Affaire du Carlton
DSK devant les juges en vue d'une mise en examen
Articles en relation
- DSK pris en étau de part et d'autre de l'Atlantique
- DSK: première audience civile le 28 mars à New York
- DSK et Anne Sinclair doivent 16'000 dollars aux impôts
- Les étudiantes de Cambridge contre la venue de DSK
Mots-clés
Au terme de deux journées et une nuit de garde à vue dans une caserne de gendarmerie à Lille il y a un peu plus d'un mois, Dominique Strauss-Kahn s'était vu délivrer une convocation «aux fins de mise en examen» pour «complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée» et «recel d'abus de biens sociaux».Des infraction passibles de vingt ans de réclusion criminelle et cinq ans d'emprisonnement.
La mise en examen de l'ancien ministre socialiste n'est toutefois pas absolument inéluctable. Les juges peuvent entendre DSK sous le statut de témoin assisté, comme cela avait été le cas pour l'ancien directeur départemental de la sécurité publique du Nord Jean-Claude Menault, selon une source proche du dossier.
DSK réfute
Les magistrats qui instruisent le dossier cherchent notamment à déterminer si l'ancien directeur général du Fonds monétaire international savait que les participantes à des soirées libertines auxquelles il avait pris part, notamment à Paris et Washington, étaient rémunérées. Certaines d'entre elles ont soutenu qu'il ne pouvait l'ignorer ou qu'il le savait, ce que DSK a réfuté lors de sa garde à vue, a-t-on affirmé de source proche du dossier.
Si certains protagonistes ont soutenu qu'il n'était pas au courant, d'autres éléments laisseraient penser le contraire, à l'instar d'un SMS qu'aurait envoyé DSK à l'un de ses proches en lui recommandant une de ses partenaires. DSK a soutenu devant les enquêteurs qu'il ne pouvait imaginer que ces jeunes femmes puissent être des prostituées car certaines «lui ont été présentées par des responsables policiers», selon une source proche de l'enquête.Me Frédérique Baulieu, conseil de DSK, avait affirmé que son client était «parfaitement satisfait d'avoir été entendu dans des conditions de grande sérénité» et «s'est complètement expliqué sur l'ensemble des faits pour lesquels il a été interrogé» lors de sa garde à vue.
8 personnes mises en examen
Des fonctionnaires de l'IGPN (l'Inspection générale de la police nationale, la police des polices) avaient également interrogé l'ancien ministre socialiste sur le volet policier du dossier, dans lequel l'ancien chef de la Sûreté départementale du Nord, le commissaire Jean-Christophe Lagarde, est mis en examen. L'enquête a fait ressortir que plusieurs déplacements de protagonistes du dossier, accompagnés de prostituées, avaient été organisés et financés par deux entrepreneurs du Pas-de-Calais, Fabrice Paszkowski, responsable d'une société de matériel médical, et David Roquet, ancien directeur de Matériaux enrobés du Nord, une filiale du groupe de BTP Eiffage.
Les deux hommes, qui font partie des huit personnes mises en examen dans cette affaire, ont affirmé qu'il n'y avait eu aucune contrepartie à l'organisation de ces escapades, selon leurs avocats.Si les juges estimaient que DSK connaissait l'origine frauduleuse de ces dépenses, il pourrait être poursuivi pour recel d'abus de biens sociaux.Le dernier de ces voyages a eu lieu du 11 au 13 mai 2011 dans la capitale américaine, à la veille de l'arrestation de DSK à New York après les accusations d'agression sexuelle de la femme de chambre Nafissatou Diallo.
Diallo:1ère audience au civil
Dans cette affaire du Sofitel, les poursuites pénales ont été abandonnées par la justice américaine. Mais au civil, se tiendra mercredi devant la Cour suprême du Bronx une première audience au civil sur la motion des avocats de DSK - qui comme Mme Diallo n'est pas tenu d'être présent - demandant que la plainte soit classée.
Les conseils de l'ancien directeur général du FMI affirment qu'il ne peut être poursuivi car il bénéficiait au moment des faits d'une immunité diplomatique totale. (afp/Newsnet)
Créé: 25.03.2012, 15h00
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
ABONNEMENTS MOBILE
Grâce à notre outil comparatif indépendant, nous vous aidons à trouver l’abonnement optimal pour votre téléphone portable.





Veuilliez attendre s'il vous plaît 





















