Crise de la dette
Plus de 30'000 manifestants à Athènes et à Salonique
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Plus de 30'000 Grecs selon la police ont pris les rues mercredi à Athènes et Salonique, en marge d'une grève générale de 24 heures. Ils protestent contre un nouveau plan de rigueur négocié avec l'UE et le FMI par le gouvernement grec qui affronte son premier test social.
A Athènes, la police estimait à la mi-journée à plus de 15'000 les manifestants en route vers le parlement, séparés en deux cortèges, tandis qu'à Salonique, deuxième ville du pays, dans le nord, près de 18'000 personnes étaient décomptées par la police.
Dans la capitale, le défilé le plus fourni était celui du front syndical communiste Pame, uni derrière les slogans «Insoumission» et «Pas de nouveaux sacrifices pour la ploutocratie». L'autre cortège était mené par les deux centrales syndicales GSEE et Adedy, organisatrices de la journée d'action pour «repousser les nouvelles mesures dures, injustes et inefficaces».
Près de 5000 policiers ont été déployés pour sécuriser les manifestations, souvent violentes en Grèce. L'accès au parlement était bouclé par une barrière métallique. «Nous avons un tiers de chômeurs, les affaires ne marchent plus (...) nous sommes désespérés et avons perdu confiance dans l'UE», affirmait Dimitris Mitropoulos, un enseignant de 35 ans.
«No pasaran»
Les employés de société en voie de privatisation (Eau, électricité, caisse d'épargne) scandaient: «no pasaran» en dénonçant le «bradage» imposé par les bailleurs de fonds du pays.
Dans une manifestation de détermination face à cette grogne, le ministère des Finances a fait savoir dans la matinée que le nouveau plan de mesures d'économies et de réformes structurelles, contesté dans la rue, avait été «bouclé» lors d'une réunion discrète la veille au soir entre le premier ministre conservateur Antonis Samaras et son ministre des Finances, Yannis Stournaras.
Les mesures, portant sur plus de 11,5 milliards d'économies budgétaires, essentiellement des coupes de salaires publics, pensions et prestations sociales, doivent toutefois encore être soumises à l'aval des deux partenaires de la coalition gouvernementale, et décrocher le feu vert de la troïka représentant les créanciers. (ats/Newsnet)
Créé: 26.09.2012, 13h02
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