Le projet anti-Trump de Shia Labeouf suspendu

Etats-UnisLe pan de mur censé offrir une tribune aux opposants de Trump a été fermé par le musée qui l'abritait, par crainte des agitations.

Image: AFP

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L'installation vidéo de l'acteur Shia LaBeouf, qui devait offrir un forum d'expression aux opposants du président américain Donald Trump pour toute la durée de sa présidence, a été interrompue à New York. Le musée, qui l'accueillait, craignait des violences.

«L'installation présentait un risque sérieux et permanent pour le musée, ses visiteurs, son personnel, les riverains et les commerces environnants», a indiqué vendredi le Museum of the Moving Image, situé dans le district de Queens, dans un communiqué.

Sur Twitter, l'acteur de «Transformers» a déploré cette décision en se disant «abandonné» par le musée.

Le projet «He Will not Divide us» (il ne nous divisera pas) avait été lancé le 20 janvier, jour de l'investiture de Donald Trump, par l'acteur Shia LaBeouf et deux autres artistes, dont Jaden Smith, le fils de Will Smith et Jada Pinkett-Smith.

«He Will not Divide us»

L'installation consistait en une caméra équipée d'un microphone et fixée sur l'un des murs extérieurs du musée. Le public était invité à venir dire les mots «He Will not Divide us» devant la caméra, durant les quatre ans du mandat de Donald Trump. Les images étaient retransmises en direct et en continu sur le site dédié au projet.

«L'installation a démarré de manière constructive, mais les choses se sont détériorées après qu'un des artistes a été arrêté sur le site de l'installation», explique le musée.

Shia LaBeouf avait été interpellé fin janvier après une altercation. Selon la police, l'acteur aurait attrapé un homme par l'écharpe et l'aurait jeté à terre, sans que le motif de l'altercation soit établi.

«L'installation est devenue une poudrière de violence et a été détournée de son but originel», considère le musée. Depuis le début de l'installation, «il y a eu des dizaines de menaces de violences et de nombreuses interpellations, à tel point que la police a estimé nécessaire de maintenir une présence sur site 24 heures sur 24, 7 jours sur 7», regrette la direction de l'établissement. (ats/nxp)

Créé: 11.02.2017, 07h44

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