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Accord fiscal

Fillon défend l'échange d'informations entre Berne et Paris

Mis à jour le 11.04.2013 3 Commentaires

L'ancien Premier ministre français a estimé jeudi à la RTS qu'aucun accord fiscal ne sera possible entre la Suisse et la France tant que Berne n'acceptera pas le principe de l'échange automatique d'informations.

François Fillon: «Chaque pays défend ses intérêts.»

François Fillon: «Chaque pays défend ses intérêts.»
Image: AFP

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Invité sur le plateau du 19.30, François Fillon, qui a déjà publié sa déclaration, a souligné qu'il était «très difficile» de parler d'argent en France.

«Chaque pays défend ses intérêts. Je veux dire par là que c'est normal que la France, comme tout pays, se batte contre l'évasion fiscale», a déclaré François Fillon, à la télévision suisse romande.

«Nous nous défendons nos intérêts et nos intérêts c'est de lutter contre l'évasion fiscale», a-t-il ajouté. François Fillon a par ailleurs réitéré son opposition au modèle «Rubik», permettant de récupérer des impôts sur les comptes en Suisse des ressortissants d'un pays étranger, tout en préservant leur anonymat: «Je suis opposé à cela. (...) Je constate que c'est ce que viennent de faire les Allemands.

Je pense ce n'est pas une solution qui correspond aux aspirations des autres pays européens, même si je sais qu'il y a un accord avec la Grande-Bretagne et l'Autriche qui a fonctionné», a-t-il dit. «Il me semble qu'il faut aller vers ces échanges automatiques d'informations», a-t-il conclu.

«Jalousie»

Le Parlement allemand a rejeté en février un accord de type «Rubik» conclu avec la Suisse, mettant en place un impôt libératoire. Si Londres a accepté un accord de ce genre, la France a refusé les propositions suisses en ce sens.

Revenant sur l'affaire Cahuzac sur la publication des patrimoines par certains hommes politiques, François Fillon, qui a déjà publié sa déclaration, a souligné qu'il était «très difficile» de parler d'argent en France, estimant qu'«il y a un rapport à l'argent en France qui est très malsain» et qu'il y a de la «jalousie».

François Fillon s'est par ailleurs dit opposé à toute amnistie fiscale en France, mais a critiqué certaines hausses d'impôts voulues par l'actuel gouvernement français. «Il est incontestable que sans excuser aucunement l'évasion fiscale il y a un moment où une fiscalité trop élevée est contre-productive», a-t-il dit.

«C'est d'ailleurs ce que je reproche (au président français) François Hollande et à son gouvernement, notamment s'agissant de cet impôt qu'ils n'arrivent pas à mettre en oeuvre techniquement (...): 75% pour les gens qui gagnaient plus d'un million d'euros», a-t-il poursuivi.

Europe en déclin

François Fillon s'est aussi exprimé à propos de la situation intérieure française. «Au sein de cette Europe qui est globalement en déclin, la France a une position qui est particulièrement délicate», a-t-il déclaré.

Il a ainsi estimé que concernant les questions du temps de travail, du déficit et de la compétitivité la France «est maintenant au pied du mur». (afp/Newsnet)

Créé: 11.04.2013, 21h25

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3 Commentaires

Michel Ritzi

12.04.2013, 09:19 Heures
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Quand tous ceux qui attaquent notre pays, en feront autant avec le Delaware, Monaco, le Luxembourg, le Liechtenstein, Andorre, Les Bermudes, San Marino, Le Vatican, Jersey, Guernesey, et tous ceux que j'oublie, nous entrerons en matière! Voilà ce que je leur répondrais si j'avais un pouvoir quelconque. Mais je n'ai pas plus de pouvoir, que certains politiciens qui n'ont rien dans les culottes Répondre


Monique Favre

11.04.2013, 23:23 Heures
Signaler un abus 4 Recommandation 6

C'est le budget de l'armée qui plombe l'économie française. Cahuzac avait vu juste en cherchant à diminuer les dépenses militaires. Cela ne l'innocente pas pour sa fraude, mais il avait raison. Souhaitons que d'autres après lui reprendrons ses propositions. On veut y croire même si c'est très improbable maintenant. Répondre



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