 jeunes de moins de 15 ans ont fermé leur compte Facebook ces trois derniers mois. Cette hémorragie vient confirmer une tendance observée depuis le début de l’année par l’agence alémanique Bernet PR. Après une régression de 9% entre janvier et mars, le nombre d’ados suisses inscrits sur le réseau social a encore baissé de 10% au deuxième trimestre, passant de 106'380 à 95'800.
Sur la même période, le site communautaire, qui compte 2,84 millions de comptes actifs dans notre pays, a connu une modeste progression de 0,8%, notamment grâce à l’arrivée d’utilisateurs âgés de 30 ans et plus. Ces chiffres viennent confirmer le tassement de l’audience de Facebook à 901 millions d’utilisateurs.
Facebook est trop généraliste
Comment expliquer ce désamour des plus jeunes pour le réseau de Mark Zuckerberg? Et surtout, où sont-ils allés? Difficile à dire pour l’instant, car aucune étude ne s’est penchée sur ce phénomène encore récent. «Nous n’avons pas constaté de report massif vers Twitter», note Yannick Rochat, observateur attentif des sites communautaires. Doctorant à l’UNIL, il est le cofondateur du Pegasus Data Project, une plate-forme d’étude des réseaux sociaux.
Il est possible que les moins de 15 ans migrent vers des services moins généralistes et moins criblés de publicité que Facebook. Des sites ou des outils de communication plus en phase avec leurs intérêts, comme le jeu en ligne ou le chat. «On sous-estime souvent l’aspect communautaire du jeu en ligne. Les plates-formes actuelles offrent des outils proches des réseaux sociaux», explique Yannick Rochat. Idem pour YouTube. Avec un profil personnalisable, des amis, une messagerie, le site propose bien davantage que le partage de vidéos.
Des réseaux moins intrusifs
Ce retour à l’essentiel pourrait profiter aux réseaux sociaux «light», moins intrusifs et plus faciles à gérer comme Pinterest ou tumblr. Tous deux ont le vent en poupe. Mais de simples applications pour smartphones peuvent aussi tirer leur épingle du jeu. A l’image de WhatsApp, qui permet d’envoyer gratuitement des messages à ses contacts.
Facebook parviendra-t-il à inverser la tendance? Le réseau serait sur le point de s’ouvrir aux moins de 13 ans afin de doper son nombre d’utilisateurs actifs. En attendant, la présence toujours plus nombreuse d’adultes sur le réseau social rend immanquablement le site ringard aux yeux des ados. (Newsnet)
Créé: 06.07.2012, 14h43
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