Fukushima
L’agence nucléaire japonaise mise en cause dans la catastrophe
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Le ministre nippon du Commerce, Yukio Edano a annoncé que l’agence nippone de sûreté nucléaire pourrait être mise en cause dans le désastre de Fukushima en ayant rejeté des normes établies au niveau international afin de ne pas inquiéter l’opinion.
Le blocage de la mise en oeuvre de ces mesures, révélé par des documents publiés la semaine dernière, s’ajoute à la liste des manquements en matière de sûreté nucléaire qui expliquent pour certains l’absence de réponse adaptée à une catastrophe de l’ampleur du séisme et du tsunami du 11 mars 2011.
Ce jour-là, un mur d’eau de dix mètres de haut a submergé la centrale de Fukushima-Daichi, entraîné la panne des systèmes de refroidissement et la fusion du combustible de plusieurs réacteurs.
Mais cinq ans plus tôt, l’Agence de sûreté nucléaire et industrielle (NISA) avait estimé que les mesures de prévention des accidents mises en place par le Japon étaient suffisantes. Elle avait ainsi recommandé le rejet de l’adoption de normes internationales.
«Aucun problème ne peut être décelé dans les mesures de prévention des catastrophes mises en place dans notre pays», écrivait la NISA dans un document de juin 2006 adressé à un autre organisme, la Commission de sûreté nucléaire.
Ne pas créer de confusion
«Une modification importante du plan de prévention existant risquerait de provoquer de la confusion dans la société et d’accroître l’inquiétude du public à propos de la sûreté nucléaire», soulignait encore l’Agence dans une note distincte, publiée en avril de la même année.
Commentant la publication de ces documents, en réponse à une requête légale, Yukio Edano, dont le ministère du Commerce supervise l’agence de sûreté et la politique énergétique, a jugé que la NISA portait «une grande part de responsabilité pour ne pas avoir été capable de prévenir l’accident» de Fukushima.
«Dans les circonstances qui ont mené au désastre, plusieurs éléments clés sont à prendre en compte (...) et il est tout à fait possible que cette question puisse y avoir directement contribué», a- t-il déclaré lors d’une conférence de presse, faisant allusion au rejet des normes internationales.
Un responsable de la NISA, Yoshinori Moriyama, a reconnu jeudi devant la presse que son agence n’avait pas répondu de manière adaptée, et que cela était matière à réflexion. (ats/Newsnet)
Créé: 16.03.2012, 17h15
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