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Proche-Orient

La trêve tient à Gaza malgré la défiance réciproque

Mis à jour le 22.11.2012

L'accord de cessez-le-feu entre le Hamas et Israël semblait tenir jeudi malgré la défiance entre les parties après huit jours d'affrontements.

1/145 Un enfant joue dans les restes d'une voiture à Gaza. (23 novembre 2012)
Image: Keystone

   

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L'accord a permis d'écarter au moins provisoirement la perspective d'une invasion terrestre de la bande de Gaza. Des divergences sont toutefois apparues sur ses conditions.

Après son entrée en vigueur mercredi soir à 20h, une douzaine de roquettes tirées de la bande de Gaza sont encore tombées dans des zones inhabitées de l'Etat hébreu, selon la police israélienne. Une explosion a par ailleurs été signalée à Gaza, mais elle n'a pas fait de victimes et la cause en reste incertaine.

Depuis le 14 novembre, début des attaques israéliennes, les bombardements ont fait au total 163 morts, dont 37 enfants et onze femmes, et 1235 blessés dans l'enclave palestinienne. Les quelque 1400 roquettes palestiniennes ont, elles, coûté la vie à six Israéliens, dont deux militaires, et fait 240 blessés.

Selon le ministère israélien de la Défense, la quantité d'explosifs déversés sur la bande de Gaza est 1000 fois supérieure à celle qui s'est abattue sur l'Etat hébreu.

Mises en garde réciproques

Le chef de file en exil du Hamas, Khaled Mechaal, a promis que le mouvement respecterait le cessez-le-feu si le gouvernement israélien s'y tenait. «S'il ne le respecte pas, nous avons le doigt sur la gâchette», a-t-il dit.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui briguera un nouveau mandat le 22 janvier, a quant à lui dit avoir donné son accord à une trêve prolongée sans exclure une approche plus musclée à l'avenir.

L'opposition n'a pas tardé à rompre l'»union sacrée» qui a prévalu en Israël pendant les affrontements. «Malheureusement, aucune victoire décisive n'a été obtenue et notre dissuasion n'a pas été restaurée», affirme Shaul Mofaz, chef de file du parti centriste Kadima, sur sa page Facebook.

Des manifestations contre l'accord de cessez-le-feu ont notamment eu lieu à Kiryat Malachi, dans le sud du pays, où trois Israéliens avaient été tués par un tir de roquettes gazaouies.

Divergences sur le blocus

Des divergences sont par ailleurs apparues concernant les conditions du cessez-le-feu, fruit de la médiation égyptienne appuyée par les Etats-Unis.

Selon le texte de l'accord obtenu par Reuters, Israël doit cesser toute incursion et renoncer à s'en prendre à des individus, tandis que tous les mouvements palestiniens doivent mettre fin aux tirs de roquettes et à leurs attaques à la frontière.

Il prévoit en outre un allègement du blocus israélien de la bande de Gaza, que le Premier ministre britannique David Cameron a qualifiée de «prison à ciel ouvert». Des mesures en ce sens doivent être «négociées dans les 24 heures qui suivent l'entrée en vigueur du cessez-le-feu», peut-on y lire.

La levée de ce blocus mis en place après la victoire électorale du Hamas, en 2006, est hors de question, dit-on de sources israéliennes. «Le document stipule l'ouverture des points de passage, de tous les points de passage et pas juste de Rafah (ndlr, à la frontière avec l'Egypte)», a toutefois affirmé Khaled Mechaal.

«Un bout de papier»

Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a récusé l'accord de cessez-le-feu publié par le Mouvement de la résistance islamique. Il s'agit «d'un bout de papier dont je ne me souviens pas qu'il ait été évoqué par quiconque. Il n'y a pas de signatures dessus», a-t-il déclaré au micro de «Radio Israël».

Le ministre a par ailleurs assuré qu'»une grande partie» des roquettes à moyenne portée du Hamas avaient été détruites. Il a ajouté que l'accord de cessez-le-feu n'était qu'un moyen de sauver la face pour les «vaincus». Le Hamas a fait lui du 22 novembre un jour férié dédié à la «victoire de la résistance».

A Gaza, les manifestations de liesse ont donné lieu à de rares scènes de réconciliation entre le Hamas, qui ne reconnaît pas le droit à l'existence d'Israël, et le Fatah, qui négocie avec Israël une «solution à deux Etats» dans le cadre d'un processus bloqué depuis fin 2010. (ats/afp/reuters/Newsnet)

Créé: 22.11.2012, 19h31

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