Londres 2012
Un bilan décevant pour la délégation suisse
Mis à jour le 13.08.2012 7 Commentaires
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Ces joutes londoniennes se concluent sur une moisson moins réjouissante que les quatre précédentes: deux titres, pour la triathlète Nicola Spirig et le cavalier de saut d'obstacles Steve Guerdat, ainsi que deux médailles d'argent, pour le tennisman Roger Federer et Nino Schurter.
La délégation suisse a largement évité la débâcle de 1992, lorsque le tennisman Marc Rosset avait offert à son pays son unique médaille barcelonaise en se parant d'or. Mais le festin avait été plus copieux à Atlanta 1996 (4 titres, 3 médailles d'argent), Sydney 2000 (1/6/2), Athènes 2004 (1/1/3) puis Pékin 2008 (2/1/4).
La demi-seconde d'inattention connue par Fabian Cancellara dans la course en ligne de cyclisme, lors de la première journée de compétition, pèse lourd dans la balance. L'or semblait promis au Bernois lorsqu'il chutait à 15 km de l'arrivée. En lieu et place d'un début de Jeux parfait, c'était la soupe à la grimace.
Spartacus ne parvenait pas à donner sa pleine mesure dans un contre-la-montre où il ne pouvait faire mieux que 7e malgré tout son courage, alors qu'il était probablement le seul rouleur capable de priver Bradley Wiggins du titre olympique.
Les bonnes surprises se font rares
La mésaventure du double médaillé des JO 2008 démontre encore une fois à quel point la «petite» Suisse est dépendante des performances des quelques individualités d'exception qui la représentent. Les bonnes surprises se font très rares dans les disciplines moins médiatisées. Les dernières médailles glanées en tir et en aviron remontent ainsi aux Jeux de Sydney en 2000.
La pression s'avère plus difficile à gérer pour les athlètes moins habitués à se retrouver sous les feux des projecteurs. Les épéistes Fabian Kauter et Max Heinzer ont ainsi complètement manqué leur affaire alors qu'un podium semblait à leur portée.
Ils figurent parmi les «victimes» d'un 1er août noir pour le sport helvétique, à l'image du spécialiste de canoë Mike Kurt: décevant tant à Athènes qu'à Pékin, le slalomeur soleurois de 32 ans aurait dû aborder ses troisièmes JO avec un certain relâchement. Il craquait cependant une nouvelle fois malgré toute son expérience.
«Aucun athlète dont le potentiel lui permettait de rêver d'un podium n'a signé d'exploit, regrettait ainsi le chef de mission de Swiss Olympic Gian Gilli. Nous n'avons pas suffisamment de diplômes (réd: 6) par rapport à ce que nous avions réalisé à Pékin (réd: 12). Trop d'athlètes se sont classées entre la 25e et la 40e place. Moins de 50 sportifs (réd: sur 102 sélectionnés) ont su exploiter au maximum leur potentiel le jour J. C'est insuffisant.»
Une Maison olympique à Macolin
Le Grison, qui avait expliqué avant ces JO que la satisfaction serait déjà de mise avec la quête de 5 à 7 médailles, ne remettait cependant pas en cause le processus de sélection.
«Nous avions une belle équipe. Le niveau d'ensemble était bon, avec des podiums réalisés avant ces Jeux dans 12 des 22 disciplines dans lesquelles nous étions représentés, soulignait-il. Nous devons avouer que le niveau n'est pas le même aux JO qu'en Coupe du monde ou dans les épreuves internationales qui ont permis à certains de se qualifier. Nos adversaires étaient prêts, ce qui n'était pas le cas pour nous.»
«Nous avions pourtant anticipé cela, car nous savons bien que les JO sont une compétition particulière», rappelait Gian Gilli, pour qui les solutions sont évidentes: «Les fédérations devront analyser cela.
Elles devront encore se professionnaliser afin de permettre aux athlètes ayant le potentiel de terminer dans le top 20 de progresser dans l'optique des JO 2016. Il est très important que Swiss Olympic et les Fédérations jettent les bases pour offrir de meilleures conditions d'entraînement aux sportifs d'élite.»
L'ancien skieur de fond évoquait également à nouveau la création d'un centre de compétences à Macolin, une sorte de Maison olympique dont le but serait de regrouper toutes les forces vives du sport d'élite suisse.
«Ce serait un premier pas dans la bonne direction. Les échanges entre athlètes, entraîneurs et médecins ne fonctionnent pas suffisamment bien. Les fédérations, la Confédération, Macolin et Swiss Olympic doivent tous travailler de manière encore plus professionnelle afin que les meilleurs sportifs soient encore plus proches du très haut niveau», concluait-il.
(si/Newsnet)
Créé: 13.08.2012, 07h25
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7 Commentaires
Ces statistiques de médailles par nations donnent l'impression qu'il s'agit plus d'une compétition pour le prestige des pays que pour les athlètes eux-mêmes. Et si on organisait des J.O. en ne donnant que le nom des athlètes et plus leur nationalité? Cela changerait peut-être la donne en donnant plus d’importance aux athlètes eux-mêmes ! Répondre
Je pense que c'est déjà bien au vu des moyens que nos athlètes disposent! N'oublions pas que nous sommes à peine 8 millions d'habitants et que la comparaison n'est pas possible avec des pays comme les USA, Chine, France etc... où la population est plus grande!! Bravo à tous nos médaillés! Répondre
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