
La cigarette électronique peut avoir des effets néfastes sur la santé, met en garde le site internet suisse Stop-tabac, relayant une nouvelle publiée par le site canadien Psychomedia. Certains additifs chimiques diffusés par l’e-clope peuvent être très toxiques. L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et la Direction générale de la santé relèvent que ces fausses cigarettes diffusant de la nicotine par vaporisation peuvent contenir du propylène de glycol, un solvant irritant, ou des dérivés terpéniques qui pourraient avoir une incidence en cas d’antécédents d’épilepsie.
Ces derniers mois, différents pays ont restreint l’accès à la cigarette électronique. Aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) a interdit son importation. Le Canada a rappelé que sa vente était non conforme à la loi sur les aliments et les drogues.
En Suisse, les tiges sans fumée restent interdites à la vente. «Celles contenant de la nicotine sont classées dans la catégorie des objets usuels, dans laquelle l’ajout de substances conférant des effets pharmacologiques, comme la nicotine, est interdit», rappelait, à la fin du printemps, le Dr Roland Charrière, de l’Unité de direction protection des consommateurs. Mais son achat sur internet pour un usage personnel est admis.
A noter que Stop-tabac mène actuellement une enquête auprès des utilisateurs d’e-cigarettes.
En vacances deux semaines, nous vous proposons de (re)découvrir une partie des rencontres mises en ligne durant ce premier trimestre 2010:
Les petites communes abandonnées par la Nation?
La justice est-elle trop clémente avec les mineurs?
«Ces enfants blessés seraient condamnés si l'on ne faisait rien!»
«Oui, on peut être tuteur et heureux!»
C'est le médecin et psychanalyste anglais Michael Balint qui a commis voici quelques décennies...
Etes-vous favorable au renvoi systématique des criminels étrangers?
Dans une initiative, l'UDC préconise le renvoi des auteurs étrangers de délits y compris ceux relevant de la perception abusive de prestations sociales. Cette mesure vous semble-t-elle opportune?
Participez au sondage et au débat sur www.lesquotidiennes.com
Rectificatif: au lieu de SwissTabac (2 mentions ci-dessous), j'aurais dû écrire: Stop-Tabac
Madame,
Si vous aviez pris soin de contrôler l'info qui vous avait été soumise par SwissTabac plutôt que de copier/coller le communiqué en question dans les colonnes de 24 heures, vous auriez pu
découvrir, par exemple que:
1) Des 19 échantillons de liquide analysés par la FDA, 1 contenait effectivement du diethylene glycol, un composant toxique de l'antigel, mélangé au propylène glycol employé d'ordinaire dans ce type de liquide (sans évidence que ce diéthylène glycol se retrouve dans la substance inhalée par le fumeur, c.f. Dr Med Michael Siegel, prof. à l'Université de Boston, blog: http://tobaccoanalysis.blogspot.com). De là à condamner la production de cigarettes électroniques dans son ensemble, il y a un pas que les autorités de surveillance n'ont pas franchi, par exemple, le jour où elles découvrirent que des vignerons autrichiens indélicats avaient largement coupé leur vinasse avec un dérivé de ce même antigel... Afin d'éviter des abus de ce genre, elles ont édicté/affiné prescriptions et procédures de contrôle. Pourquoi n'en font-elles pas de même avec ces liquides?
2) Dans ces mêmes échantillons, la FDA a décelé des TRACES de nitrosamines. D'après les spécialistes dont je ne suis pas, toute extraction de nicotine des
feuilles de la plante amène des résidus de nitrosamines que l'on retrouve dans des quantités du même ordre dans les produits de subsitution comme les gommes à mâcher et les patches sans que personne ne crie au scandale. Selon Michael Siegel, la concentration de nitrosamines dans les cigarettes traditionnelles est environ 1400 fois plus élevée que les TRACES en question décelées dans tous les produits de substitution.
3) Curieusement, le FDA ne semble pas avoir décelé dans les 19 échantillons analysés de traces de formaldéhyde, une substance considérée comme cancérigène alors que que l'Office fédéral (suisse) de la Santé publique écrit dans son document 410.0003-9/599427/ que "la teneur en formaldéhyde contenue dans la fumée des cigarettes chauffées électroniquement est deux fois plus élevée que dans celle d’une cigarette ordinaire". Cela, sans fournir de source conduisant à l'étude interne ou externe sur laquelle s'appuie cette allégation. Sans fournir non plus de quantités précises. On s'attendrait donc à davantage de précision d'un organisme officiel ayant le pouvoir d'accepter ou de rejeter un produit sur des bases que l'on pourrait souhaiter "scientifiques" en fonction "des connaissances du moment".
4) Deux fournisseurs de cigarettes électroniques ont entamé une action en justice contre la FDA suite au rapport du 22 juillet 2009 qui a servi d'accroche à des communiqués comme celui de SwissTabac. Il eût
été souhaitable qu'un article censé être de type journalistique signale ce fait.
5) Si vous lisez ce communiqué (http://www.fda.gov/NewsEvents/Newsroom/PressAnnouncements/ucm173222.htm), vous n'y trouverez pas l'interdiction mentionnée dans l'article que vous avez signé. la FDA peut émettre une proposition mais n'a pas juridiction en la matière. Cette compétence est du ressort de chacun des Etats composant les USA.
Au final, il est navrant de constater qu'un institut de niveau universitaire --à savoir l'Institut de médecine préventive de l'Université de Genève--, soit à la source d'une information de si piètre qualité intellectuelle et qu'un organe de presse s'en fasse le relais dans la population sans y apporter ni sens critique, ni contrôle des informations, ni valeur ajoutée, ce qui devrait être son rôle.