
La créature de Peter Cushing. C'est en 1957, avec
Frankenstein s'est échappé !
( The Curse of Frankenstein) que la Hammer initie son « cycle » fantastique. Un premier film signé
Terence Fisher
, avec
Christopher Lee
dans le rôle du golem rapiécé et
Peter Cushing
dans celui du baron Victor Frankenstein. Un rôle qui va lui coller à la peau, tout au long des six films que la Hammer consacrera au roman de Mary Shelley. Peter Cushing fera d'ailleurs passer au second plan la créature: c'est lui, le véritable « monstre » de la série; un monstre moral bien plus glaçant que le résultat de ses expériences
Outre le premier, parmi les six Frankenstein de la Hammer, on recommandera surtout le second,
La revanche de Frankenstein
( The Revenge of Frankenstein, 1958) et le dernier,
Frankenstein et le monstre de l'enfer
( Frankenstein and the Monster from Hell, 1974).
>> Frankenstein s'est échappé ! dispo en zone 2 chez Warner. The Revenge of Frankenstein en zone 1 sous-titrée français chez Sony. Frankenstein et le monstre de l'enfer en zone 2 chez Metropolitan.
Jusqu'à la Lee. Six films pour Frankenstein
et neuf pour Dracula ! Dont l'improbable
Les sept vampires d'or
, qui mélange légende transylvanienne et kung-fu. Premier de la série, le
Cauchemar de Dracula
( Horror of Dracula, 1958), est aussi le meilleur du lot : c'est ce film qui invente le Dracula sexué et ambivalent qu'on retrouvera chez Coppola ou Werner Herzog. Un film qui convoque tout le décorum de Nosferatu - crucifix, ail, pieu, etc. - et lui offre peut-être son meilleur interprète, Christopher Lee, assisté de Peter Cushing en Van Helsing.
Pour un différend financier, Lee fera l'impasse sur
Les maîtresses de Dracula
( Brides of Dracula, 1960), second opus qui creuse encore plus la veine sexuée. C'est néanmoins une bonne suite, malgré quelques incohérences scénaristiques, où Fisher, toujours derrière la caméra, démontre une fois de plus son génie graphique et sa science du montage. On recommandera également
Dracula, prince des ténèbres
( Dracula Prince of Darkness, 1966), pour les cris de Barbara Shelley. Anthologique.
>> Le cauchemar de Dracula et Les maîtresses de Dracula disponibles en zone 2 chez Warner, Dracula, prince des ténèbres chez Metropolitan.
Zombie à l'heure du thé. En 1966, la Hammer s'attaque aux morts-vivants, sur les traces du
White Zombie
de Victor Halperin:
L'invasion des morts-vivants
( Plague of the Zombies), réalisé par
John Gilling
, fait coexister rituel vaudou et lutte des classes, le tout dans la bucolique campagne anglaise. Une petite perle gothique, dernière du genre avant que George A. Romero n'invente le film de zombies moderne avec
La nuit des morts-vivants
en 1968.
>> L'invasion des morts-vivants dispo en zone 2 chez Metropolitan.
La grande peur dans la montagne. L'inventaire tératologique ne serait pas complet sans le yéti : la Hammer s'y colle en 1957 déjà avec le
Redoutable homme des neiges
( The Abominable Snowman), pour un beau film paysager, tourné en partie dans les Pyrénées, et servi dans un écrin noir & blanc. C'est avec l'incontournable Peter Cushing, et c'est dirigé par
Val Guest.
>> Le redoutable homme des neiges dispo en zone 2 chez Metropolitan.
Au clair de lune. Après Frankenstein et les vampires, la Hammer continue à puiser dans le catalogue Universal : en 1961, Terence Fisher réalise
La nuit du loup-garou
( The Curse of the Werewolf), situé dans une Espagne fantasmée. C'est Oliver Reed, jeune premier inquiétant, qui incarne la bête. Un film au poil.
>> Dispo en zone 2 dans une copie très moyenne. On conseille plutôt le coffret zone 1 "Hammer Horror Series" édité par Universal, et sous-titré français. Pour un prix très modique (une vingtaine de dollars), il propose huit films, dont The Curse of the Werewolf , avec une meilleure qualité d'image.
Perdus en mer. Peu connu et mal coté, ce
Peuple des abîmes
( The Lost Continent, 1968) est pourtant un petit chef-d'oeuvre réalisé par
Michael Carreras
, plus connu sous sa casquette de producteur à la Hammer. Dans ce film, un équipage hétéroclite embarque pour un long voyage en mer, mais se retrouve empêtré dans la mer des Sargasses, en plein Triangle des Bermudes... avec de la compagnie. Un film d'aventure faussement old school, fantastique dans tous les sens du terme.
>> Dispo en zone 2 chez Metropolitan.
Pirates et ectoplasmes. Vrai faux film de fantômes,
Captain Clegg
(connu aussi sous le titre Night Creatures, 1962) est un intrigant mélange des genres, grand écart entre horreur gothique et film de pirates (une des autres spécialités de la Hammer). C'est un nouveau rôle mémorable pour Peter Cushing. Film signé par
Peter Graham Scott
.
>> Captain Clegg dispo en zone 1 dans le coffret "Hammer Horror Series". Voir note ci-dessus.
En vacances deux semaines, nous vous proposons de (re)découvrir une partie des rencontres mises en ligne durant ce premier trimestre 2010:
Les petites communes abandonnées par la Nation?
La justice est-elle trop clémente avec les mineurs?
«Ces enfants blessés seraient condamnés si l'on ne faisait rien!»
«Oui, on peut être tuteur et heureux!»
C'est le médecin et psychanalyste anglais Michael Balint qui a commis voici quelques décennies...
Etes-vous favorable au renvoi systématique des criminels étrangers?
Dans une initiative, l'UDC préconise le renvoi des auteurs étrangers de délits y compris ceux relevant de la perception abusive de prestations sociales. Cette mesure vous semble-t-elle opportune?
Participez au sondage et au débat sur www.lesquotidiennes.com