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Affaire du Carlton

DSK maintenu en garde à vue

Mis à jour le 21.02.2012 3 Commentaires

Dominique Strauss-Kahn est accusé de complicité de proxénétisme et recel d'abus de biens sociaux dans l'affaire dite du Carlton à Lille. Il a été placé en garde à vue.

1/13 Le Carlton de Lille, le lieu des orgies illicites

Image: Keystone

   

L’ancien directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn est en garde à vue depuis mardi matin à Lille, dans le Nord de la France. Il est soupçonné de «complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée» et «recel d’abus de biens sociaux» dans l’affaire dite du Carlton.

Répondant à la convocation de la justice pour être entendu sur son rôle dans cette affaire, l’ex-directeur du FMI est arrivé par ses propres moyens dans une caserne de gendarmerie vers 9 heures. Il n’a fait aucune déclaration, les autorités ayant pris des mesures pour lui assurer une certaine discrétion face à la nuée de journalistes.

Dominique Strauss-Kahn, 62 ans, devait être interrogé au sujet de soirées libertines auxquelles il a pris part, notamment à Paris et Washington, afin d’établir s’il savait que les femmes qui y participaient étaient des prostituées. La garde à vue peut théoriquement durer 96 heures mais ne devrait pas excéder 48 heures.

A l’issue de celle-ci, DSK peut être libéré sans poursuites, ou déféré dans la foulée devant les juges d’instruction, qui peuvent également le convoquer ultérieurement. Si ces magistrats devaient estimer les charges suffisantes, l’ancien directeur général du FMI risquerait des peines jusqu’à 20 ans de prison, respectivement cinq ans d’emprisonnement, pour chacune des deux infractions qui lui sont reprochées.

Entre amis

L’enquête, dans laquelle huit personnes sont poursuivies, porte sur un réseau de prostitution organisé autour de l’hôtel Carlton de Lille. DSK en aurait bénéficié en 2010 et 2011 en France et aux Etats-Unis. Les déplacements des femmes auraient été organisés par un ami de DSK, le commissaire divisionnaire lillois Jean-Christophe Lagarde, poursuivi pour les mêmes griefs.

Le socialiste est susceptible d’être poursuivi non comme client de prostituées - ce qui est légal en France - mais pour «recel d’abus de biens sociaux». Les rémunérations des jeunes femmes auraient été assurées par deux amis de DSK, entrepreneurs du Nord, qui les ont présentées à leurs sociétés sur notes de frais. Selon leurs avocats, les deux entrepreneurs nient toutefois toute contrepartie à ces soirées.

L’accusation de recel d’abus de biens sociaux impliquerait que DSK ait eu connaissance de l’éventuelle origine frauduleuse des dépenses dont il aurait bénéficié. La question d’éventuelles contreparties à ces soirées devrait également lui être posée.

L’ex-patron du FMI a demandé à deux reprises à s’expliquer dans cette affaire. Dès l’apparition de son nom dans la presse à la mi- octobre, il avait demandé à être entendu «le plus rapidement possible» pour mettre fin à des «insinuations malveillantes». Il avait réitéré cette demande un mois plus tard par le biais de ses avocats, qui dénonçaient un «véritable lynchage médiatique».

Pas des prostitués, selon DSK

Dans le livre «Affaires DSK, une contre-enquête» de Michel Taubmann, l’ancien patron du FMI reconnaissait avoir «participé à des soirées libertines». Il ajoutait cependant que, «d’habitude, les participantes à ces soirées ne sont pas des prostituées». Certaines d’entre elles, «indépendantes», travaillaient chez un tenancier français de salons de massage en Belgique, alias «Dodo la saumure» dont l’arrestation a lancé l’affaire.

Le dernier de ces voyages a eu lieu du 11 au 13 mai dans la capitale américaine, à la veille de l’arrestation de DSK dans l’affaire du Sofitel de New-York. La femme de chambre de cet hôtel Nafissatou Diallo accusait DSK d’agression sexuelle, mais la justice américaine a abandonné les poursuites pénales.

Campagne troublée

Mais les contrecoups de cete affaire suivis par ceux de l’affaire du Carlton ont sonné le glas des ambitions présidentielles en France de l’ancien ministre socialiste des Finances (1997-99), favori des sondages jusqu’à l’éclatement de l’affaire, après lui avoir coûté son poste au FMI.

Cette audition pourrait toutefois troubler la campagne présidentielle. Alors que le PS et son candidat, François Hollande, ont pris leurs distances, la radio RTL croit savoir que DSK entend mettre en cause le rôle à ses yeux ambigu des services de renseignements français, qui auraient eu connaissance de cette enquête et l’auraient exploitée pour lui nuire.

L’interrogatoire de police intervient par ailleurs alors que le président-candidat Nicolas Sarkozy doit se déplacer à Lille jeudi, échéance théorique de la garde à vue de Dominique Strauss-Kahn.

(afp/Newsnet)

Créé: 21.02.2012, 09h16

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3 Commentaires

j. milan

21.02.2012, 10:53 Heures
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magnifique. magnifique. Dire qu'il a failli être Président de la France. C'est édifiant.Quel pays, quel peuple.On dit que les peuples ont les dirigeants qu'ils méritent, puisqu'ils sont issus d'eux. Répondre


Akène Platanus

21.02.2012, 16:21 Heures
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Prochaine Palme d'Or à Cannes :Du Rififi chez les Ch'tis ! Répondre



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