France
Fabius aux Affaires étrangères, Moscovici à l'Economie
Mis à jour le 16.05.2012 9 Commentaires
Le président français François Hollande et son premier ministre Jean-Marc Ayrault ont nommé mercredi un gouvernement respectueux des diverses sensibilités socialistes et de la parité homme-femme. Il est marqué par le retour aux affaires d'un pilier de l'ère mitterrandienne, Laurent Fabius, et l'absence de Martine Aubry.
Le gouvernement compte 34 membres (18 ministres et 16 ministres délégués), sans compter le premier ministre, et conformément à la promesse de campagne de François Hollande, le gouvernement est paritaire, pour la première fois en France. Mais les postes les plus prestigieux (Affaires étrangères, Economie, Défense, Intérieur) sont tous occupés par des hommes, à l'exception de la Justice.
Le précédent cabinet du premier ministre de droite François Fillon comptait 32 ministres et secrétaires d'Etat. Le premier Conseil des ministres se tiendra jeudi après-midi à 15h.
Laurent Fabius, ancien premier ministre de François Mitterrand, aujourd'hui âgé de 65 ans, accède aux Affaires étrangères, a annoncé le secrétaire général de la présidence, Pierre-René Lemas, sur le perron de l'Elysée. L'annonce est intervenue avec plusieurs heures de retard sur l'agenda initial, signe, semble-t-il, de la complexité des tractations.
Valls à l'Intérieur, Moscovici à Bercy
Martine Aubry avait fait savoir plus tôt dans la journée, alors que les consultations n'étaient pas achevées, qu'elle ne ferait pas partie du gouvernement, en «bonne entente» avec François Hollande. La première secrétaire du Parti socialiste, ancienne ministre du Travail de Lionel Jospin, battue par François Hollande lors de la primaire d'investiture du PS, souhaitait Matignon ou rien.
Comme prévu, Manuel Valls, l'un des hommes à poigne du PS, classé à la droite du parti, dirigera le ministère de l'Intérieur. La députée guyanaise Christiane Taubira, candidate du Parti radical de gauche (PRG) à la présidentielle de 2002, hérite du portefeuille de la Justice.
Pour affronter la crise, le président français et son premier ministre ont fait confiance à Pierre Moscovici, qui se voit confier le portefeuille de l'Economie et des Finances alors qu'il visait le Quai d'Orsay. Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l'Assemblée, le secondera au Budget.
Michel Sapin, pressenti pour Bercy, est finalement nommé ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social. Le député-maire de Cherbourg, Bernard Cazeneuve, est nommé ministre délégué aux Affaires européennes.
Peillon à l'Education
Arnaud Montebourg, héraut de la «démondialisation», sera chargé d'un ministère du Redressement productif. La députée d'Indre-et- Loire Marisol Touraine, qui a notamment rédigé le projet de François Hollande sur les retraites, est nommée ministre des Affaires sociales et de la Santé.
Le député européen Vincent Peillon, agrégé de philosophie, est nommé ministre de l'Education nationale, portefeuille désormais deuxième dans l'ordre protocolaire. Jean-Yves Le Drian, un ami de 35 ans de François Hollande, sera le prochain ministre de la Défense.
L'aile gauche du PS, que devait incarner Martine Aubry au sein du gouvernement, sera représentée par son amie Marylise Lebranchu (ministre de la Réforme de l'Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique), Benoît Hamon (ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire) et François Lamy (ministre délégué à la Ville).
Jeune garde
Des figures de la jeune garde socialiste, Aurélie Filippetti, 38 ans (ministre de la Culture), Najat Vallaud-Belkacem, 34 ans (ministre des Droits des femmes et porte-parole), Delphine Batho, 39 ans (ministre déléguée auprès du ministre de la Justice), Fleur Pellerin, 37 ans (ministre déléguée aux PME, à l'Innovation et à l'Economie numérique).
Les proches de Ségolène Royal ne sont ainsi pas oubliés, avec Najat Vallaud-Belkacem, Delphine Batho et Dominique Bertinotti (Famille), sa directrice de campagne durant la campagne. Les écologistes sont intégrés, comme la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Cécile Duflot, au Logement, et Pascal Canfin, ministre délégué au Développement.
Le nouveau premier ministre a annoncé en soirée sur France 2 que les ministres qui seraient battus aux élections législatives de juin ne pourraient «pas rester au gouvernement». (ats/Newsnet)
Créé: 16.05.2012, 19h39
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La rédaction
9 Commentaires
Ce gouvernement était en partie pressenti par les médiats! La syndicaliste Aubry, écartée de Matignon! Laurent Fabius aux AF, Jean-Yves Le Drian, à la Défense, Manuel Valls à l'Intérieur, Vincent Peillon à l'Education nationale, Pierre Moscovi à l'Economie et Finance et Christiane Taubira à la Justice, sont les piliers de l'équipe dirigeante! Le chef de l'Etat et son 1er Ministre vont les coacher! Répondre
C'est juste mais le fait de devoir gagner déjà les législatives ça va pas les arranger les pauvres ministres... Y'a les vedettes, blindées de voix dans leur dpt respectifs et y'a les autres qui savent qu'ils vont pas tenir le coup... franchement c'est un système bizarre. Et c'est quoi ces inventions de départements débiles, ca sert a rien leur truc. Content de pas être français. Répondre





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