La Une | Lundi 1 septembre 2014 | Dernière mise à jour 20:04
DIPLOMATIE

Obama en Thailande: 1er voyage depuis sa réélection

Mis à jour le 18.11.2012 1 Commentaire

Le président Barack Obama était attendu dimanche à Bangkok, première étape d'une tournée dans une région à forte croissance devenue essentielle dans la politique étrangère américaine.

Le président américain doit rencontrer l'opposante et désormais députée Aung San Suu Kyi.

Le président américain doit rencontrer l'opposante et désormais députée Aung San Suu Kyi.
Image: AFP

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Il deviendra lundi le premier président américain en exercice à se rendre en Birmanie, pays il n'y pas si longtemps honni pour la dureté de son régime militaire et désormais engagé dans un processus de démocratisation après une transition pacifique.

Lors de son premier mandat, le chef de l'Etat a fait de l'Asie-Pacifique le «pivot» de sa diplomatie, supposant une plus grande coopération militaire avec l'Australie, la Thaïlande et le Vietnam, ainsi qu'un redéploiement de la plus grande partie de la flotte américaine vers l'Océan pacifique d'ici 2020.

1er voyage

Il a donc logiquement choisi l'Asie du sud-est pour son premier voyage depuis sa réélection, et son cinquième sur le continent depuis sa prise de fonction en 2009, alors que le continent s'inquiète des ambitions territoriales chinoises.

A commencer par la Thaïlande, le partenaire historique qui avait offert des éléphants à Abraham Lincoln pendant la Guerre civile américaine. Le royaume a connu une histoire politique récente mouvementée. Un coup d'Etat en 2006 avait conduit les Américains à suspendre pendant un an les relations militaires avec Bangkok qui dataient de l'époque de la guerre de Corée. Mais les relations sont revenues depuis au beau fixe. «Les alliés constituent la pierre angulaire de nos efforts de rééquilibrage en Asie», a expliqué Ben Rhodes, conseiller adjoint à la sécurité de Barack Obama à bord d'Air Force One. «La Thaïlande est en fait le plus ancien allié par traité des Etats-Unis, un allié depuis 1954 et un partenaire clé en Asie du sud-est», a-t-il relevé, notant que ce rééquilibrage asiatique constituerait «une partie cruciale du second mandat du président et en fin de compte son héritage en matière de politique étrangère».

A sa descente d'avion, Obama doit s'entretenir avec le roi Bhumibol Adulyadej, plus ancien monarque en exercice dans le monde, un personnage révéré par beaucoup de ses sujets et qui est considéré, à 84 ans, comme l'un des piliers de l'unité du pays.

Il rencontrera ensuite la Première ministre Yingluck Shinawatra, avec entre autre des discussions sur la lutte contre le trafic de stupéfiants et le terrorisme.

Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta, en visite lui-aussi à Bangkok cette semaine, avait déjà souligné le rôle de «leader régional» du royaume.

Les bases aériennes et ports de Thaïlande sont en effet vitaux pour le réseau militaire américain, et le Pentagone y mène chaque année des exercices, dont l'opération «Cobra Gold» qui a impliqué l'an dernier 13'000 soldats de 24 pays.

Pour la première fois, la Birmanie pourrait y être invitée en tant qu'observateur l'an prochain, un signe parmi tant d'autres du rapprochement entre les Etats-Unis et le pays asiatique.

Rencontre avec Aung San Suu Kyi

A Rangoun, Obama doit rencontrer son homologue Thein Sein, qui a multiplié les réformes depuis la dissolution de la junte en mars 2011, et l'opposante Aung San Suu Kyi, dont le nouveau statut de députée est un des symboles des changements spectaculaires en cours.

Il prononcera ensuite un discours à l'université de Rangoun, haut-lieu des mouvements étudiants à l'origine notamment des émeutes de 1988. Violemment réprimé par la junte, le mouvement avait scellé l'entrée de la Birmanie dans deux décennies d'isolement international. Mais depuis quelques mois, la quasi-totalité des sanctions ont été levées, y compris vendredi l'interdiction des importations aux Etats-Unis de produits birmans.

Certains groupes de défense des droits de l'Homme accusent Obama d'aller trop vite en besogne dans son rapprochement avec Naypyidaw. «La raison de notre engagement n'est pas de récompenser, mais de verrouiller les progrès, et de pousser dans les secteurs où il y a besoin de progrès de toute urgence», a commenté Samantha Power, une responsable américaine en charge des droits de l'Homme. (afp/Newsnet)

Créé: 18.11.2012, 09h18

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1 Commentaire

andré hofer

18.11.2012, 09:40 Heures
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Birmanie ou Thaïlande ! Répondre



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