Présidentielle française
Sarkozy annonce un impôt pour les exilés fiscaux
Mis à jour le 12.03.2012 6 Commentaires
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Au lendemain du meeting de Villepinte, le président a défendu lors de l'émission «Parole de candidat» les ultimatums lancés à ses partenaires européens, qui ont suscité autant de critiques parmi ses rivaux à la présidentielle que de réserves sur le Vieux-continent.
«J'ai toujours été un Européen convaincu», a plaidé Nicolas Sarkozy, «si nous avons voulu Schengen, c'est pour que l'Europe soit défendue, pas pour qu'elle soit une passoire.
A partir du moment où Schengen ne fonctionne pas, il est normal que nous refondions Schengen».
Dans son discours de dimanche, il avait menacé Bruxelles de suspendre sa participation à l'Europe de Schengen si les contrôles en cas d'immigration massive à ses frontières n'étaient pas renforcés d'ici un an.
«Rêve du grand large»
«La demande de protection, c'est une demande de tous les Français», a insisté Nicolas Sarkozy en répétant sa volonté de réconcilier la France «qui croit dur comme fer à son identité» et celle «qui rêve du grand large».
Le camp du candidat socialiste François Hollande a accusé lundi, par la voix du porte-parole du PS Benoît Hamon, d'avoir voulu «parler aux électeurs du Front national» sur l'immigration.
La candidate du FN Marine Le Pen a crié au double langage et celui du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon l'a accusé de s'être inspiré de son «principe de désobéissance».
Interrogé par un échantillon de Français, Nicolas Sarkozy a répondu aux critiques sur son bilan en matière de pouvoir d'achat en annonçant l'exonération des charges pour les artisans qui ne réalisent pas de chiffre d'affaires.
«C'est 250 millions d'euros que nous allons financer par l'impôt minimum sur les grandes sociétés», a-t-il dit.
Et pour parer à celles qui, à gauche, le qualifient de «président des riches», il a proposé de lutter contre la catégorie «particulièrement scandaleuse» de Français qui pratiquent l'exil fiscal, en créant un «impôt lié à la nationalité», précisant toutefois que cette mesure épargnerait les expatriés pour raisons professionnelles.
«Je triomphe !»
«Nicolas Sarkozy improvise à la TV la taxation des exilés fiscaux de façon injuste !», a raillé sur Twitter Jérôme Cahuzac, chargé du budget dans l'équipe de François Hollande.
«Je triomphe !», s'est réjoui Jean-Luc Mélenchon, «le président de la République sortant reprend à son compte la solution du Front de Gauche concernant la taxation des déserteurs fiscaux à l'étranger».
Interpellé sur la «République irréprochable» qu'il promettait en 2007, le candidat de l'UMP a démenti que son mandat ait été marqué d'une succession «inédite» d'affaires.
Irrité, il a rappelé les scandales du Rainbow Warrior ou des écoutes de l'Elysée durant les septennats de François Mitterrand.
Le chef de l'Etat a été pris à partie par un entrepreneur de 29 ans de Villiers-le-Bel (Val d'Oise) qui lui a reproché de véhiculer une image «négative» de la banlieue et a qualifié de «réchauffé» son plan de rénovation des banlieues.
«On n'a pas le droit de minimiser l'effort d'un pays qui est un effort sans précédent pour les quartiers», lui a-t-il répondu, «la France n'a pas à être culpabilisée pour ce qu'elle fait».
Nicolas Sarkozy a également promis que la réforme de la dépendance, qu'il a reportée par la nécessité de réduire les déficits, serait lancée en 2013 «quand le déficit sera ramené à 3% du PIB» (produit intérieur brut).
«Grotesque»
Le président-candidat a souhaité que Marine Le Pen ait ses parrainages pour pouvoir se présenter à la présidentielle, ajoutant que si elle ne les avait pas, ce serait «un problème».
Il a jugé «grotesque» un possible financement de sa campagne présidentielle de 2007 par Mouammar Kadhafi, évoqué par le site d'information Mediapart.
Après l'émission de TF1, Nicolas Sarkozy doit multiplier cette semaine les prestations médiatiques, jusqu'à l'entrée en vigueur de la règle de l'égalité du temps de parole entre candidats le 20 mars.
Avec l'espoir de confirmer le mouvement révélé par un sondage Ifop-Paris Match-Fiducial publié lundi, qui le place à 0,5 point de François Hollande (28% contre 28,5%) au premier tour. (afp/Newsnet)
Créé: 12.03.2012, 21h33
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6 Commentaires
Et on va vous croire... M. Sarkozy. Tous les soirs j'allume un cierge à Sainte Rita pour que vous disparaissiez du paysage politique ce printemps. Amis Français, tournez la page de l'oligarchie et offrez-vous la démocratie. Répondre
Généralement, quand Sarkozy affirme que qqch est grotesque, c'est que c'est vrai. Grostesque, mais vrai. Mediapart n'a pas l'habitude de publier des infos bidons, bien au contraire. Si M. Woerth est mis en examen, c'est grâce à Mediapart, tout comme l'affaire dite "Karachi". Il faut quand même se souvenir que ce "régime de dictateurs, d'assassin" a été reçu en grande pompe par le même Sarkozy. Répondre
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