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Un adversaire de Zuckerberg arrêté pour fraude
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Un entrepreneur qui réclamait 50% des parts du premier réseau social au monde Facebook a été arrêté vendredi par les autorités américaines et est accusé de fraude à l'encontre du PDG et fondateur du site Mark Zuckerberg, a annoncé le ministère public.
Paul Ceglia, 39 ans, a été arrêté à son domicile de Wellsville, à l'ouest de l'Etat de New York, sous les charges de fraude postale et électronique, selon un communiqué du bureau du procureur Preet Bharara. Il encourt jusqu'à 20 ans de prison pour chacun des deux chefs d'accusation.
En avril 2011, Ceglia avait déposé plainte devant les tribunaux de l'Etat pour réclamer ce que Zuckerberg, avec qui il entretenait des relations de travail, lui avait dit-il «promis».
Selon lui, le 28 avril 2003, soit près d'un an avant le lancement de Facebook, Mark Zuckerberg avait signé un contrat d'après lequel il se faisait rémunérer mille dollars en échange du développement, avant le 1er janvier 2004, d'un site internet dont le titre aurait été «The face book». Il aurait détenu 50% des parts, le reste devant revenir à M. Ceglia.
Pour appuyer sa demande, Ceglia avait présenté un contrat de deux pages signés de la main des deux hommes et dans lequel Mark Zuckerberg acceptait de lui céder la moitié des recettes du développement du site.
Contrat falsifié
Les autorités américaines ont toutefois découvert que Paul Ceglia avait falsifié une partie de ce contrat ainsi que de prétendus courriels avec le jeune fondateur du réseau social.
«L'assurance de Ceglia de posséder un droit contractuel sur 50% de Facebook est complètement fausse. Ceglia a tout simplement remplacé la première page du contrat par une nouvelle page truquée afin de faire croire que Zuckerberg avait accepté de lui céder une partie de Facebook», insiste le ministère public. «Ceglia a truqué, fabriqué, et détruit des preuves pour défendre sa fausse plainte».
Facebook avait demandé en mars à un tribunal de déclarer un non- lieu dans la plainte de Paul Ceglia, le présentant comme un escroc, et affirmant que le contrat de 2003 ne concernait pas Facebook mais «un accord pour réaliser des tâches limitées de conception d'un site internet pour une société aujourd'hui défunte et nommée StreetFax». (ats/Newsnet)
Créé: 26.10.2012, 20h47
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